La jeunesse de Khassim Al-Rakim
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La jeunesse de Khassim Al-Rakim
I : Un bref résumé de l'histoire du Clan des Cendres, laissant bien des questions en suspens.
La nuit tombait sur le Dirah (Territoire) du Clan des Cendres, emportant avec elle la chaleur de la journée.
Cela faisait longtemps qu'ils avaient fait des Silithides leur ennemi héréditaire, après s'être battu, seuls, ou disséminés parmis les troupes elfiques pendant la Guerre des Sables Changeants.
Puis qu'ils avaient traversé le cratère d'Un'Goro en quête de l'Eretz Yishreel, la Terre Promise.
Et ils la trouvèrent. Le désert de Tanaris, pour quiconque a passé sa vie à Silithus, semblait un paradis. Les pièges à vent fournissaient bien plus d'eau que dans leur précédents foyer, en raison de la nature des sols, et de la présence d'un océan à proximité.
Le Clan des Cendres s'agrandit, comme jamais il n'avait grandi, autrefois, tout en conservant ses drastiques mesures de régulation de la population : Une femme pour trois hommes, les femmes étant au sommet de la pyramide sociale, seules autorisées à pratiquer la pyromancie, considéré comme le plus noble des arts, tandis que les hommes étaient cantonnés aux tâches manuelles, à l'éducation des enfants et à l'entretien des foyers.
La règle qui stipule qu'on finit toujours par ressembler à son pire ennemi s'appliqua, une fois encore. La structure sociale du Clan des Cendres avait fini par devenir une copie de celle des Silithides. Le groupe passait avant l'individu. Tout le monde était remplaçable, et certaines personnes, tout en bas de l'échelle n'avaient même pas de nom. Chacun faisait de son mieux, sachant que son seul mérite pourrait l'amener à occuper de plus haute fonction, pour servir la gloire de la Reine des Flammes.
Les nomades alentours furent bientôt un obstacle à l'expansion du Clan des Cendres.
Ceux qui se soumirent et présentaient les caractéristiques adéquates à la survie furent intégrés en tant que membre du Clan à part entière, ajoutant leur bagage génétique au groupe afin d'améliorer l'espèce. Les autres furent consumés dans les flammes, et leurs crânes calcinés furent plantés sur des piques, qui délimitèrent le Dirah du Clan des cendres, en guise de macabre avertissement pour ceux qui s'aventureraient dans cette partie du désert.
La nuit tombait sur le Dirah (Territoire) du Clan des Cendres, emportant avec elle la chaleur de la journée.
Cela faisait longtemps qu'ils avaient fait des Silithides leur ennemi héréditaire, après s'être battu, seuls, ou disséminés parmis les troupes elfiques pendant la Guerre des Sables Changeants.
Puis qu'ils avaient traversé le cratère d'Un'Goro en quête de l'Eretz Yishreel, la Terre Promise.
Et ils la trouvèrent. Le désert de Tanaris, pour quiconque a passé sa vie à Silithus, semblait un paradis. Les pièges à vent fournissaient bien plus d'eau que dans leur précédents foyer, en raison de la nature des sols, et de la présence d'un océan à proximité.
Le Clan des Cendres s'agrandit, comme jamais il n'avait grandi, autrefois, tout en conservant ses drastiques mesures de régulation de la population : Une femme pour trois hommes, les femmes étant au sommet de la pyramide sociale, seules autorisées à pratiquer la pyromancie, considéré comme le plus noble des arts, tandis que les hommes étaient cantonnés aux tâches manuelles, à l'éducation des enfants et à l'entretien des foyers.
La règle qui stipule qu'on finit toujours par ressembler à son pire ennemi s'appliqua, une fois encore. La structure sociale du Clan des Cendres avait fini par devenir une copie de celle des Silithides. Le groupe passait avant l'individu. Tout le monde était remplaçable, et certaines personnes, tout en bas de l'échelle n'avaient même pas de nom. Chacun faisait de son mieux, sachant que son seul mérite pourrait l'amener à occuper de plus haute fonction, pour servir la gloire de la Reine des Flammes.
Les nomades alentours furent bientôt un obstacle à l'expansion du Clan des Cendres.
Ceux qui se soumirent et présentaient les caractéristiques adéquates à la survie furent intégrés en tant que membre du Clan à part entière, ajoutant leur bagage génétique au groupe afin d'améliorer l'espèce. Les autres furent consumés dans les flammes, et leurs crânes calcinés furent plantés sur des piques, qui délimitèrent le Dirah du Clan des cendres, en guise de macabre avertissement pour ceux qui s'aventureraient dans cette partie du désert.
Dernière édition par Yiddir/Myssen le Mer 27 Jan - 13:59, édité 1 fois

Khassim Al-Rakim
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Re: La jeunesse de Khassim Al-Rakim
II : Les Porte-Flammes.
La nuit tombait sur le Dirah du Clan des Cendres, emportant avec elle la fatigue de la journée.
Cela faisait quelques années, maintenant, que le sud-Est de Tanaris était unis sous la même bannière, celle du Clan des Cendres, pour la gloire de la Reine des Flammes -puissent ses grâces être louées mille fois, et encore mille fois-
Les Porte-Flamme, troupe d'élite de jeunes gens choisis dès la naissance parmis les plus beaux et les plus robustes, étaient les garants de la paix sociale.
Ils veillentt au bonheur de leurs frères, dispensant de sage conseil, arbitrant les conflits entre les hommes, et guidant leur peuple sur la voie de la Vertu.
Mais ils étaient avant tout une force politique, religieuse, et judiciaire, cumulant les fonctions de juge, jurés, et bourreaux. Ils servaient de garde prétorienne aux Honorées, et de troupe d'élite au sein de l'armée régulière du Dirah.
La formation des Porte-Flammes peut paraître étrange au néophyte. Pendant les quinze ans qui suivent la naissance d'un futur Porte-Flamme, celui-ci est considéré comme un citoyen de seconde zone, en dessous même des esclaves, devant mendier sa nourriture, ou bien la chasser.
Il n'a pas le droit de porter une arme plus grande qu'un couteau, et d'autres vêtements que la tenue de toile ornée du symbole des Porte-Flamme.
Une fois ces quinze années de pauvreté et de prières passées, on considère que le futur Porte-Flamme a reçu la leçon la plus importante : L'humilité.
Il gagne alors le droit de porter une arme, ainsi que l'uniforme réglementaire des Porte-Flamme, en aéracier renforcé. Avec cette arme et cette armure, il apprend la leçon suivante.
Cinq ans plus tard, s'il manifeste des dons pour la prêtrise, il acquièrera le droit de porter le Symbole, un pendentif représentant l'emblême du Clan des Cendres, équivalent des Focalisateurs divins que portent les paladins de l'Est, et on lui offrira une lame rituelle, se portant à deux mains, car le Porte-Flamme n'a besoin que de sa foi pour le protéger. Si, pour une raison ou pour une autre, la Sainte Flamme ne répond pas à ses appels, il portera un bouclier et des cimeterres, oeuvrant à la protection rapprochée de ceux qui ont été touchés par Elle. Cela n'est pas considéré comme un rôle ingrat, bien au contraire, et nombre de gens parmis le peuple envierait cet honneur.
L'étude Lithurgique se poursuit. A terme, le Porte-Flamme apprend la troisième leçon, et vertu :
Humilité, Courage, Sagesse. Le Luth, la Lame, et le Libram.
Je jure devant la Sainte Flamme de châtier les impies, les lâches, et les traîtres, en son Saint Nom !
-Ou mourir !
Je jure devant la Sainte Flamme que je serai l'âtre auprès duquel viendront se réchauffer les âmes perdues pendant les froides nuits du désert !
-Ou mourir !
Je jure devant la Sainte Flamme que je serai le brasier dans lequel se consumeront les âmes damnées !
-Ou mourir !
Je jure devant la Sainte Flamme d'honorer ma Reine, mon Clan et ma famille !
-Ou mourir !
-Serment traditionnel des Porte-Flamme-
La nuit tombait sur le Dirah du Clan des Cendres, emportant avec elle la fatigue de la journée.
Cela faisait quelques années, maintenant, que le sud-Est de Tanaris était unis sous la même bannière, celle du Clan des Cendres, pour la gloire de la Reine des Flammes -puissent ses grâces être louées mille fois, et encore mille fois-
Les Porte-Flamme, troupe d'élite de jeunes gens choisis dès la naissance parmis les plus beaux et les plus robustes, étaient les garants de la paix sociale.
Ils veillentt au bonheur de leurs frères, dispensant de sage conseil, arbitrant les conflits entre les hommes, et guidant leur peuple sur la voie de la Vertu.
Mais ils étaient avant tout une force politique, religieuse, et judiciaire, cumulant les fonctions de juge, jurés, et bourreaux. Ils servaient de garde prétorienne aux Honorées, et de troupe d'élite au sein de l'armée régulière du Dirah.
La formation des Porte-Flammes peut paraître étrange au néophyte. Pendant les quinze ans qui suivent la naissance d'un futur Porte-Flamme, celui-ci est considéré comme un citoyen de seconde zone, en dessous même des esclaves, devant mendier sa nourriture, ou bien la chasser.
Il n'a pas le droit de porter une arme plus grande qu'un couteau, et d'autres vêtements que la tenue de toile ornée du symbole des Porte-Flamme.
Le monde est grand et rempli de mystère, je dois l'observer d'en bas. Celui qui l'observe de haut ne voit que le sommet, et pas la base.
Chaque chemin que l'on suit exactement jusqu'à son bout, mène exactement à rien. Si j'escalade le mont, je n'aurai pour seule certitude que le fait qu'il en soit bien un. En cela, la voie est plus riche d'enseignement que la destination.
Je lève mon épée pour vaincre un ennemi, mais cherche des ennemis pour lever mon épée.
Une place pour chaque homme, et chaque homme à sa place. Ceux qui sont mieux placés que moi me hissent à leur niveau, de la même manière que je tend la main à ceux qui sont moins lotis que moi. En cela, je fais progresser mon espèce dans son intégralité.
L'ambition est un poison. Le travail acharné, le remède.
-Enseignement de la Sainte Flamme, Aphorismes divers-
Une fois ces quinze années de pauvreté et de prières passées, on considère que le futur Porte-Flamme a reçu la leçon la plus importante : L'humilité.
L'HUMILITE :
Tu es un homme parmis d'autre. Il est sur Azéroth des choses que tu ne pourras pas changer. Des phénomènes et des êtres qui te balaieront comme un fétu de paille dans le mistral. Certains, au contraire, seront prêt à te protéger.
En échange d'une soumission totale et d'une vie vertueuse et sans faille, la Sainte Flamme veillera sur ton coeur , ton corps, et ton âme. Ne t'oppose pas à ce que tu ne peux pas changer.
Le symbole de cette leçon est un Libram.
Il gagne alors le droit de porter une arme, ainsi que l'uniforme réglementaire des Porte-Flamme, en aéracier renforcé. Avec cette arme et cette armure, il apprend la leçon suivante.
LE COURAGE :
Ce monde ne t'appartient pas. Ce sont tes descendants qui te le prêtent. A toi d'en prendre soin, et de le rendre meilleur, car la Sainte Flamme ne tolèrera pas que tu rendes quelque chose dans un état moins bon que celui où tu l'as trouvé. Prend ton arme, et baigne-là dans le sang des les impies, des traîtres, et ceux qui s'opposent à l'évolution de ton espèce. Tend la main à ceux qui cherchent à s'élever, pardonne ceux qui se repentent, mais n'accorde pas de pitié pour les faibles qui se complaisent dans le chagrin et le désespoir. Change ce que tu peux changer, ça n'est pas un droit, mais un devoir.
Le symbole de cette leçon est une Lame.
Cinq ans plus tard, s'il manifeste des dons pour la prêtrise, il acquièrera le droit de porter le Symbole, un pendentif représentant l'emblême du Clan des Cendres, équivalent des Focalisateurs divins que portent les paladins de l'Est, et on lui offrira une lame rituelle, se portant à deux mains, car le Porte-Flamme n'a besoin que de sa foi pour le protéger. Si, pour une raison ou pour une autre, la Sainte Flamme ne répond pas à ses appels, il portera un bouclier et des cimeterres, oeuvrant à la protection rapprochée de ceux qui ont été touchés par Elle. Cela n'est pas considéré comme un rôle ingrat, bien au contraire, et nombre de gens parmis le peuple envierait cet honneur.
L'étude Lithurgique se poursuit. A terme, le Porte-Flamme apprend la troisième leçon, et vertu :
LA SAGESSE :
La bonne chose à faire est souvent située au juste milieu. Nombre de vertus se situent à égale distance de deux vices. L'homme avare ralentit les progrès de son espèce en conservant des denrées dont il n'a pas usage, et le prodigue en dilapidant des richesses dont il aurait besoin. Entre les deux se trouve l'Econome.
Une montagne compte une pente de chaque côté, mais un seul sommet. On t'a dit de ne pas changer ce qui ne peut pas l'être. Et de changer ce qui peut l'être. Sois empli de sagesse, et tu pourras faire, sans jamais te tromper, la différence entre les deux.
Le symbole de cette leçon est un luth, car il y a beaucoup de sagesse, et beaucoup de vérités, dans nos chansons, nos récits, et nos poèmes.
Humilité, Courage, Sagesse. Le Luth, la Lame, et le Libram.
Dernière édition par Khassim Al-Rakim le Lun 29 Aoû - 14:49, édité 2 fois

Khassim Al-Rakim
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Re: La jeunesse de Khassim Al-Rakim
III Nadjiba Midina
Il serait impossible de cerner le maître des Porte-Flamme sans parler de celle qui a fait de lui ce qu'il est : Nadjiba bint Nasser Midina, sa mère.
Epouse fidèle et amante, elle fait partie des rares personnes qui ont réussi à garder Hichem, le patriarche de la Famille Al-Rakim , dans ses bras et dans son lit plus d'un an.
De leur union, longue de presque un siècle, dû aux effets secondaire de la fréquentation intime de l'Immuable, naquirent de nombreux enfants, dont la plupart arpentent encore Azeroth de nos jours.
Implacable et sévère comme toute les Honorées du Clan des Cendres, elle a donné beaucoup de son temps et de son énergie pour faire de son fils un homme exemplaire.
Elle l'a forgé dans l'aéracier de la Vertu et de la compassion, le battant souvent, le caressant quelquefois, comme le font les forgerons avec leurs épées.
Cette éducation stricte a porté ses fruits, et Khassim a fait la fierté de sa mère en la remplaçant à la tête des Porte-Flamme, menant la Sainte Marche qui unifia le Sud-Est de Tanaris et écrasa les derniers Silithides, à l'aide d'aventuriers venu de l'Est ainsi que des kaldoreis.
De la même manière que Khassim s'en est allé lorsque le désert fût pacifié, on raconte que Nadjiban, effrayée par la perspective de passer ses journées dans l'oisiveté, a pris un soir son épée et son armure, et s'en est allée en direction de Theramore, avant de disparaître dans un bateau. Nul ne sait ce qu'il est advenu d'elle, depuis...
Il serait impossible de cerner le maître des Porte-Flamme sans parler de celle qui a fait de lui ce qu'il est : Nadjiba bint Nasser Midina, sa mère.
Epouse fidèle et amante, elle fait partie des rares personnes qui ont réussi à garder Hichem, le patriarche de la Famille Al-Rakim , dans ses bras et dans son lit plus d'un an.
De leur union, longue de presque un siècle, dû aux effets secondaire de la fréquentation intime de l'Immuable, naquirent de nombreux enfants, dont la plupart arpentent encore Azeroth de nos jours.
Implacable et sévère comme toute les Honorées du Clan des Cendres, elle a donné beaucoup de son temps et de son énergie pour faire de son fils un homme exemplaire.
Elle l'a forgé dans l'aéracier de la Vertu et de la compassion, le battant souvent, le caressant quelquefois, comme le font les forgerons avec leurs épées.
Cette éducation stricte a porté ses fruits, et Khassim a fait la fierté de sa mère en la remplaçant à la tête des Porte-Flamme, menant la Sainte Marche qui unifia le Sud-Est de Tanaris et écrasa les derniers Silithides, à l'aide d'aventuriers venu de l'Est ainsi que des kaldoreis.
De la même manière que Khassim s'en est allé lorsque le désert fût pacifié, on raconte que Nadjiban, effrayée par la perspective de passer ses journées dans l'oisiveté, a pris un soir son épée et son armure, et s'en est allée en direction de Theramore, avant de disparaître dans un bateau. Nul ne sait ce qu'il est advenu d'elle, depuis...

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Re: La jeunesse de Khassim Al-Rakim
IV La Sainte Marche Exaltée, partie une.
[Intermède Musical]
[Intermède Musical]
Le soleil se lève sur le Dirah. Il y a du travail à accomplir en ce jour. J'écris ce journal pour vous, Mère. Je ne sais pas où vous êtes, depuis que vous avez pris votre épée avant de disparaître dans le désert.
Mais si je venais à succomber, je tiens à ce que vous sachiez à quel point je fais tout pour que tu sois fier de moi. J'ai été fort, heureux, sublime, adulé, j'ai fait couler le sang noir de maint impies et regardé leurs os blanchir au soleil, j'ai veillé sur le peuple que tu m'as confié.
J'ai parfois été faible, malheureux, j'ai connu des mésaventures et des chagrins, mais, suivant tes enseignements, je n'ai jamais baissé la tête ni le dos, et jamais quiconque ne verra ma nuque ployer sous le joug de quiconque.
Mes jours passés dans les fosses à serpent du clan des Crotales me semblent déja si loin...
Je leur ai promis qu'avant un an, jour pour jour, nous briserions les impies du désert.
Je tiens toujours mes promesses.
Les Musaraignes se sont ralliés à notre bannière dès que nous avons sorti les armes -Ce sont des couards, mais sous notre égide ils deviendront de vrais guerriers-, les Hyènes nous ont resisté trois mois -les drôles se sont amusés à se cacher sous le sable mais nous les en avons délogés en les enfumant et ils se sont rendus quand nous avons exposés les premiers cadavres calcinés-
Les autres tribus mineures nous ont rejoint, se sont enfuies, ou ont été exterminées jusqu'au dernier individu. Inutile de citer leur nom, l'histoire ne se souvient déja plus d'elle.
Restent les Crotales. Ils sont moitié moins que nous, et presque aussi bien armés. Mais nous avons la Sainte Flamme de notre côté. Ils pratiquent la nécromancie et la démonologie. Il paraît qu'ils se seraient alliés avec les Bat-Le-Désert -des rats usurpateurs venant de l'autre côté du Grand Océan qui imitent nos coutumes de manière grotesque-.
Je n'ai pas peur. Cela signifie tout bonnement qu'ils ont peur de nous affronter et qu'ils ont besoin de renforcer leur nombre, et cela signifie aussi que le moral chutera très rapidement une fois la première percée. Je vais tout de même prendre quelques précautions et demander la levée de deux cent troupes laïques avant trois mois.
Ma Reine -Louée soit sa bonté qui transcende les astres- m'a fait forger une armure d'Obsidienne intégrale. Ses enchantements la rendent étonnamment légère, presque aussi légère que ma tenue de cuir habituelle malgré sa protection bien supérieure et son volume bien plus grand. C'est là un travail de forgemagie parfaitement impressionnant. Je suis sûr qu'elle n'a nul autre pareil en ce monde !
Puisse-t-elle me protéger toute ma vie.
J'entend le murmure des pièges à vent, là dehors. C'est le moment de sortir de ma tente et de faire un discours. Sainte Flamme, je ne suis même pas rasé...
Extrait du journal de Khassim Ibn Hichem Al-Rakim, entrée du Treizième jour du sixième mois de l'an 5028 du calendrier de la Reine des Flammes -Loué soit son Saint nom-

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Re: La jeunesse de Khassim Al-Rakim

Le tatouage de Khassim.
L'emblême du Clan des Cendres en est une version plus stylisée

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Re: La jeunesse de Khassim Al-Rakim
V La Sainte Marche Exaltée, partie seconde
[Musique associée]
[Musique associée]
Mon ciel est lacéré par les traits des archers
Et mon sable est souillé par le sang des impurs
Un palais sera orné de leurs ossatures
Ma Reine leur offre la guerre qu'ils ont cherchés
Mon ciel est déchiré par les sorts des mages
Le feu purifie la souillure de mon sable
Je soigne le désert d'un mal incurable
Je peins avec leur sang un monde à mon image
Quand mon ciel retrouvera sa sérénité
Une fois que mon sable aura avalé leur corps
Les vents raconteront notre tacite accord :
Rangez-vous sous notre bannière, ou périssez.
Chant de guerre 12, par Khassim Ibn Hichem Al-Rakim
Victoire ! Victoire ! La coalition a été brisée ! Deux cent trente deux nouveaux membres pour le Clan !
Notre potentiel génétique a crû en flèche suite à l'assimilation des survivants du camp adverse. Nous n'avons que peu de pertes à déplorer de notre côté. Le résultat de cette guerre était sans surprise, néanmoins. J'étais vainqueur avant même d'arriver.
Nous leur étions, certes, inférieur en nombre. Le rapport était d'un virgule quatre vingt cinq pour un. Mais comme a coutume de le dire Père, ça n'est pas le nombre qui gagne les batailles, mais la discipline. Nos rangs étaient majestueux, se déplaçant de position en position comme la rosée entre les pierres, sans autre bruit que le crissement des bottes sur le sable.
Les leurs étaient semblables à une meute de hyène, vociférante et agitée. Comment pouvions nous perdre face à cela ? Ils se sont jettés sur nos rangs comme une masse grouillante sur le sable, hurlant et frappant leurs shamshir -de grossières copies de nos propres armes- contre leurs boucliers. Mes hommes n'ont pas bougé d'un pouce et les ont attendu sereinement. Ils ont heurtés un mur de bouclier inexpugnable, pendant que les Prêtresses de la Flamme déchaînaient le feu sur eux.
Quand à moi, je cherchais leur chef dans la mêlée.
Extrait du journal de Khassim Ibn Hichem Al-Rakim, entrée du Quinzième jour du huitième mois de l'an 5028 du calendrier de la Reine des Flammes -Bénies soient ses grâces immortelles-

Khassim Al-Rakim
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