Souvenir d'éternité (Une simple vie d'elfe)

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Souvenir d'éternité (Une simple vie d'elfe)

Message  Euphorine le Ven 03 Sep 2010, 11:29


Mon regard toujours fixé sur le vide, que représentait cette page vierge m’obnubilait.
Une page que je devais combler.
Une feuille vierge et une plume agréablement légère et me voilà à présent à faire ma rétrospection. Cet exercice m’était fort difficile tant de souvenir, tant d’horreur.
Alors par une simple phrase je commençais :

« On dit que l’histoire devient légende, lorsque ses événements se dissipent dans les brumes du temps. »

Mais que faire ?…. face au temps. Si l’histoire n’est point écrite de nos mains.
Ainsi comme beaucoup de druide ma vie est fragmentée.
Et mes souvenirs arborent des éléments que seul certain élus connaissent.
Je pourrais vous raconter mon passer mais peu la comprendrait actuellement.
Je pourrais vous raconter de nombreuses épopées décrivant de fabuleux héros malheureusement disparus aujourd’hui.
Car en ce jour où mon corps se réveille, mon cœur garde en mon sein des souvenirs bien vivace.

*Se remémorant*

Si je devais résumer l’éternité je dirais que mon histoire commence comme cela.
Je naquis, il y a trois siècles, dans un petit village au pied du mont Hyjal, ma naissance était improbable.
Dans un premier temps car notre race à l’époque où nous étions immortelle n’était pas réputée comme ayant le plus fort taux de natalité
Mais aussi car mes parents étaient de très grands Druides. Les druides ayant une fâcheuse tendance à dormir dans les profondeurs du rêve d’émeraude, il était donc difficile d’unir deux personnes dont le réveil n’était pas simultané.
Je naquis cependant, et ma naissance fut une si grande euphorie que mes parents me baptisèrent ainsi Euphorine Fleur-de-vie.

Ainsi tout naturellement je suivie leur trace en m’accomplissant en tant que druidesse sur cette même vois. Malgré ce que pensait la famille Forteramure qui nous traitait ouvertement de Bien-nés car notre lignée descendait directement de la branche principale de la famille de la reine Azshara. Lorsque les kaldoreïs durent se reconvertir à la perte du Puits d’Eternité. Nos capacités d’apprentissages du druidisme furent stupéfiantes.
Et les Forteramure avait toujours été d’un naturel envieux que c’était presque devenu un hommage à nos dons.

Cependant lorsque mes parents durent dormir pendant des siècles dans les rêves cristallins.
Je fus affectée à une toute autre tâche que de ramasser des herbes pour les alchimistes de mon village.
Je deviens une gardienne de Feu-follet, ces petites boules d’énergie, comme des milliers de moutons espiègles pâturaient dans les grandes forêts d’Orneval.
J’étais fière de protéger ces entités qui nous étaient symbiotiquement liées dans une quête des plus vitales telles que la cueillette de ressources. Ils s’accrochaient aux arbres pour accélérer la pousse de l’écorce afin que nous récoltions du bois sans abimer nos forêts, créaient des herbes-folles dans nos mines pour les métaux.
Mon travail consistait donc à protéger notre bétail des créatures nuisible.

J’étais à cette époque une druidesse fort peu expérimenté les combats n’était que très rare, et Nordrassil émettait sa bienveillance sur toute les terres de Kalimdor.

Soléyare un arbre d’éternité était mon seul compagnon de route.
Ces magnifiques Tréants était rares dans notre monde et j’étais heureuse de partagée cette quête avec une si formidable créature.
Il n’était pas rare de me promener sur les plus hautes cimes de ces branchages pour me mêler avec les milliers de papillons dorés qui lui tournaient autour.
Leurs battements d’ailes, comme des milliers de caresses me faisaient frissonner à chaque fois.

Ainsi, un jour, lorsqu’Elune détourna son regard, je laissai la surveillance des Feu-follet à Soléyare.
Après m’être débarrassée de tout cet attirail de cuir qui pesait terriblement sur mes frêles épaules je me glissai dans les eaux revigorantes d’une rivière jusqu'à la taille.
Quelle exquise sensation, que de sentir une goutte d’eau descendre le long de mon épiderme au teint rosé, ainsi que de laisser mes longs cheveux argentés ballottés sur les flots de cette rivière cristalline.

Pendant ces longues heures de pure délectation je me mettais à rêver, j’avais toujours voulu une vie plus palpitante, mon cercle d’évolution était nul depuis trois siècles d’existence, notre monde était immuable et je m’ennuyais terriblement.
Ainsi Elune dut écouter ma prière, car dans un grand fracas de rocs et de roches et de branches entrechoquées, je vis mes milliers de brebis s’éclipser.
Volant comme une nuée d’abeilles hystériques mes Feu-follets virevoltaient n’importe où, ne sachant où aller !
Les arbres uns à uns s’écroulaient, ces mêmes arbres immuables qui chaque jour m’accueillait en leur sein, meurtris, découpés, fracassés, cette vision apocalyptique perdurait.
Je sautais de roche en branche évitant de me faire écrabouiller comme certaine de mes brebis qui n’avait pu fuir, éclatant sous l’impact de ces géants.

Les branches m’écorchaient dans ma course, les rocher m’entaillaient dans ma fuite, mais je ne pus éviter cet arbre.
Me protégeant de mes bras, je fermais les yeux comme résigné devant l’inévitable, et je fus écrasée, fracassée, propulsée par une force supérieure et c’est un peu plus loin que mon dos heurta un rocher.

Mais je réalisai bien trop vite que même si j’avais échappé à la mort. C’était par le seul fait que Soléyare ait pris l’impact à ma place.
Il m’avait épargné. Il s’était sacrifié me poussant le plus loin possible prenant ainsi le choc de plein fouet.
Mon corps tremblait face à cette vision d’horreur. De ce qui restait de mon ami, seul son visage de Tréant perdurait. Il avait l’air heureux. Mais des larmes d’ambres coulaient encore de ses yeux.

Meurtris, je me relevais péniblement, mes larmes ne cessaient de coulé, et c’est ainsi que je les ai vus !
Leur peau verte comme baigner du sang de mon ami, leurs yeux rouges, leur posture barbare, c’étaient eux qui dévastaient notre foret, c’étaient eux qui m’avaient fait perdre mon ami le plus chère.
Impuissante je courus le plus vite possible, sautant de branche en rocs, courant jusqu’à en oublier de respirer, manquant de salive ma haine envers eux était ma seule énergie, mes blessures n’était rien, ma fatigue ne serait rien, tant qu’ils ne seront pas tous mort de ma main.
J’allais sombrer, mes idées allaient disparaître, mon corps ne me répondait plus.
C’est ainsi que j’apparue devant mon mentor Cénarius.

Pris de rage celui-ci attaqua le camp de Grom Hurlenfer, mais il n’y a aucune issue même pour les plus hardis, lorsque la passion étrangle tout jugement !
Et Cénarius fut démit.
Ainsi commença ma croisade contre les Orcs, ils m’avaient tout pris j’allais leur prendre beaucoup.

Dans une quête désespérée je menai ma vengeance à exécution avec l’aide de Shandris Pennelune des Sentinelles et de Tyrande Murmevent, nous essayâmes de repousser l’envahisseur.
Mais ils étaient bien trop nombreux et bien trop enragés pour être contrôlés.
Lorsque mes parents et les différents druides furent réveillés avec Malfurion Hurlorage à leur tête.
La troisième guerre comme disent les Humains, la bataille du mont Hyjal avait commencé.
Mes parents disait que nous devions écouter Shan’do, prendre exemple, car il n'était alors plus question de mettre ma vengeance à exécution nous devions nous associer aux Orcs et aux Humains.
Aidant du mieux que je pouvais sur les lignes arrière afin d'empêcher Archimonde d’atteindre Nordrassil l'Arbre-monde.
Nous furent nombreux à périr durant cette guerre, mes parents les premiers.
J'avais ainsi perdu mon village et les êtres que j’aimais le plus au monde.
Mais Archimonde et la Légion-Ardente furent vaincus.

Les années qui suivirent furent difficile pour mon peuple. Nous avions certes sauvé le monde encore une fois, mais notre immortalité nous fut enlevée.
Nordrassil était souffrant et sa bienveillance nous avait quittée.
Plus de la moitié de notre peuple parti près des rivages dans les villes côtière comme Auberdine, où dans les villes plus forestière comme Astranaar.
Pour ma part j’errais dans les restes fumant de mon village pleurant des pertes irremplaçables pendant plusieurs jours.
Durant ses jours funestes Shan’do Malfurion et la grande prêtresse Tyrande suivirent Maïev sur les terre des humains à la recherche du traitre Illidan.
Je rejoignais qu’en a moi le reste de notre peuple qui souffrait de maladie pour la première fois depuis des millénaires.
Et c’est en rejoignant Auberdine par les chemins forestiers de la nouvellement nommé Gangrebois à la lisière d’Orneval que je fis une rencontre surprenante qui transforma ma vie solitaire et qui me fit pour la première fois sourire et rire depuis des semaines.

Ce que je vis ne fut pas très claire au premier abord, c’était une paire de fesses détalant dans les buissons et poursuivie par un ours gigantesque et semble-t-il en mauvais état.
Et c’est lorsque l’ours fut tranquillisé par un de mes sorts d’hibernation, que je rencontrais pour la première fois Ethérion Viféclaire d’Astranaar un jeune Elfe-de-la-nuit mince et musclé aux cheveux saphir.
C’était un chasseur du village à peine plus jeune que moi de 1 siècle.
Il était resté longtemps reclus dans les vertes forêts d’Orneval afin de soigner les animaux corrompus après la troisième guerre.
D'ailleurs c'est en soignant un Ours blessé dans les forêts d'Orneval que je l’ai rencontré.
Depuis l’heure, nous nous quittâmes plus, bouclant ses bagages en Astranaar.
Nous rejoignirent ensuite Auberdine ensemble.

De là, nous rencontrâmes les partisans de l'archidruide Fandral Forteramure affirmant que l'immortalité des Elfes-de-la-nuit pouvait être restaurée. Ils suggéraient de faire pousser un second Arbre-monde sur l’ile de Kalidar.
Cependant les dragons refusèrent même d’y assister.
Et par la suite, Malfurion refusa catégoriquement, arguant que sans la bénédiction des dragons, l'arbre serait une abomination.
Malheureusement Shan’do Mafurion tomba dans un mystérieux coma à Reflet-de-lune.
Et Fandral s’autoproclama comme nouveau chef des druides. Sans mes parents, ni Malfurion.
Fendral avait enfin le pouvoir qu’il désirait tant.
Son premier acte fut de persuader le reste du Cercle cénarien de faire pousser un second Arbre-monde qu'ils baptisèrent Teldrassil sur l’ile de Kalidar au nord-ouest de Kalimdor.
Bien que le phénomène fut fantastique à observer, avec tous ses druides regroupés autour d’une graine poussant à une vitesse hallucinante, dépliant des branches, et devenant un arbre gigantesques plus grand que l’ile elle-même.
Le nouvel Arbre-monde Teldrassil n'avait pas restauré l'immortalité des elfes contrairement à ce que Fandral avait espéré.
Cependant la mégalomanie de Fandral Forteramure ne s’arrêta pas là malheureusement.
Réunissant les feu-follets forestier, et les Tréants et les Géants des montagnes encore rallié à notre cause. Ils les firent bâtirent la somptueuse et orgueilleuse cité de Darnassus au sommet des branches de Teldrassil.
Bien que la majorité des Elfes-de-la-nuit furent enchantés de la création de notre nouvelle capital Darnassus.
Cela signa l’arrête de nos relation avec les Géants des montagnes, la disparition de nombreux feu-follet qui éclataient d’épuisement, et la disparition des Arbres d’Eternité ces Tréants millénaires.
Dénonçant ces aberrations au Cercle Cénarien, Fendral jeta encore plus de discrédit sur ma famille et je fus encore moins écoutée.
J’étais clairement signaler comme une trouble-fête à Darnassus.
Et même si Tyrande était de mon avis, il était certain qu’en l’absence de Malfurion le pouvoir des sentinelles et des sœurs d’Elune commençaient à décliner aux yeux des Elfes-de-la-nuit biens trop orgueilleux d’habiter leur joli et nouvelle capital.
Avec Ethérion nous préférâmes finalement rester à Auberdine où nous vécurent pendant 4 ans.

Azéroth avait été sauvé suite à la défaite de la Légion-Ardente, mais après quatre années de reconstruction le fragile pacte qui unissait l'Alliance et la Horde n'avait pas survécu.

Les Orcs s’enfonçaient plus profondément en Orneval, et j’avais suffisamment attendu mon heure pendant longtemps.
J’avais enfin l’occasion de me venger des Orcs, sans enfreindre de traité de paix.

Je savais ma quête loin d’être noble, en voyageant avec Ethérion, j’avais appris beaucoup des ennemies de l’Alliance.
Appris comment les démons qui ravagèrent notre monde était revenue et qu’ils étaient la cause de toute nos souffrances.
Je pris alors conscience de ma veine existence comment une pauvre petite Elfette pourrait changer le court des événements ? Les Orcs étaient il les vrais coupables ?
Alors il me vient une idée parcourir le monde a la recherche d’allier.
Et détruire les régences démoniques de notre monde !
Ainsi lorsque la nuit fut tombé et qu’Elune la déesse du crépuscule me regardait.
J’entendais les voix des héros scandées des bravoures accompli.

Et c’est ainsi qu’un soir de pleine Lune une petit chose verte vint à moi.

Il disait s’appeler Ysatis c’était un dragonnet du vol d’émeraude.
A l’époque je ne savais pas grand-chose sur les dragons.
C’était pour moi des êtres mystiques comme des dieux, intouchables, immuable, mais surtout injoignable !
Shan’do Malfurion en avait approché lorsqu’il était jeune. Mais jamais je n’aurais crue qu’une telle chose m’arrive.

Il me dit juste : - « Le temps du Silence approche ! Elle souhaite de parler ! »
Je lui demandai : - « Qui ? »
Il répondit : - « Ysera ! »

Alors je le suivis dans le rêve, et mes yeux semblaient enfin voir le monde, comme pour la première fois.

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