Serment Hyldnir

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Serment Hyldnir

Message  Tirna Nogh 'en Argiliath le Jeu 23 Avr 2009, 05:48

Fille du sang d'un peuple brisé, enfantée de la bataille dans un cortège de souffrances chaque fois plus indicibles , j'étais lasse. J'ai vu les peau vertes abreuvés du fiel des démons éradiquer mon peuple, briser ma terre, ce sol Telaari ou tant de fois j'ai posé mes sabots. J'ai vu nos guides béatifiés et ce vieillard sénile nous inculquer à coup de dogmes sa clairvoyance stérile : l'espoir des Naarus...fol espoir celui de ces contemplatifs illuminés qui fit de notre peuple l'engeance d'un pacifisme suicidaire. Non lumière, je n'ai pas foi en toi pour me défendre, et j'abjure les Naarus aussi bien que les orcs honnis.
J'ai vu les fiers royaumes des hommes et des elfes se coucher devant les non morts renégats, implorant la lame d'ébène des traitres et des meurtriers de protéger leur cité du Fléau! Par les mânes perfides du néant délétère, avaient ils oublié ces mêmes cadavéreux empilant les corps de leurs fermiers, de leurs épouses, leurs enfants...quand vinrent les nécropoles? Un roi stupide préférant régler ses comptes avec un peau verte en laissant la coulée à la longe du Roi-liche...Les fous engendrent la folie, la folie nourrit la guerre du cri d'une terre abreuvée de sang, c'est ainsi.
J'avais trainé mon harnois dans les combes boueuses du Norfendre, et la croisade argenté n'avait pas répondu à mes attentes. Elle accueillait tous les peuples au sein de ses cohortes, des croisés de vertu faisant abstraction de la haine de l'autre. Ainsi les réprouvés, cadavres ambulants animés par la malveillance et la nécromancie, se trouvaient à combattre ce même fléau pour la croisade argentée...qui sauverait une fois la victoire obtenue le monde de la soif de sang de leur reine perfide? Les vétérans tombés au portail n'avaient ils pas de leur vie montré les noirs desseins de cette chienne non-morte?
Mais on avait pardonné! tout avait été fait à sa barbe...qui peut croire un monarque qui côtoie un démon dans ses paroles d'innocence? et ce grand chaman qui clame haut et fort sa nouvelle horde...combien de ses émissaires savaient quelles abominations s'agitaient dans les noirceurs fétides de l'apothicarium? pauvre Sylvanas , trahie...exilée...comme s'est commode! Quand un orc ignare gouverne, la place est belle pour une sorcière de son talent de profiter..de la stupidité!
J'étais lasse! épuisée de porter ma féraille sur un champ de bataille stérile ou se mêle les vils rancœurs de la horde et de l'alliance, nourrissant de leur ichor le Fléau assoiffé.
Pourtant...
Ici l'émissaire du fléau avait été démembré, sans avoir le loisir de parler! ici, dans la fosse du croc j'avais éprouvé mon courage, combattu jusqu'à ce que mes bras ne puissent lever le fer, et j'avais pris la vie avec vaillance. Elles n'en attendaient pas moins! fières conquérante des pics foudroyés, indomptables. les Vrykuls avaient plié le genou devant Arthas, ils creusaient maintenant les mines sous le joug de leurs fouets ardents .Les Val'kyrs s'étaient trémoussé dans la couche chancreuse du traitre, mais nulle Hyldnirr n'avait failli, les vierges des tempêtes demeuraient les glaciales filles-louves de Thorim. Assis sur son trône des tempêtes, il attendait le réveil, un enfant des titans guerrier!
Le fracas de la bataille résonnait au loin, comme ce chant m'était familier. Une main épaisse habituée à manier l'arme se posa sur mon épaule à la cicatrice encore saignante des scarifications rituelles du Hyldsmeet et du Drakkensryd, la voix de Fryda rompit l'écho lointain...


-Tu as peur petite louve? Tous meurent un jour, mais peu vivent vraiment! nous sommes les vierges des tempêtes, nées pour servir Thorim à la bataille! nous sommes à trois contre un, c'est un bon jour pour mourir ma soeur!

Ma race n'existait plus dans mon cœur, seuls comptaient mes faits d'armes, ici, à Brunnhildar, j'avais enfin trouvé la paix de l'âme dans l'accomplissement du devoir du guerrier : la bataille! Ici, les orcs pouvaient venir, elles les massacreraient, hurlant aux vent glacial leur cri de défi, et Thorim, le seigneur des tempêtes du haut de son trône, leur offrirait une mort glorieuse. J'offrais une dernière prière à mon seigneur, puis me concentrant, j'invoquais le don des naarus...pour trouver... le vide! Plus de lumiére, plus de souillure en moi pour m'affaiblir et plier mon esprit, j'étais libre, enfin!

Enfourchant Birgid, mon ourse de guerre, je m'élançait derrière ma soeur Fryda sur le sentier menant à Valkyrion . Les louves hurlèrent leurs cris de guerre, attirant le regard de Thorim sur la bataille, et la moisson des ailes noirs des Valk'yrs commença. Ce soir, je boirais l'hydromel avec mes soeurs, ou mon âme boira au banquet de Thorim, mais si la mort venait à me prendre, nul regret n'entacherait mon funeste destin : la guerre enfante des vaincus, et des vainqueurs, c'est ainsi!

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