Histoire des worgens et de Gilnéas

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Histoire des worgens et de Gilnéas

Message  Invité le Ven 29 Oct 2010, 06:07

Ce résumé est découpé en trois sections.
La première section concerne exclusivement Gilnéas. Au vu des évènements récents, je ne pouvais pas mettre ces récits de côté.
La deuxième section concerne ce que l'on savait des worgens jusqu'à la guerre civile de Gilnéas. L'histoire nous a appris que les théories du mage Ur étaient fausses, mais les évènements qui ont suivi ses expériences ne sont pas sans intérêt.
La troisième section concerne tout ce que l'on sait de leurs origines à ce jour. Vous pourrez admirer le soin qu'a apporté Blizzard pour maintenir le fil sans trop contredire le contenu de la deuxième section.


I. Gilnéas

Qu'est-ce que Gilnéas, et où étaient les Gilnéens jusqu'à aujourd'hui ?

Gilnéas est une des nations humaines fondées après la division de l'empire d'Arathor. Voici ce qu'on peut en lire dans la littérature récente :

J'ai tenté de voyager vers Gilnéas depuis la Forêt des Pins Argentés. J'avais entendu beaucoup de rumeurs, mais je ne pouvais pas les croire. Malheureusement, ces rumeurs se sont avérées exactes : un énorme mur barricade Gilnéas hors de Lordaeron et je n'ai pas réussi à le franchir.
Gilnéas est une large péninsule qui se jette dans la mer au sud-ouest de Lordaeron. La Forêt des Pins Argentés se trouve au nord-est et Kul Tiras au sud, de l'autre côté de la mer.
Le Seigneur Genn Grisetête n'a jamais soutenu l'Alliance de Lordaeron dans la Deuxième Guerre. C'est pourquoi, après la guerre, il a construit le mur de Grisetête : une immense barrière qui s'étend sur toute la frontière au nord. Gilnéas n'autorise personne à entrer ou sortir, et nul ne sait ce qui s'y est passé au cours des dix dernières années. J'ai questionné tous ceux que j'ai pu croiser, essentiellement des réfugiés, mais aucun n'a pu me fournir autre chose que des jurons et des regards noirs en direction de Gilnéas.

Peuple et culture : Tout comme son dirigeant, le peuple de Gilnéas est rude et bourru. Isolationniste jusqu'à l'extrême, il a soutenu la construction du mur de Grisetête. Je présume qu'il est toujours derrière le mur, à cultiver les champs, chasser et soutenir le pays d'une façon ou d'une autre.

Géographie : Il y a dix ans, Gilnéas était un lieu froid et pluvieux, et cela n'a sans doute pas tellement changé. L'océan entoure la péninsule sur trois bords, ce qui rend les tempêtes de mer fréquentes. De hautes collines sur les rivages protègent Gilnéas de l'oeil curieux des marins. Lorsque je rentrerai à Forgefer, j'ai l'intention de demander une machine volante pour survoler le mur et dissiper l'aura de mystère autour de Gilnéas.

Le mur de Grisetête : Cet énorme mur gris marque la frontière entre Gilnéas et Lordaeron. Aucun garde ne se trouve sur ses remparts, ni aucun homme aux portes : le mur semble désert. Néanmoins, on trouve des réfugiés venus du campement dans l'ombre du mur, qui espèrent de l'aide. Ces malheureux n'ont jamais vu un Gilnéen et sont une proie facile pour les worgens qui s'aventurent parfois aussi loin au sud du Donjon d'Ombrecroc. J'ai envoyé les réfugiés que j'ai rencontrés vers Hautebrande.

Histoire : Genn Grisetête, un homme vigoureux qui, s'il est encore en vie, doit avoir dans les 70 ans, a dirigé Gilnéas pendant des décennies. Grisetête n'a pas rejoint l'Alliance de Lordaeron dans la Deuxième Guerre et a contesté son existence même, du début jusqu'à la fin. Son peuple a construit le mur de Grisetête après la Deuxième Guerre, et plus personne n'a entendu parler de Gilnéas depuis.
Pendant la Troisième Guerre, des réfugiés venus du nord installèrent un campement devant le mur de Grisetête, suppliant qu'on les laisse entrer. Les portes demeurèrent fermées, et des patrouilles de morts-vivants massacrèrent les réfugiés. Quelque chose de terrible s'est peut-être abattu sur Gilnéas.

Dernier discours connu de Genn Grisetête, enregistré par Mystrum Danserune :
"Maudits soient les orcs, maudite soit l'Alliance, et soyez maudit ! La dernière chose dont Gilnéas a besoin, ce sont des sangsues venues d'autres nations pour extraire nos ressources, des sorciers de Dalaran se mêlant de nos affaires, et des ennemis de quelqu'un d'autre venus pour tuer nos soldats ! Gilnéas est une nation à part entière, et elle le sera pour toujours. C'est la dernière fois que je m'adresse à vous, Terenas, aussi j'espère que vous m'avez bien écouté."

Lands of Conflict, p.96-97 (2004)

Genn Grisetête dirigeait cette nation péninsulaire pendant la Deuxième Guerre. Le roi n'a jamais soutenu l'Alliance, et après la guerre il construisit le mur de Grisetête : une énorme barrière de pierre qui sépare maintenant Gilnéas de Lordaeron. Des réfugiés et d'autres nations ont imploré l'aide de Gilnéas, mais le mur est désert : il n'y a aucun soldat à ses portes, ni aucune patrouille sur ses remparts. Personne n'a vu un seul Ginéen depuis dix ans.

Core rules 2nd Edition, p.20 (2006)

Certains vétérans de la Troisième Guerre ont peut-être entendu parler d'une "brigade de Gilnéas", une unité qui serait venue en aide à l'Alliance dans sa lutte contre le Fléau. Elle fut envoyée à l'Alliance par le seigneur gilnéen Darius Crowley, en mesure de protestation et de rébellion contre le roi Genn Grisetête, après que la construction du mur de Grisetête ait isolé ses terres à l'extérieur de la cité. On pourra lire cette histoire, ainsi que d'autres, dans ce livre.

II. Les worgens

D'où viennent les worgens ? Que sait-on sur eux jusqu'à aujourd'hui ?

Le premier à s'intéresser aux worgens fut Ur, un mage de Dalaran. Il n'en invoqua pas, mais il les étudia longuement. Dans ses recherches, il conclut que les worgens étaient venus d'un autre monde, "ténébreux et cauchemardesque". Le résultat de ses recherches, le Livre d'Ur, peut être consulté par les aventuriers qui se rendraient au Donjon d'Ombrecroc (merci à Wî pour la transcription) :

Spoiler:
"Le continent d'Azeroth recèle de nombreuses merveilles: la flore, la faune, les cultures et la magie cohabitent à sa surface. En effet, les curieux remarqueront l'incroyable diversité des variétés qui peuplent ce monde. Il n'y a qu'à regarder. Mais si vous observez plus attentivement, vous noterez des fenêtres conduisant vers de nouveaux mondes qui accueillent chacun leur lot de merveilles. De même, dans chacun de ces mondes, vivent des horreurs. C'est le sujet de mon livre, cataloguer ces êtres, ces démons de l'autre monde qui souhaitent détruire nos terres. Ce récit servira aux explorateurs qui se retrouveront face à eux. Si vous vous considérez comme un gardien d'Azeroth, lisez-le et apprenez à connaître votre ennemi.

Le démon dont je parle est un worgen. Le vieux folklore rural parle beaucoup de ces créatures. En effet, quel enfant de paysan n'a pas entendu ces histoires qui parlent des hommes-loups qui rôdent dans les bois et les marais, à l'extérieur du village? La vérité se cache souvent dans de tels récits. Peut-être leur a-t-on dit que les worgens étaient des créatures invoquées pour faire peur aux enfants? Mais avant que de telles histoires soient réfutées, laissez-moi vous assurer que les worgens existent. Peut-être ne sont-ils pas de notre monde, mais des passages existent entre nos univers et une puissante magie leur permet d'accéder chez nous. Il est préférable que ces chants ne soient murmurés car où que les worgens aillent, ils amènent terreur et désolation.

Vous reconnaîtrez un worgen à ses traits qui sont très proches de ceux des loups de notre monde. Ceux qui ont aperçu un worgen vous diront à quel point sa tignasse de cheveux, ses oreilles en pointes et son long museau rappellent ceux des loups. Mais vous vous rendrez compte rapidement de certaines différences: cette tignasse dissimule un corps puissant juché sur deux jambes et doté de dents longues et de griffes acérées. Derrière ses hurlements, on discerne un mal qu'aucun animal ne peut engendrer.

Le monde des worgens est un endroit ténébreux et cauchemardesque. D'après mes recherches, ce monde ne confère aucune protection aux natifs de cet endroit contre les worgens maudits. Et si l'on considère la férocité et la cruauté des worgens, cela semble normal. On pense que les worgens sont satisfaits de leur monde, car bien que certains d'entre eux possèdent de puissants pouvoirs magiques, ils n'ont pas essayé d'atteindre Azeroth. Et de ce point de vue, nous pouvons nous estimer chanceux.

Comme mentionné plus haut, certains worgens possèdent des dons mystiques et leur magie est imprégnée des ténèbres et de la corruption; Les malédictions et les poisons surnaturels sont courants. Veuillez à vous protéger contre les ténèbres si vous comptez affronter des worgens. J'espère qu'aucun sorcier de Dalaran, même guidé par de bonnes intentions, n'a essayé de trouver les worgens. Aucun pacte ne peut être passé avec eux, aucun de leur secret ne peut être appris et on ne peut rien obtenir de bon à les côtoyer. Ils sont bien dans leur monde et si d'aventure on en croisait dans le nôtre, alors nous serions en grand péril."

Au cours de la Troisième Guerre, après la destruction de Dalaran par le Fléau (Archimonde ayant été invoqué par Kel'Thuzad), l'archimage Arugal décida d'utiliser les travaux d'Ur et d'invoquer une armée de worgens pour combattre les morts-vivants, et ce contre l'avis de ses pairs. Les worgens affrontèrent les armées du Fléau, mais se retournèrent rapidement contre les mages. Ensuite, ils assiégèrent le château du noble baron d'Argelaine. Situé au-dessus du hameau de Bois-du-Bûcher, dans la Forêt des pins argentés, le donjon ne tarda pas à se transformer en une sombre ruine. Rendu fou par la culpabilité, Arugal adopta les worgens comme ses enfants et se retira dans le tout fraîchement rebaptisé « donjon d'Ombrecroc ». (Source : site officiel)

Au même moment, une sentinelle elfe de la nuit, Velinde Chantétoile, se retrouva chargée de purger Gangrebois de ses démons. Désespérée devant la corruption inéluctable de la région, elle pria Elune au Val Hurlant et implora sa bénédiction et son aide. Elle reçut alors un artefact, la faux d'Elune, capable d'invoquer des worgens. Était-ce vraiment l'œuvre d'Elune ? Nul ne le sait.
Toujours est-il que Velinde utilisa la faux pour invoquer et plier à sa volonté un grand nombre de worgens, et pendant quelques temps, elle réussit à combattre la corruption. Mais rapidement, elle s'aperçut que la force des worgens lui échappait peu à peu. Bien qu'elle eût cessé d'en invoquer, il semblait y en avoir toujours plus. C'était comme si la Faux n'avait plus besoin d'elle pour en invoquer d'autres. Troublée, elle ordonna aux worgens toujours à ses ordres de demeurer à l'Autel de Mel'Thandris, à Orneval, et partit à la recherche de l'archimage Arugal, dont elle avait entendu parler, et qui était la seule autre personne à avoir jamais invoqué des worgens. Elle consigna tout cela dans un journal, le Journal de Velinde, que l'on peut encore trouver à Darnassus :

Spoiler:
Elune a exaucé mes voeux. Le sacrifice de mes camarades décédés n'aura pas été vain, et je vengerai leur mort en utilisant la Faux d'Elune. C'est un objet ancien, une branche de bois tordu qui pourrait bien être plus ancienne encore que les Kaldorei.

J'ai examiné cet outil offert par la déesse durant des heures. Ce n'est pas une arme ordinaire, cela est sûr, ni un simple instrument magique. Avec lui, c'est comme si les barrières du temps et de l'espace s'effacaient.

La Faux en main.

J'ai reçu une vision du chaos. Des hommes-loups... les worgens... en lutte contre une incroyable armée. Les worgens se battaient sauvagement, comme il convient à leur race primitive, mais l'ennemi ne cédait pas : c'étaient les seigneurs de la Flamme d'émeraude.

Et c'est là que j'ai compris le vrai pouvoir de la Faux. En me concentrant sur lui, je suis devenu capable de communiquer avec les worgens. Je n'ai pas utilisé de mots pour cela, c'était quelque chose de différent... Je suis incapable de l'expliquer.

L'important c'est que les worgens m'ont entendu et m'ont compris. En canalisant la puissance de la Faux, j'ai pu altérer davantage encore les barrières et j'ai pu conduire les worgens dans notre monde. Belle réussite pour un premier essai. Ils m'ont suivi au combat, et fort de leur brutale puissance, nous nous sommes attaqués aux démons de Gangrebois.

Elune a répondu à mes prières. La forêt sera purifiée.

Que les grâces d'Elune me comblent jusqu'à ce que ma tâche soit accomplie.

Tout va bien. J'ai invoqué de grandes bandes de worgens pour combattre à mes côtés. Ils ne sont pas intelligents mais ils ont une capacité remarquable à coordonner leurs attaques à agir en groupe.

J'ai identifié des chefs dans leurs meutes. Je leur ai donné le commandement de petits groupes de combattants. Nous frappons au même instant à plusieurs endroits de la forêt et ma campagne contre les démons porte ses fruits.

Que les grâces d'Elune me comblent jusqu'à ce que ma tâche soit accomplie.

J'ai perdu une meute. J'ai envoyé les worgens dans la forêt pour y reconnaître les zones d'infestation démoniaque, mais ils ne sont pas revenus. Je commence à m'inquiéter au sujet des chefs à qui j'ai confié le commandement. Ils sont peu intelligents et pas nécéssairement à la hauteur du peu de responsabilité que je leur ai confié. Suis-je en train de perdre le contrôle ? Peut-être que je dois cesser d'invoquer plus de worgens pour l'heure.

Que les grâces d'Elune me comblent jusqu'à ce que ma tâche soit accomplie.

Bien que je n'aie pas invoqué de worgens supplémentaires, leur nombre ne cesse de croître. C'est comme si la Faux n'avait plus besoin de mon intervention pour poursuivre le processus d'invocation. C'est troublant. J'ai rassemblé autant de meutes que j'ai pu en trouver et je leur ai donné l'ordre de demeurer à l'Autel de Mel'Thandris.

En attendant, j'ai fouillé dans les bibliothèques de Darnassus et consulté le Cercle des Anciens à Sombrivage. Pas la moindre information sur les worgens. J'ai entendu des rumeurs concernant un sorcier du Kirin Tor nommé Arugal. Apparemment, il aurait lui aussi invoqué des worgens. Je vais consulter ce sorcier, aussi déplaisant que cela soit, pour tâcher de découvrir ce qu'il sait.

Les worgens sont dangereux et je dois reprendre le contrôle. A l'aube, je partirai pour le port des Tarides et me rendrai au Nouveau Monde.

Que les grâces d'Elune me comblent jusqu'à ce que ma tâche soit accomplie.

La suite de son histoire est peu connue. Mais ceux qui ont profondément enquêté sur la faux d'Elune (série de quêtes de WoW Classic qui démarre par « Le Val Hurlant », pour les joueurs intéressés) savent ce qu'il est advenu de Velinde Chantétoile : elle fut tuée dans les Bois de la Pénombre, et elle perdit la faux.

C'est un humain surnommé La Tremblote, trouillard connu dans le Bois de la Pénombre, qui rétablit le fil, et permet de savoir ce qu'il advint ensuite de la Faux.
En fouillant le Destin de Roland avec un groupe d'explorateurs, il aurait découvert la faux dans la tombe. Aussitôt touchée, la faux aurait appelé des centaines de worgens, et mis en pièces le groupe de la Tremblote, seul survivant du massacre. Sa fuite précipitée brisa la faux, fragilisée par des années d'enterrement, en deux, lui laissant la hampe entre les mains. On ne sait pas ce qu'il advint de la faux à proprement parler.
Il observe que les worgens semblent ressentir la présence de la hampe et la suivre. Dissimulé dans la grange d'un fermier des environs, il observe l'arrivée de Cavaliers Noirs dans la ferme où il s'est réfugié, et assiste au massacre des habitants qui ignorent bien entendu ce que cherchent les Cavaliers. La Tremblote paraît trop secoué pour en révéler plus, et il prétend s'être débarrassé de la hampe dans le premier ravin venu.
Son récit est néanmoins consigné dans un journal, le Journal complet de la Tremblote :

Spoiler:
Mon Journal

La terreur de ces dernières semaines est presque plus que je ne puis en supporter. Comment se fait-il qu'en rédigeant ces quelques mots je puisse en quelque sorte tenir la folie à distance ? C'est comme si je confessais mes fautes à quelque compagnon silencieux, ou libérais mes pensées torturées pour les confiner sur le papier.

J'ai commencé un journal avant celui-ci, mais il est resté à un endroit où je ne puis retourner. Je reprends donc tout du début. Mais du vrai début, cette fois-ci.

Tout a commencé avec la découverte de cette maudite faux au Destin de Roland. Avant la Faux, il n'y avait rien de plus terrible ici que dans la vallée de Comté-du-nord.

Mais depuis que j'ai trouvé la hampe de la faux dans un tas de déchets de la mine et que, malédiction sur moi, je l'en ai extirpée, le Destin de Roland est devenu un lieu de mort impie !

Si j'avais su ce qui allait se passer, je me serais coupé la main pour m'empêcher de récupérer ce morceau de bois gravé de runes. Je suis bourrelé de remords. J'ai toujours pensé que c'était le privilège des vieux. Je sais maintenant que ce ne sont pas les vieux, ce sont les sans-espoir, qui portent le fardeau du regret, incapables d'en débarrasser leurs misérables épaules.

Mais assez pleuré, je ne suis pas poète. Je dois continuer ma chronique...

Après l'exhumation de la Faux, un changement s'est opéré dans la mine. La lumière a tremblé au bout de nos torches, et la force de nos voix a paru échapper à notre contrôle. Parfois le murmure d'un homme rugissait dans les tunnels, à en être assourdissant, parfois nos vociférations portaient à quelques pas seulement avant de s'évanouir dans l'air.

Eprouvant, certes, mais ces bizarreries ne sont rien en comparaison de ce qui nous a vraiment chassés de la mine. Les worgens.

Ils ont surgi de partout, sortant de trous à nos pieds, tombant d'escarpements au-dessus de nos têtes. La moitié de nos hommes sont tombés dans ces premières minutes de panique. Les autres ont essayé de fuir. Moi aussi. Tout en courant, j'ai vu nombre de nos frères se faire déchiqueter, entendu bien des cris sombrer dans le silence après un gargouillis.

Pour autant que je sache, je suis le seul à en avoir réchappé.

J'ignore comment j'ai survécu cette nuit-là. J'ai toujours été prudent, toujours rapide à fuir les plaies et les bosses. On me traite de froussard depuis toujours. C'est même pour ça qu'on m'a surnommé "La Tremblote". C'est peut-être ce fort instinct de conservation qui m'a sauvé...

Ou peut-être est-ce la Hampe que j'ai arrachée aux décombres. Ce ne peut-être la Faux elle-même, je l'ai perdue dans ma course éperdue. Mais si c'est moi qui ai ramené les worgens dans le bois de la Pénombre, peut-être m'ont-ils fait la grâce de me laisser survivre. Qu'ils soient maudits !

Ou peut-être suis-je condamné à être le témoin des changements que j'ai attirés sur le bois de la Pénombre. Peut-être est-ce mon destin de voir les worgens déchirer cette terre en lambeaux et la plonger dans les ténèbres.

Si tel est vraiment mon destin, alors il est double. Car les worgens ne sont pas la seule puissance à vouloir le bois de la Pénombre : les misérables du défilé de Deuillevent ont également leurs projets.

Ce sera le prochain chapitre de ma narration, et je souhaite que ce soit le dernier...

Après avoir fui le Destin de Roland, je me suis caché dans une grange appartenant à un homme du nom de Sven. J'ai passé quelques jours dans la grange et une telle horreur me possédait que je n'ai jamais signalé ma présence à Sven ni à sa famille. Mais de ce que j'ai vu depuis ma cachette, j'ai compris que ces fermiers étaient d'honnêtes gens. Si j'étais sorti de mon recoin, je crois qu'ils m'auraient offert l'hospitalité, mais je ne suis pas d'un naturel confiant. Surtout depuis ce choc dans la mine.

Alors je suis resté caché. Et cela a sauvé ma vie.

Quelques jours après mon arrivée à la grange, Sven quitta sa ferme pour Sombre-comté. Il embrassa sa femme et ses enfants et promit de vite revenir avec des jouets et des bonbons. Pauvre vieux ! Ce fut la dernière fois qu'il vit sa famille en un morceau.

Au moins se sont-ils quittés heureux. Au moins sa femme a-t-elle été la première à mourir, sans devoir assister au meurtre de ses enfants. Mais je n'ai pas eu cette chance. J'ai vu ce qui s'est passé, et cela hantera mes rêves toute ma vie.

Mes mains tremblent tandis que je bats le rappel des souvenirs de cette nuit, Sven au loin et sa famille seule face aux Cavaliers Noirs. Les regrets se saisissent à nouveau de moi, car j'aurais pu me dresser contre ces mécréants du défilé de Deuillevent. Mais c'est un faux regret. Tout rescapé d'une tragédie connaît les mêmes. Je le sais bien, si j'avais quitté ma cachette, j'aurais été tué aussi, mon corps dépecé, ses morceaux dispersés, mutilés, impossibles à reconnaître.

Mais j'ai beau savoir que je ne pouvais rien faire pour empêcher ce massacre, un vrai regret me taraude : c'est moi qui ait attiré les Cavaliers Noirs jusqu'à la ferme de Sven. Non seulement ma découverte de la Faux a ouvert aux worgens la porte du bois de la Pénombre, mais elle a aussi attiré les Cavaliers jusqu'au défilé de Deuillevent.

Je le sais parce que, juste avant de commencer leur boucherie, ils ont posé une question à la femme de Sven qui serrait ses enfants contre elle pour leur prodiguer le peu de réconfort qu'elle pouvait avant une mort certaine.

La Faux d'Elune ! hurla l'un des Cavaliers d'une voix dure et pourtant suraiguë, comme le feulement d'un fer de hache contre une pierre. Et il glapit le dernier mot, Elune, comme s'il butait dessus.

La panique s'est emparé de moi lorsque j'ai entendu cette voix, à cause de son timbre ignoble, et parce que... je savais de quelle Faux parlait le Cavalier. Ce ne pouvait être que l'objet maudit que j'avais arraché aux roches du Destin de Roland quelques jours plus tôt. C'est cela que cherchaient les Cavaliers Noirs !

Et c'est cela qui scella le destin de la famille de Sven.

J'ignore comment se nommait la femme de Sven, tant ils abusaient des "chérie", "mon amour" et autres "maman" dans la famille. Mais je voudrais le connaître. Je suis la mémoire vivante de ses gestes ce jour-là. Et bien qu'elle ne fût qu'une femme de fermier, je n'ai jamais vu quiconque se comporter avec plus de bravoure.

Bien sûr, elle ne savait rien de la Faux, mais quand elle a compris que les Cavaliers le cherchaient, un plan a germé dans sa tête.

C'était audacieux et astucieux. Si seulement ça avait marché.

La Faux ? a-t-elle dit d'une voix calme. "Je sais tout, bien sûr. Comme tout le monde ici." Elle fixa les Cavaliers d'un regard posé et, si je n'avais pas su la vérité, j'aurais été convaincu qu'elle savait tout de la Faux.

Son pari a fonctionné. Le Cavalier qui avait posé la question se pencha légèrement vers elle et a croassé : "Où ?"

"Je vais tous vous y conduire", a-t-elle répondu, et une lueur d'espoir a dansé dans ses yeux.

Mais c'est loin d'ici et mes enfants nous ralentiraient. Nous devons les laisser."

Son plan était simple, mais ce sont les plans simples qui ont le plus de chances de fonctionner. Elle avait une chance d'éloigner les Cavaliers de la ferme. Elle n'avait aucun espoir pour sa propre vie mais ses enfants seraient sauvés. Il suffisait que les Cavaliers acceptent ses courageux mensonges.

Je n'ai jamais été un adepte de la Lumière, mais j'ai prié pour la femme de Sven tandis qu'elle faisait face aux terribles Cavaliers.

"Par pitié", ai-je prié. "Faites qu'ils mordent à l'hameçon."
Ils attendaient, immobiles, et elle soutenait leur regard avec calme. Soudain, un cavalier a levé la tête, comme s'il entendait un appel distant. Il a tiré d'une poche une petite gemme et a regardé dedans. Puis il a fait un geste avec la verroterie vers la femme de Sven. Une lumière a jailli du cavalier et s'est avancée vers la femme sous forme d'une main blanche. La fermière a regardé la lumière sans bouger, mais une nuance d'incertitude a fendillé son masque de confiance. Quand la main l'a atteinte, ses doigts se sont ouverts au-dessus de son crâne.

Puis ils ont serré.

La femme de Sven était comme pétrifiée et ses yeux se sont écarquillés. Ses lèvres se sont ouvertes pour pousser un cri, mais aucun son n'est sorti de sa bouche. Après quelques instants de cette torture, la main l'a relâchée et elle est tombée à genoux. Le Cavalier qui tenait la gemme se redressa sur sa selle et une voix forte retentit.

"Cette femme ment", lâcha-t-il d'une façon qui hante encore mes cauchemars. "Elle n'a pas vu la Faux."

Après cela, les épaules du Cavalier se sont abaissées légèrement, comme si un esprit le quittait. Puis, de la voix stridente qu'il avait à son arrivée, il a prononcé ces derniers mots :

"Le Maître a parlé. Tuez-les."

Je ne peux décrire ce qui s'est passé ensuite. C'est précis dans mon esprit, mais même mon âme misérable ne peut mettre par écrit les événements des terribles minutes qui suivirent.

Je ne peux que dire que la famille de Sven est morte. Peu après, Sven est revenu sur les lieux de cette scène atroce. Il a éclaté d'une telle douleur que je n'ai pas eu le courage de me montrer. Et de peur qu'il ne me trouve, je me suis enfui de ma cachette dans la grange. J'ignore ce qu'il est advenu de Sven, mais je prie qu'un jour il trouve la paix.

J'ai passé les quelques semaines suivantes à errer de lieu en lieu, toujours saisi par la peur des Cavaliers noirs. Je me trouve actuellement dans la ville abandonnée de Colline-aux-Corbeaux, caché, comme toujours. Je ne suis pas de taille à affronter la force qu'ils ont déployée contre la femme de Sven et je sais qu'ils fouillent toujours le bois de la Pénombre à la recherche de la Faux. Je ne l'ai plus, et j'en remercie la Lumière, car si je l'avais gardée, ils m'auraient trouvé. Même aujourd'hui, je sais au fond de moi qu'ils finiront par me trouver.

Je suis si fatigué.

Bien sûr, d'autres personnes ont cherché depuis à s'emparer de la faux d'Elune.

Un démoniste nommé Morganth recherche activement la faux d'Elune dans les Carmines. À cette fin, il vola le Traité d'Ur sur la Magie des Ombres.

Plus récemment, le Roi-liche a découvert les activités d'Arugal, et l'a ramené d'entre les morts pour l'employer à son service. C'est pour cette raison qu'on trouve de nombreux worgens alliés au Fléau dans le Norfendre, et en particulier dans les Grisonnes (série de quêtes « L'heure du worg »).

III. Origines réelles des worgens, et histoire actuelle

Les réprouvés cherchent un artéfact qui pourrait propager la Malédiction à l'humanité entière. Il ne faut à aucun prix qu'ils le trouvent.
Les Banshees de Sylvanas sont beaucoup trop près, aidez nous à les repousser !
Darius Crowley

L'histoire nous apprend qu'Ur s'était trompé sur l'origine des worgens : ils ne viennent pas d'un autre monde. En vérité, leur histoire est plus complexe que ça, et est liée aux premiers jours des elfes de la nuit. Elle est racontée par une elfe de la nuit nommée Vassandra Grifforage :

Ce que vous connaissez sous le nom de Malédiction a débuté par une hérésie parmi les miens. Les druides de la Faux tournèrent le dos à l'équilibre auquel ils avaient prêté serment et laissèrent la bête en eux prendre le dessus. Ils furent bannis du Rêve d'émeraude mais leur malédiction s'était déjà répandue.

Les druides de la Faux, à l'origine appelés druides de la meute, étaient un clan de druides qui vénéraient Goldrinn, le demi-dieu loup. Ils changèrent de forme pour prendre une apparence férale, et très rapidement leurs esprits furent corrompus par la nature violente de l'Ancien. Malfurion Hurlorage interdit alors à ses disciples d'utiliser cette forme, mais les druides de la meute, menés par Ralaar Brasecroc, s'y refusèrent. Avec l'aide de Belysra, une prêtresse d'Elune, Ralaar créa la Faux d'Elune, qui devait leur permettre de contrôler leur rage. Au lieu de cela, la Faux fit d'eux les premiers worgens : ni loups, ni elfes de la nuit, ils devinrent incapables de retrouver leur forme originelle et hors de tout contrôle. Les autres druides décidèrent alors que ces worgens devaient être bannis, et ils furent condamnés au sommeil éternel, sous un arbre semblable à celui de Tal'doren... jusqu'à ce qu'ils soient ramenés en Azeroth par Arugal et la Faux d'Elune, passée entre les mains de Velinde. Ce qui arriva donc au moins 10 000 ans plus tard.


Tal'doren, au sud de Gilnéas

On peut trouver sur de nombreux worgens de Gilnéas un exemplaire d'un journal décoloré. Son contenu est crucial : il explique que certains druides ne furent jamais capturés et réussirent à quitter les terres des elfes, ce qui explique l'existence des worgens sur Azeroth avant leur invocation par Arugal. Il parle également de la meute, et décrit comment elle devint progressivement sauvage. Il mentionne enfin le moment où Ralaar Brasecroc finit par maîtriser le premier sa forme de worgen. Il est l'actuel chef des druides de la Faux.

Spoiler:
Jour 1

« Le talent du druide réside en sa capacité à assumer et explorer toutes les facettes de sa nature. »

Malfurion a si souvent prononcé ces mots que j’ai été assez bête pour croire qu’il vivait selon ce principe. Mais alors que mon shan'do proclamait cette liberté, il nous a déshonorés, moi et mes compagnons druides de la meute, en bannissant notre forme. Je me souviens parfaitement de ses tirades furieuses quand il nous prenait à nous entraîner en secret.

« La forme de la meute est impossible à contrôler. Elle vous consumera et nous mettra tous en danger. »

L’ignorance avec laquelle Malfurion nous a jugés est exaspérante. Ne voit-il pas que l’esprit de l’ancien loup, Goldrinn, est par la grâce de la nature en moi et en mes frères de la meute ? Nous ne l’avons pas choisi. C’est lui qui nous a choisis. L’ignorer serait nous détourner de la nature elle-même.

Cela me fait mal qu’en des temps pareils, alors que notre peuple est menacé par la guerre et le vil satyre, Malfurion nous rejette, nous les druides qui pourrions justement changer le cours de la bataille.

Peu importe maintenant. Aujourd’hui mes frères et moi quittons pour toujours la société des elfes de la nuit, pour commencer une nouvelle vie dans la nature. Nous montrerons que notre shan'do a tort et prouverons que l’esprit de Goldrinn peut en fait être contrôlé.


Jour 7

Six nuits se sont écoulées depuis que nous avons établi notre nouvelle demeure au cœur de la forêt. Notre chef de meute, Renthel, a pris la tête de notre communauté, et sous son sage commandement j’ai enfin trouvé la véritable liberté.

Chaque nuit nous pratiquons notre forme à côté des racines d’un arbre mort sur lequel nous avons posé le croc de Goldrinn. Quelle merveille... Il me suffit d’être en sa présence pour me sentir plus fort. Parfois je me demande si l’ancien loup n’a pas laissé dans ce monde cette part de lui-même en cadeau à ceux qui exercent sa forme.

Ces sessions nocturnes ont renouvelé ma confiance en ma capacité à maîtriser l’esprit de Goldrinn. Alors que Malfurion parlait si souvent de ses dangers, encore maintenant nous prouvons qu’il a tort.


Jour 12

Un conflit a éclaté ce soir. Un druide expérimenté du nom de Thaldrus a revendiqué le commandement de la meute contre Renthel, et les deux druides ont réglé leur différend sous leur forme de la meute. Ils ont décrit des cercles l’un autour de l’autre pendant ce qui a semblé une éternité, la bouche écumante et les crocs dévoilés, jusqu’à ce que Thaldrus bondisse sur Renthel et le plaque au sol.

Renthel a accepté sa défaite avec honneur et a renoncé au commandement sans davantage de violence. Si seulement Malfurion avait pu voir la dignité avec laquelle Thaldrus et Renthel ont agi ce soir.


Jour 23

Il se passe quelque chose d’étrange depuis quelque temps. Mes frères passent de plus en plus de temps sous leur forme de la meute pendant la journée. Nombre d’entre eux affirment que c’est nécessaire pour maîtriser cette forme, mais j’ai le sentiment que ce n’est pas la seule raison.

Une forte envie, d’origine primale, croit en moi. C’est un désir que je peux à peine rassasier en prenant la forme de la meute. Je crains que les autres ne le ressentent aussi.


Jour 28

Cette nuit, sous les deux lunes, nous sommes sortis dans la forêt en meute et avons abattu trois cerfs. Mes frères et moi étions si affamés que nous les avons mis en pièces et dévorés en nous donnant des coups de griffes et de dents. J’ai été pris par un sentiment d’euphorie en plongeant mes dents dans la chair crue du cerf. Même si je n’avais pas eu faim, le fait de dévorer cette créature m’aurait apporté une grande satisfaction.


Jour 38

C'est la première fois que je quitte la forme de la meute depuis sept nuits. Je vis en loup comme les autres, nuit après nuit. Le chef de la meute Thaldrus dit que les corps d'elfe de la nuit sont faibles. Tous lui font confiance. Tous le suivent. S'il me voyait maintenant, il me tuerait.

L'esprit de Goldrinn est en train de nous dévorer. Le combattre semble tout aussi impropre que d'y céder.


Jour 42

Je sens encore le goût du sang du chef de meute Thaldrus dans ma bouche.

Je ne me souviens pas des détails. Seulement que Thaldrus a pris le croc de Goldrinn de l'arbre. Je l'ai pris en train de l'emporter dans sa tanière et...

<Ce segment de la page est illisible à cause de taches de sang.>

Cela a pris deux jours avant que Thaldrus ne sorte. Nous attendions. Avec nos crocs, nos griffes, notre rage. Nous l'avons mis en pièces. De la fourrure et de la char partout. Que des os rongés ensuite.

Pas de chef maintenant.


Jour 52

Tant de choses se sont passées récemment, et j’ai l’impression d’avoir enfin regagné en partie ma santé mentale. Il y a cinq nuits, j’ai découvert en quittant ma tanière les autres membres de la meute rassemblés autour de quelque chose, ou plutôt quelqu’un. Un elfe de la nuit dont j’ai reconnu l’odeur comme celle de Ralaar Brasecroc, un druide de l’espèce de Malfurion.

Nous l’avons encerclé, mais l’intrus a tenu bon. Je n’ai pas senti le moindre soupçon de peur en lui, bien qu’il soit resté en forme d’elfe. Son arrogance était des plus exaspérantes.

Trois de mes frères enragés ont chargé Ralaar, et le nouveau venu a pris la forme de la meute et vaincu ses adversaires avec facilité... mais ne les a pas tués.
En cet instant j’ai pris conscience d’une différence entre lui et nous. Nous étions devenus des sauvages... balafrés, maigres et hirsutes. Ralaar, quant à lui, était puissant, majestueux, tout en portant de toute évidence en lui l’essence de Goldrinn.

Personne n’a osé le défier, et Ralaar a repris sa forme d’elfe de la nuit pour nous parler. Dans une tirade rappelant Malfurion, il nous a réprimandés pour être devenus de stupides animaux qui gaspillaient ce qu’il a appelé la pureté de l’essence de Goldrinn. Mais contrairement à mon ancien shan'do, Ralaar nous a aussi promis de nous enseigner la voie véritable qui nous conduira à la maîtrise de l’esprit de l’ancien loup. J’ai perçu une rage terrible dans sa voix, tempérée par un sang-froid que j’avais moi-même perdu ces dernières semaines.

Un à un nous avons tous quitté la forme de la meute. Je ne peux que penser que mes frères ont comme moi ressenti une étrange affinité avec ce nouvel arrivant, comme s’il était un messager de Goldrinn lui-même.

Ralaar a depuis commencé à nous enseigner ce qu’il nous avait promis, bien qu’il ne réponde plus à ce nom.

À la place, il se désigne maintenant par le nom de Premier Alpha.
-Gaedrin Lunecroc, druide de la meute

La malédiction des worgens est donc venue des elfes de la nuit. C'est pour cette raison qu'ils se sentent obligés d'aider les nouveaux infectés de Gilnéas, et c'est pour cette raison qu'ils les invitent à rejoindre l'Alliance, afin de les aider à maîtriser cette affliction.

Et la faux d'Elune, alors ?

On sait désormais ce qu'elle est devenue. Les worgens s'en emparèrent au Destin de Roland, dans les Bois de la Pénombre. Ils la conservèrent précieusement cachée pendant des années. Son pouvoir est en réalité bien plus grand que ce qu'on avait imaginé : la faux est directement responsable de la malédiction des worgens, et entre de mauvaises mains, elle pourrait servir à l'étendre à l'humanité toute entière ! C'est précisément pour cela que les Réprouvés cherchent à s'en emparer. Le tremblement de terre provoqué par le Cataclysme crée une ouverture dans la mer qui permet à la flotte des Réprouvés d'attaquer les worgens à Gilnéas, là où ils sont déjà affaiblis par la guerre civile. Il revient aux aventuriers et aux combattants gilnéens de retrouver la précieuse relique, et de la mettre en sécurité auprès des druides de la Faux.


Dernière édition par Litwyn Brisechêne le Mar 18 Jan 2011, 01:24, édité 6 fois

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Re: Histoire des worgens et de Gilnéas

Message  Dorian/Dalorian le Mar 26 Mai 2015, 15:47

Travaillant sur l'histoire gilnéenne, je me permet de mettre un nouvel article, traitant de la Révolte de la Porte (Nord), qui est une traduction de l'article de wowpédia sur le sujet, que vous trouverez ici, en anglais : Northgate Rebellion

La Révolte de la Porte (Nord) est le nom qu'on donne à la guerre civile gilnéenne qui se déroula de la fermeture du Mur de Grisetête au debut de l'invasion des worgens lors du Cataclysme.

Tout de suite après la Deuxième Guerre, la décision fut rapidement prise de construire le Mur et de sceller le pays. Le Roi Genn Grisetête décida que l'Alliance ne valait pas le coût en vies gilnéennes qu'avait prélevé la guerre contre la Horde. Pour rendre le choses plus difficiles, la décision de fermer les frontières gilnéennes allait couper les terres du nouveau mais déjà respecter Seigneur Darius Crowley. Le Mur allait coupé les villages de Bois-du-Bûcher et du Moulin-d'Ambre du reste de Gilneas. Ajoutez à cela que Crowley était un fervent supporter de la coopération avec l'Alliance et vous comprendrez la tension grandissante au sein de la population.

Pendant un temps pourtant, la tension sembla retomber. Avec la fin de la construction du Mur, les relations avec les royaumes voisins furent coupées et Gilneas n'eut plus aucun contact avec Lordaeron ou l'Alliance. Puis, avec la Troisème Guerre et la propagation de la Peste Fléautique dans tout Lordaeron, la tension remonta d'un cran. Lordaeron implora l'aide de Gilneas qui la lui refusa, et très vite une horde de morts-vivants se massa au pied du Mur. Grisetête donna alors l'ordre à l'Archimage Arugal d'invoquer les worgens pour défaire le Fléau. Alors que la sauvagerie des hommes-loup permit de repousser les morts-vivants, les gilnéens payèrent le prix des décisions de leur Roi : les worgens se retournèrent contre les humains, propageant leur malédiction au sein de la population gilnéenne des Pins Argentés. La décision de ne pas aider les lordaeronnais, ajouté à l'abandon des populations de Bois-du-Bûcher et Moulin-d'Ambre pris entre le feu croisé des worgens et du Fléau, favorisa les protestations au sein des gilnéens.
Incapable de rester passif devant la "tyrannie" de son Roi, Crowley envoya un contingent de ses propres hommes, connu comme la Brigade Gilnéenne, pour aider l'Alliance et Jaïna Portvaillant. A la suite de ces actions, Grisetête convoqua Crowley pour répondre de ce qui fut considéré comme un acte de trahison. Crowley statua que son Roi avait perdu le sens des valeurs humaines et se déclara en guerre civile.


Prenant le nom de Révolte de la Porte (Nord), la guerre civile fit rage entre les Rebelles de la Porte, menés par Lord Darius et les Loyalistes, menés par le Roi Genn. Finalement, les Rebelles marchèrent sur la Capitale elle-même.
La bataille finale prit place alors que les hommes de Croyley marchaient sur la ville, la menaçant même de cannons. Pourtant, le coup d'état de Crowley échoua et il fut prit en emprisonné avec les autres leaders de la Rébellion, pour trahison. La contestation passa alors dans la clandestinité. Les Rebelles cachèrent de nombreuses armes dans tout le pays, et même dans la Capitale. Bien que les Rebelles de la Porte eussent une puissance de feu considérable, la capture de Crowley mit réellement fin à la Révolte, les différentes caches d'armes devenant inusitées pendant de longues années.


Affaibli par cette guerre civile qui laissa le peuple scindé et exsangue, Gilneas ne supporta que mal l'invasion de ses forêts par les worgens. Le Roi Genn en compagnie de certains des nobles du Royaume menèrent de nombreuses battues contre les hommes-loups. Cela n'empêcha pas, lors du Cataclysme, l'invasion massive de worgens enragés : pourtant cela eut l'effet de réconcilier les gilnéens autour de leur Roi, qui pour l'occasion libéra Crowley et les Rebelles. Les deux anciens rivaux firent la paix et tinrent front commun contre les ennemis de leur pays.
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