les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

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les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Jeu 28 Fév 2008, 15:33

Ménéthil est un port important, certes, mais c’est également une ville plus ou moins reculée et à l’écart de l’attention des grands de ce monde.
Ménéthil est l’endroit parfait lorsqu’on a quelques fortunes et que l’on désire mener une vie calme.

Syliène Finduiläs, après avoir été guérie de sa folie par la très talentueuse docteur Enna Méfistelle, acheta une maison cossue, dans laquelle elle s’installa à grands renforts de luxe.
Sa bibliothèque fût l’œuvre de l’ébéniste nain renommé Badin, de Thelsamar.

Depuis que la Blackmeans n’est plus, Syliène coule des jours paisibles, à entretenir ses connaissances et en acquérir de nouvelles de par ses tribulations.

Elle recueillit voici quelques années une jeune enfant en bas âge, laquelle, certainement orpheline, laquelle farfouillait dans les ordures de la ville depuis quelques temps.
La pauvrette était dans un état de crasse invraisemblable et avait plus ou moins adopté les attitudes d’un animal sauvage.

Syliène se prit donc d’affection pour une jeune fille blonde sans attaches, comme quoi, l’histoire se permet souvent de faire un trait d’humour délicat.

Avec les années, tandis que la jeune Ériane grandissait et se remplumait, Syliène devint une femme dans la splendeur de son âge. Ses tempes se teintèrent de gris, des légers réseaux de rides firent doucement leur apparition, et son esprit devint d’une sagesse et d’un calme que beaucoup ne pourraient croire chez elle.
Elle a cependant gardé ce charmant ton hautain et condescendant qu’elle emploie lorsqu’elle parle à de petites gens.

Ériane Finduiläs, par adoption donc, eût droit à une seconde jeunesse, bien plus dorée que la première. Elle devint une jeune fille élégante et assez soignée.
Néanmoins, elle conserve ce que la rue lui a enseigné dans son plus jeune âge, et sait en faire usage lorsque le besoin se fait sentir.

Alors qu’à ses quinze ans révolus, sa tante la destina à un apprentissage poussé de la magie, Ériane prit tout ce petit monde au dépourvu en allant s’engager dans l’armée régulière.
Syliène fût intimement persuadée qu’elle avait agi ainsi uniquement pour la contrarier, ce en quoi elle n’avait pas tort du tout.

Ériane Finduiläs passa sept décades en Arathi, dans le 2ème d’infanterie de ligne, autrement dit, au front et les bottes dans la boue.
Après avoir survécu à son service, Ériane eût la possibilité de choisir son affectation suivante.

C’est avec le cœur gonflé de fierté qu’elle demanda sa mutation dans les corps de garde de la capitale humaine.
Pour elle, une gosse de la rue, être arrivé à un poste en vue en ville représentait une certaine revanche sur le destin.

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Mar 06 Mai 2008, 14:37

Lors de cette fête des orphelins, Ériane est tombée sur un gamin qui n'aimait pas Darnassus...



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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Mer 28 Mai 2008, 19:17

Portraits d'Ériane



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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Jeu 29 Mai 2008, 13:23

Elle alluma deux bougies neuves qu’elle installa sur le chandelier, à gauche du miroir.
La douce lumière se mit à danser, chaude et enveloppante.

Elle s’octroyait une heure de préparatifs.

Déjà, au rez-de-chaussée, elle entendait la maison s’agiter.
Le vieux domestique de toujours, le bon Merlangre, devait s’être mis à la cuisine à présent.
Elle commençait à sentir l’une ou l’autre effluve significative qui remontait l’escalier.

Ériane était rentrée à Ménéthil dans la journée, et elle était venue directement déposer son barda de voyage dans sa chambre, sous les toits.
Cela lui avait vraiment fait une sensation étrange de revoir sa chambre et les souvenirs qu’elle y avait entreposé là.

Elle avait passé une robe d’intérieur noire à motif, assez simple, dont elle avait rehaussé le haut avec un linon bleu léger.
Il s’agissait de faire impression, tant la nouvelle était importante.
Elle se surprenait à sourire toute seule devant le miroir.
Comment allait-elle réagir ?

Elle souriait comme une gamine tout en arrangeant son chignon, y plantant les pointes de mithril pour fixer l’assemblage savant.
Elle souriait en voyant ses doigts trembler, tellement elle devenait fébrile, d’excitation et aussi d’une certaine appréhension…

Une fois prête, elle s’admira encore une fois dans son miroir, satisfaite.
Ériane n’avait pas trop l’habitude de longues séances de soins de corps, mais une fois n’est pas coutume, elle avait prit un certain plaisir à choisir une parure et à sélectionner dans sa collection, les anneaux qu’elle préférait entre tous.

Lorsqu’elle redescendit l’escalier qui menait du bel étage à sa chambre sous les combles, Merlangre s’arrêta dans son geste, il portait un plateau sur lequel était posée une théière finement ouvragée d’où s’échappait un parfum léger, ainsi qu’une tasse aux reflets rougeoyants.
Le vieux domestique ouvrit de grands yeux ronds, et remercia encore une fois la Lumière de pouvoir admirer dans ses vieux jours, une sublime splendeur de la jeunesse.
Il souriait de bonté lorsqu’ Ériane lui enleva doucement le plateau des mains avec un clin d’œil complice.

Elle se dirigea ensuite vers le couloir du fond, celui qui menait à la bibliothèque.
Elle frappa doucement sur le battant gauche de la lourde porte de bois.
Elle savait très bien qu’elle entrait dans un autre univers, sans doute le sanctuaire de sa tante, là où seuls les intimes pouvaient entrer.

Rompue aux rituels des lieux, elle entra sans attendre la réponse.
Syliène était comme elle l’avait prévu, plongée dans un ouvrage ancien, absorbée par son étude.
Ériane s’avança discrètement, et, dans un presque souffle, déposa le plateau avec le thé vespéral sur la large table de la bibliothèque.
Elle s’assit ensuite sur le rebord de la table, se demandant avec amusement combien de temps il allait falloir à sa tante pour s’apercevoir de sa présence.
Il se passa deux minutes et trente-sept secondes avant que Syliène ne relevât enfin la tête.

- Ma chérie, tu étais là..., fit sa tante, plus comme un fait établi que comme une découverte.
- Depuis quelques instants, répondit-elle dans un sourire entendu.

Syliène Finduiläs observa sa nièce du coin de l’oeil.
Avec curiosité.
Elle se demandait pourquoi donc son thé fut-il servi par tant de grâce et de légèreté, contrairement à l’amabilité franche et serviable de Merlangre.

- Te voilà bien charmante, ma petite, ce soir… Aurais-tu donc une faveur à me demander ?
- Non point ma tante …
, répondit Ériane qui voulait se ménager son effet, et qui s’en amusait de plus en plus.

La maîtresse des lieux repoussa le volumineux ouvrage sur lequel elle passait depuis quelques temps la plupart de ses soirées, et s’avança le plateau de thé.
Il s’installait un silence complice entre les deux femmes, l’une et l’autre savourant de concert les quelques rares moments volés à la vie, où elles se retrouvaient loin de monde et de ses tumultes.

Ériane attendit que sa parente se versât son beuvrage rituel, tel qu’elle l’affectionnait, pour ensuite venir derrière la chaise imposante et se baisser doucement, jusqu’à effleurer de ses lèvres l’oreille de sa tante…
Elle murmura une courte phrase, tout doucement, les mains déposées fragilement sur les épaules de l’alchimiste.

Les yeux de Syliène se remplirent d’une lueur inédite.

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Jeu 12 Juin 2008, 16:37

Passer une soirée à Ménéthil, c’est pour elle comme une semaine de vacances sur les plages de Tanaris.

Chaque fois qu’elle passait le perron d’entrée de la maison de sa tante, elle y abandonnait armures et tabard pour redevenir la jeune fille souriante qu’elle avait été à son adolescence.
De toute façon, on l’y traitait toujours comme ça, à son plus grand plaisir et confort.

Merlangre, prévenu de son arrivée, avait préparé un plateau avec des petits biscuits sec dont il tenait la recette en secret, ainsi que le thé.
Il prit rapidement des nouvelles de la capitale, se doutant qu’Ériane n’allait pas trop avoir envie de s’y étendre plus tard.
Les travaux du port avaient commencé, ce tueur...
En bon et fin connaisseur de la famille Finduiläs, il avait paré à tout cela en cuisinant un repas de fête.
Mais aujourd’hui, en plus, il avait été cueillir un bouquet de roses pour sa petite.
Il avait toujours connu Ériane, depuis que Syliène l’avait recueillie. On aurait presque pu dire de ce nain qu’il s’était révélé un vrai père.
Si Syliène lui avait inculqué de force à l’époque les premiers rudiments de lecture et d’écriture, c’était à Merlangre que revenaient les lauriers d’avoir redonné sa confiance à la jeune fille qu’elle avait été.
Il aurait voulu le cacher, mais il rougissait de fierté en voyant ce que sa protégée était devenue.
Et la savoir devenir mère le rendait bien plus heureux. Il se voyait de nouveau peut-être offrir, au soir de sa vie, le plaisir de voir un de ces petits humains, criards et rigolards, sauter sur ses genoux.
Sous ses airs sérieux qu’il se donnait, Merlangre était en réalité un des nains les plus doux et les plus maternants qu’il existait.

Il retourna ensuite dans la cuisine, il devait surveiller la sauce.
La crème était versée sur les champignons dans le poêlon, et il serait temps bientôt d’y ajouter les herbes.
Il remit son tablier séculaire, et touilla un peu la préparation.
Un fin fumet se dégageait vers le couloir.
Merlangre en huma l’odeur, et entendit, avec un sourire, Ériane, du haut de l’escalier qui montait à sa chambre, rugir d’un appétit aiguisé par ledit fumet.
Dans le four, le cochon de lait commençait à se dorer lentement.
Merlangre prit un petit bol rempli de beurre fondu, et entrepris d’en peindre le dessus du plat, souriant pleinement en entendant le graisse frire doucement.
Rien ne le rendait plus heureux que de voir un bon plat se préparer, tant il savait que la maîtresse de maison appréciait sa cuisine traditionnelle.
Il se déboucha une des bouteilles de porto de la cave, il appréciait ce plaisir et Syliène savait qu’il n’en abusait pas. Elle ne voulait pas non plus priver le vieux nain de ses petites habitudes.
Merlangre se versa un apéritif, il cuisinait rarement sans un petit ballon de porto pour s’amuser les sens.

Dans le salon, face à la cheminée qui ronflait d’une bonne flambée, Ériane s’était enfoncée dans un fauteuil confortable, les pieds par-dessus un des accoudoirs rembourrés.
Elle notait une quantité de choses dans un carnet.
Elle se mit à sourire en regardant ses pages. Ca lui changeait vraiment de l’enquête en ville.
Elle ne releva qu’à peine la tête quand sa tante entra à son tour.

- Bonsoir ma chérie, tu es rentrée ?
- Oui, j’avais besoin de me changer un peu les idées…
- Tu as bien fait. Tu dîne avec moi ?
- Comment imagine-tu un seul instant que je puisse rater ce que Merlangre a préparé. Je sens ces odeurs depuis que j’ai passé la porte.


Syliène huma les effluves de la cuisine à son tour.
Elle sourit d’envie à son tour.

- Que fait-tu ? Tu écris un roman ? - demanda la démoniste.
- Non point ! Je... Disons que je passe le temps.

Sa tante s’approcha du fauteuil et se tint les coudes sur le dossier.
Elle écarta doucement la main que sa nièce laissait sur la page de son carnet…
- Tu crois ? – fit-elle avec un large sourire.
- Je le crois…
- C’est un bon choix. C’est pour quand ? Tu as vu les résultats ?
- Sept mois je pense…
- Ca nous changera de la barbe grise de Merlangre.


Merlangre, qui entrait à ce moment avec le plateau de porto, s’amusa d’une humeur faussement vexée. Lui aussi attendait ce moment avec impatience.

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Ven 20 Juin 2008, 12:52

*un papier dans un dossier*

3 mars. 4 br et 10 To. 650 pièces d'or.
27 mars. 2 Ch. 400 pièces d'or.

15 avr. E. 1 br.
30 avril. 2 Ch. 400 pièces d'or.
1 br, us. pers.

27 mai. 1 Ch. 200 pièces d'or; 2 To. 350 pièces d'or.
Comm. BB. -500 pièces d'or.

15 juin. 3 br. 300 pièces d'or.

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Lun 23 Juin 2008, 16:10

*une bibliothèque, deux fauteuils devant l'âtre, un feu ronflant*

- Comment cela a-t'il pu se passer ainsi?
- Cela n'aurait jamais dû se passer ainsi.

- Les dosages étaient bons, nous avons vérifié, tout concordait, son poids, son âge...
- C'est un élixir que je réalise suffisamment souvent pour en connaître le distillat sur le bout des doigts.
- Je le sais, autant que vous.

- Alors? Comment se fait-il que ces réactions soient apparues?
- Un élément extérieur qui aurait été ingéré en même temps?
- Peu probable, ou alors il aurait fallu que cet élément aie de lui-même une propension à un tel effet... Et qu'il ait été combinable directement.
- Ça en réduit le champ des possibles, c'est vrai.

- Nous devons revoir les ingrédients.
- Et leur provenance... Il y a peut-être une piste, là.

*plus loin, un laboratoire, en désordre, des alambics fument et bouillonnent, des feuilles et plantes ci et là, des livres ouvertes et quelques instruments*

- Les pousses de feuillerêve?
- Elles sont là, du moins celles qu'on a utilisé, j'ai été les chercher moi-même dans les marais, je suis certain de leur qualité.
- Je ne vous fais aucun reproche, je sais votre attention sur vos récoltes.
- Le samsam a été aussi pilé dans les règles.
- Son odeur est bonne, rien du coté des composants, donc.
- Les fioles?
- Non, elles venaient de la commande du mois dernier, et celles que j'ai utilisé moi-même n'avaient rien de défectueux.
- Voyons... *un temps* le brouet?
- Vous avez appliqué les usages entre chaque préparation?
- Bien sûr. Les protocoles ont été respectés.
- Nous piétinons. Pourtant, il y a un effet, il y a donc une cause.

*sur le coté, une table, deux grandes cages, un peu de paille*

- Comment sont-ils maintenant?
- Toujours pas de changements, je l'ai veillé toute la nuit. Les trois autres n'ont pas résisté.
- Un mort-né, trois qui ont succombé, et celui-ci...
- Une énigme... Il vit, il se nourrit, mais son état n'a en rien été modifié.
- Un monstre.

*à nouveau la bibliothèque, devant les hautes rangées de livres, des livres étalés, ouverts à la hâte*

- Regardez, ici, c'est là.
- Lisez-moi le passage, voulez-vous?
*une voix habituée à la lecture*
- "Lorsque le fluide passe dans le corps du sujet, il emprunte les voies orales, pour atteindre d'abord l'estomac, ensuite le système digestif pour passer dans les voies sanguines avec comme but final le cœur et le système nerveux du sujet. Si le sujet est exposé à des teneurs alchimiques administrées par une voie identique, il y a risque de résilience, dans le sens où le réactif peut entrer en résonance avec l'essence élémentaire." C'est très clair...
- Je le crois aussi. Nous tenons enfin une piste.
- Il va falloir reconstituer entièrement son alimentation depuis ce moment-là.
- Rien ne sera moins simple, quand on la connait...

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Mer 25 Juin 2008, 20:11

(comme c'est un peu la suite du post précédent, je colle tout ici.)

. . . . . . . . .

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Jeu 03 Juil 2008, 08:50

Ménéthil, 9h00 du matin.

Syliène buvait un thé.
Confortablement enfoncée dans le fauteuil de son bureau, elle tracait des schémas alchimiques d’une main, la tasse dans l’autre.

La décoction allait être une des préparations les plus complexes qu’il lui avait été donné d’approcher.
Pas moins de cinq éléments de base, plus les nuances.
Un travail de titan.

Merlangre était parti tôt dans la matinée, dans les marais, il avait emmené un jeune apprenti de la maison des herboristes de Ménéthil, quatre bras allaient tout juste suffire à la tâche.

Elle était sûre de tenir le résultat.
Le bébé ne pourrait jamais guérir, elle en avait la certitude. La modification était survenue trop tôt, à la conception même, et purifier toutes les cellules était irréalisable.
Non, il fallait contrer, et trouver un moyen de donner à ce futur enfant les moyens de vivre, simplement.
Le fœtus était contaminé par le méléat du glaurier et de la cauchemardelle.
Syliène avait identifié l’agent du glaurier qui était passé dans le sang de sa nièce.
La cauchemardelle, à cause de son instabilité, avait mal réagi et causé l’effet secondaire, comme à son habitude.
Il fallait contrer cet effet, c’est lui qui était responsable de l’apathie.

Elle avait décidé de réduire du gromsang, une des plantes les plus vivaces qu’on pouvait trouver, de composer avec un distillat de granules savamment composé.
Les tests sur les rats étaient assez optimistes, un des ratons avait même trouvé la force de têter.
Les yeux toujours fermés, sans plus de réaction, mais il avait têté.
Cet état lui évoquait ce qu’elle avait lu sur le rêve du dragon vert.
Il allait aussi lui falloir l’avis d’un druide avec de l’expérience en la matière, il restait deux ou trois détails à vérifier.

Mais elle avait un espoir entre les mains.


Hurlevent, 9h17 du matin.

Ériane buvait un thé.
Confortablement enfoncée dans le fauteuil de son bureau, elle préparait les missions des gardes du jour d’une main, la tasse dans l’autre.

Elle s’arrêtait de temps à autre, se reculant de la table pour sourire en regardant son ventre qui s’arrondissait petit à petit.
Bien sur, elle était morte d’inquiétude. Mais elle ne pouvait se résoudre à se morfondre.
Passé le choc de la nouvelle, elle avait repris un peu d’aplomb.
Sa tante lui avait écrit qu’elle avançait, et lui avait promis de trouver une solution.
Sur ce point, elle lui faisait confiance et s’en rassurait un peu.
De toutes façons, ce bébé allait naître et elle allait l’aimer, peu importe comment il allait être.

Les Paluns ; 9h34 du matin.

Merlangre ne buvait pas de thé.
Il était les bottes dans la boue, avec le jeune herboriste, occupés à ramasser les herbes nécessaires.
Il pleuvait une de ces bruines froides et désagréables, de celles qui s’infiltrent partout et vous glacent un nain plus vite qu’un mage.
Sa vieille carcasse avait du mal, mais sa volonté de sauver son presque arrière petit-fils était plus forte que tout.
L’apprenti faisait de son mieux, il apprenait vite sous les conseils du vieux nain.
La façon de cueillir la terrestine sans endommager le bulbe, comment sélectionner les meilleures graines ou les pétales délicats, la façon efficace de tirer le pollen d’un lichen..

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Lun 18 Aoû 2008, 13:04

"Ou es-tu, mon amour…
Es-tu encore seulement en vie ?

Je ne sais même plus où t’écrire. Ni même à savoir si tu reçois toujours mes lettres.
J’essaye d’être courageuse comme tu me l’a fait promettre, et de ne pas dévoiler ma peur aux autres.
Mais, c’est tellement dur.
Je me sens seule, tu me manques atrocement.

Je t’écris du haut des remparts. C’est finalement les seuls endroits où je peux trouver une ou deux heures de calme pour coucher sur ce velin mes pensées. Descendre en ville me volera tout mon temps, comme d’habitude.
Je remercie le ciel de ces nouvelles responsabilités, du moins me tiennent-elles l’esprit occupé.

Tu vas manquer la naissance de ton fils.
Cette idée me terrorise.
Je t’avais expliqué ce qui lui est arrivé.. et ce qu’il lui arrive encore..
J’aurais tellement besoin de te bras, je n’en peux plus de porter ce fardeau seule.
J’ai peur.
J’ai peur de ce qu’il va arriver.
Syliène et Merlangre me rassurent comme ils le peuvent, et tu le sais, les gardes sont aux petits soins, mais c’est toi qui a le pouvoir de rassurer mes peurs les plus sombres.

Quelquefois la nuit, je me mords le poing pour ne pas hurler.

Pour changer de sujet, ici, rien ne va comme on le voudrait…
La guerre semble encore plus proche que jamais.
Chaque jour, le Fléau se fait plus présent..
La Ligue et la Horde vont nous mener à ce que tout le monde redoute.
Je n’ose pas imaginer ce que toi, tu dois endurer là ou tu es, mais je sais que je ne peux me plaindre car tu es en bien plus grand danger que moi.

Reviens-nous, mon Syrkar, mon amour…
Que m’importe si tu es blessé ou estropié.
Je veux te revoir, te serrer dans mes bras.
Je meurs de ton absence.

Ériane."

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Ven 19 Sep 2008, 07:59



Théan est né cette nuit, à 3h17.
Il fait 48cm et pèse 3,5 Kg.
Lui et sa maman se portent à merveille.

S. Finduiläs

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Jeu 29 Jan 2009, 20:16


"Du danger de l'huile de feu et de la Lumière."

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Jeu 24 Sep 2009, 10:22

Ménéthil.

L'établissement se compose du commerce, au rez-de-chaussée, et de l'habitation, à l'étage.
A cet étage, un couloir richement décoré de tentures rouges et de tableaux de maîtres mène à une porte en bois massive, laquelle ferme l'accès à la bibliothèque de la maison.
Dans cette salle d'un envergure généreuse, de nombreux rayonnages en bois sculptés accueillent nombres d'ouvrages de toutes sortes.
Un bureau est situé dans l'angle de la pièce qui fait face à l'âtre.
Un sous-main en velours, quelques ustensiles anodins et une rangée de plumes d'écritures le décorent.
Sur le coté, une pile de livres trône, dont un, ouvert à la page de ce jour, laquelle marquée d'un ruban en lin.

Visiblement, il s'agit d'un ouvrage d'étude.

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Re: les Finduiläs de Ménéthil, Syliène et Ériane

Message  Ériane le Dim 12 Déc 2010, 19:50



Ton fils te réclame sans cesse...
Il comprendra, plus tard.
Mais moi, je vivrai sans toi, jusqu'à mon dernier souffle...
Il te ressemble tellement.
Il a mes poings serrés comme tuteurs, et ma volonté comme leçon.
Il sera fort, comme toi. Je lui apprendrai.
Puisse-tu le voir de là ou tu es...

Mais je me meurs, sans toi. Je n'ai plus goût à rien...

Le soleil te ressemble, il me brûle l'âme.
La chaleur de son aube me fait mal.

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