[A faire vivre] L'effondrement

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[A faire vivre] L'effondrement

Message  Cleyam le Mer 24 Nov 2010, 05:20

Kleyam regarda vers le ciel, depuis les quais du havre Baille-fonds d'Azshara, vers l'océan et le Maelström, d'où venait un grondement titanesque. La terre se mit à trembler, les vagues prirent une ampleur effroyable, puis elle le vit. Volant à une hauteur inimaginable mais toujours aussi monstrueusement grand, Aile-de-Mort, l'aspect de la terre corrompu, venait tout brûler sur son passage. Elle en laissa tomber l'allumette coincée entre ses dents, bouche bée. Il y a fort à parier qu'elle ait trouvé un pyromane la dépassant dans son domaine, cette fois ! Sans demander son reste, la gobeline prit la fuite pour essayer de trouver un abri.

Darrek Morpuits, chevalier de Hurlevent, n'en mena pas large en voyant l'immense monstre survoler la cité dans un torrent de flammes. Les élémentaires de ces derniers jours n'étaient absolument rien, une broutille, une vague plaisanterie, face à la puissance et à l'horreur qui émanait de ce monstre. Son épée chuta de ses mains, tellement elles tremblaient. Comment Azeroth pourrait se relever de cela ?! La terre tremblait plus que jamais sous ses pieds, et les cieux n'étaient que flammes. Il entendit un terrifiant grondement provenant du Parc, et ne préférait pas savoir ce qu'il s'y passait. Le pauvre homme resta là à pleurer sans honte au milieu de la ville, parmi les citoyens appeurés.

Maarwen Abigail Teylor, en plein combat contre les réprouvés dans Sanguynar à feu et à sang, sentit les tremblements plus puissants que jamais faire s'effondrer une partie des bâtiments que les mort-vivants n'avaient pas encore anéantit. Elle s'était décidé à surmonter la mort de son frère pour affronter ces créatures jusqu'à la mort, et voilà qu'à présent, elle n'avait plus de flèches ou de carreaux d'arbalète, tous épuisés plus tôt. Le ciel prit une couleur d'apocalypse, comme s'il était en feu Et de tous côtés les mort-vivants les submergeaient. Serait-ce la fin pour les sombrecoeur ?

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Invité le Mer 24 Nov 2010, 07:38

- Évacuez la ville ! Fuyez, fuyez pour vos vies !

Lorsqu'Aron reprit conscience, tout n'était que chaos. Le ciel grondait, déversant une pluie diluvienne alors que des éclairs déchiraient l'immense toile grise que formaient les nuages. Seul les ténèbres l'enveloppaient, ne laissant filtrer qu'un fracas de sons, le concert d'une ville à l'agonie. Le souffle court, il tâtonna son environnement de ses mains, laissant ses doigts glisser sur ce qui semblait être de la roche. Une vive douleur lui lancina le dos alors qu'un liquide âcre refluait le long de sa gorge. Déglutissant, toussant et crachant, il ferma un instant les yeux puis les rouvrit, observant de nouveau autour de lui. Quelques minces filets de lumière perçaient d'entre des orifices, dansant sur son visage comme autant de feu-follets. Des hurlements lui parvenait, le fracas des bâtiments et le mugissement du vent. Ce ne fut qu'après quelques secondes - qui lui semblèrent une éternité - qu'il réalisa qu'il se trouvait ensevelit sous les débris d'un mur. Mais au fait... Comment était-il arrivé ici ?

Tout s'était passé rapidement, bien trop rapidement. Le calme d'Hurlevent rompu par l'alerte d'un nouvel assaut Élémentaire, déclaré trop tôt après la fin du précédent, un grondement rauque, le branle-bas de combat. Il était en Patrouille avec le Capitaine Elanande et les deux Gardes venaient tout juste d'inspecter le Port lorsqu'une immense silhouette sombre les survola, répandant une trainée de souffre et de flammes. De concert, les failles Élémentaires s'étaient ouvertes, vomissant leurs rejetons d'Air et d'Eau comme autant de soldats partant à l'assaut. Pris au dépourvut, ils avaient commencé à courir à travers les rues afin de rejoindre la Caserne, alors qu'autour d'eux le décor s'effondrait. Un nouveau tremblement secoua la terre, suivit d'une explosion de lave et un bâtiment vola en éclat. Trop occupé à réaliser l'ampleur de la situation, Aron n'eut pas le temps d'éviter un mur qui s'était détaché. La roche taillée s'écrasa sur le Paladin, le stoppant net dans sa course.

Il ne savait combien de temps s'était passé depuis mais le chaos n'avait pas cessé. La douleur lui lacera de nouveau le dos, lui arrachant une grimace. Il ferma les yeux et souffla, tentant de se calmer afin de reprendre le contrôle de sa situation. Immédiatement, par réflexe, ses lèvres remuèrent lentement, laissant s'échapper un flot continue de murmures. Il demandait son aide à la Lumière, la suppliant de bien vouloir le soutenir en cet instant critique. Tout en priant, ses mains continuaient de se déplacer autour de lui, redessinant les contours des débris et caressant le sol poussiéreux jusqu'à parvenir à enserrer le manche de sa masse. Un dernier mot fut prononcé et il sentit une chaleur apaisante envahir son corps, lui permettant d'oublier momentanément la douleur. Ragaillardit, il s'aida de son arme afin de déplacer les blocs de pierre les moins lourds, découvrant ainsi l'horrible spectacle qui se déroulait tout autour.

Des corps sans vie jonchaient les pavés, d'autres vivant couraient en tout sens afin d'échapper aux Élémentaires d'Air et leurs frères aqueux. Une peur sans borne se lisait sur leur visage alors que les éclairs de givre et de foudre fusaient de toutes parts. Les Gardes et aventuriers avaient bien du mal à contenir l'envahisseur et nombreux étaient ceux qui tombaient pour ne plus jamais se relever. Touche final à ce tableau apocalyptique, une créature monstrueuse s'était posé à même Hurlevent, prenant appuie de ses pattes titanesques sur les tours de la cité. Aron n'avait pas la moindre idée de quoi il pouvait s'agir et son cerveau avait bien du mal à traiter clairement l'afflux d'informations. Tout ce qu'il voyait c'était que cette chose ne répandait que feu et cendre, mort et désolation. D'un unique battement de ses ailes elle parvenait à faire grimper la température de l'air ambiant, transformant tout un quartier en une véritable fournaise.

Bousculé par les citoyens qui tentaient vainement de s'enfuir, évitant de justesses les attaques de certains Élémentaires, le soldat chercha des yeux ses pairs, en vain. La panique générale couplé aux assaillants avait empêché les Gardes de s'organiser correctement, les séparant en groupe de deux ou trois, parfois même en laissant seul certains. A nouveau, la liqueur âcre remonta dans sa gorge et il dut cracher afin de se défaire du sang qui obstruait ses voies respiratoires. Un nouveau crie retentit, celui d'un vieillard : il était sur le point de se faire congeler par l'un des monstres aqueux. Cette fois se fut comme une décharge et Aron s'élança, armé de sa masse.

L'histoire voudrait qu'il ait réussi, qu'il brave vaillamment la monstruosité aqueuse et sauve cet innocent, mais il n'en fut rien. Avant même qu'il atteigne sa cible, l'échoppe d'un marchand explosa et la vitre vola en éclat, projetant flammes et débris de verres. Un nouveau temps d'arrêt pour le Garde qui prit la déflagration de plein fouet. Longuement sonné, il ne prit pas gare à la soudaine sensation de fraîcheur que lui procurait désormais son visage. La vue brouillée, il ne put que rester spectateur de la mort du vieil homme que l'Élémentaire plaqua contre un arbre avant de le geler définitivement. Mais l'heure n'était pas aux lamentations. Si il voulait survivre, il devait combattre. Les horreurs qu'il avait vu en affrontant le Fléau l'avaient comme rôdé face à la peur : il ne la rejetait pas, il l'acceptait et la faisait sienne, moteur de sa force.

Pourtant, cette fois-ci, il savait que c'était différent. Le dragon qui recouvrait de sa silhouette Hurlevent dépassait en puissance tout ce que le Paladin avait pu voir jusqu'alors. Deux choix s'offraient alors à lui : affronter la réalité et tenter de faire ce pourquoi il s'était engagé -autrement dit, défendre la ville et ses habitants - ou fuir et espérer sauver sa vie. Choix cornélien pour certains, mais chemin déjà décidé par Aron. Renoncer allait à l'encontre même des valeurs enseignées par la Lumière. Même si en ce jour il devrait périr, ce ne serait autre que pour ce en quoi il croit : Respect, Ténacité et Compassion. Des pensées nobles et charitables, un corps soutenu par la Lumière, une détermination épaulée par sa masse, le soldat avait tout pour triompher.

Mais à chaque nouveau geste la fatigue gagnait du terrain, ses mouvements se faisant plus lents et plus lourds. Il était humain et en tant que tel il ne pouvait déroger à certaines lois fondamentales. Il avait combattu des jours durant sans jamais se soucier de son temps de repos, souhaitant être présent lors de tous les assauts au mépris des conseils donnés par ses collègues. Bien qu'ayant agis plus par devoir que par orgueil, il payait désormais le prix fort de cette erreur. Cependant il ne renonçait pas, engageant une lutte interne avec lui-même dont la Lumière se faisait seul juge. Les coups étaient donné tout autant que reçu et les éclairs de sa Foi fusaient vers les Élémentaires avec autant de vivacité que la foudre.

Lorsque le soleil pointa le bout de son nez, le dragon avait déserté les lieux, laissant dans son sillage une ville meurtrie. Les survivants erraient dans les rues, cherchant un visage familier parmi les morts ou les vivants. Certains pleuraient de joie, d'autres de désespoir. Au milieu de la fraicheur matinale s'élevait le murmure d'un nouvel Hurlevent. A la peur succédait le soulagement et un sentiment de victoire, comme celui qu'a le proie qui échappe à son prédateur.

Face à la Cathédrale, Aron plia enfin genoux. Sans aucune cérémonie, sans le panache qui fait un héros, il s'écroula devant le parvis de la Sainte Bâtisse. La tête de sa masse finit de se briser en cette dernière chute, laissant le manche retomber dans un claquement sec sur les pavés. Inerte, le Garde n'était plus qu'un corps parmi d'autres. Malmené par cette nuit cataclysmique, son casque était obsolète tout comme la plupart des pièces de son armure. Sortit des tréfonds des égouts, un rat aventureux vint même renifler le tas de chair enfermé dans sa boite de conserve, attardant son museau frétillant aux abords du visage ensanglanté et visiblement défiguré puis venant laper quelque peu la flaque de sang qui s'étendait désormais sous le Paladin. La petite bête fut chassé d'un coup de pieds évasif par l'un des Patrouilleurs affectés au rapatriement des cadavres et blessés et retourna dans son monde de ténèbres, non sans avoir exprimé son mécontentement par de multiples couinements.





Nous accomplissons la vie des autres avec plus d'éclat que la nôtre.
La persévérance crée la force.


Dernière édition par Aron Dulys le Mer 24 Nov 2010, 14:53, édité 1 fois

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Message  Anduïn de Grapeshire le Mer 24 Nov 2010, 10:28

Alüana Prestelame attendait le choc inévitable. Les tambours de guerre raisonnaient et se répercutaient à travers les arbres millénaires de la forêt d'Orneval. La Horde arrivait. Le Bataillon Belore an Diel avait été déployé sur le flanc est d'Astranaar, appuyé par les lance-glaive et les archers de Raene Mène-loup.

-La Horde ! Les voilà ! Ils ont prit le refuge de Vent-Argent ! Ils viennent sur nous !

Une sentinelle d'Astranaar arrivait en courant des bois. Elle était épuisée et couverte de sang. La dernière sentinelle de Vent-Argent avait fuit devant l'implacable avancée des orcs.

-Nous savons ma soeur, allez vous faire soigner et préparez-vous à...

Soudain une secousse, beaucoup plus violente et beaucoup plus longue que toutes les précédentes. Les maisons vacillèrent, les bâtiments se fissurèrent, l'eau du lac se brouilla et fut porté à ébullition. Une odeur de souffre envahit chaque mètre de la cité d'Astranaar faisant tousser et vaciller les vaillantes combattantes attendant de pied ferme la Horde.

Puis plus rien. Pendant de nombreuses secondes, un silence de mort s'abattit sur Astranaar. Le sol avait cessé de trembler, les tambours de guerre approchant s'étaient tus. On pouvait entendre les clapotis de l'eau acidifiée du lac.

-Que se passe t-il Capitaine, demanda une sentinelle terrifiée à Alüana.

Puis, d'un coup, les arbres millénaires se plièrent sous l'onde de choc, des bâtiments se couchèrent les sentinelles furent projetés en arrière. Les barricades furent soufflées. L'onde de choc fut accompagné d'un effroyable choc sonore, un grondement comme les elfes n'en avait certainement jamais entendu. Puis, par un trou dans la voûte dévastée de la forêt, un immense panache de cendres et de scories volcaniques s'élevait dans les aires, de plus en plus haut. Le nuage finit par former une sorte de champignon dans la haute atmosphère. Peu après, des débris incandescents et de la cendre toxique s'abattirent en une pluie mortelle sur Astranaar, forçant les sentinelles et Belore an Diel à se réfugier dans les bâtiments encore intacte.

Le sol s'était remis à trembler, les fissures dans les bâtiments devinrent béantes, menaçant à chaque seconde de s'effondrer sur les elfes. Mais dehors, la pluie de feu continuait. Vers le nord-est, ce panache, ce nuage volcanique confirma les pires craintes d'Alüana. Un volcan avait surgit d'Orneval. Mais pas seulement. Un autre nuage volcanique, beaucoup plus éloigné mais venant du sud avait également fait son apparition. Puis des fumées, des incendies. Des hurlements.

Etait-ce la fin du monde ?

-Qu'Elune nous vienne en aide !

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Jaëlil le Mer 24 Nov 2010, 14:38

Celle qu'on appelait Vespérale était sur le parvis de la Cathédrale. Toute la journée, toute la nuit, elle avait guetté, inlassable, les failles. Assise, bras croisés sur son ventre rond, elle se levait lorsque le monde commençait à se dérégler et cracher ces élémentaires furieux. Elle ne montrait rien de plus que son entrain habituel, souligné de désinvolture.

Pourtant, comme beaucoup, comme tous, elle avait peur. Oh, ni de la mort, ni de l'échec, ni de la destruction. Non, si elle avait peur, c'était pour la petite chose qui poussait en elle. Pour ce monde à venir qui ne serait peut être pas. Pour ces élémentaires à qui on lui avait, patiemment, appris le langage, les façons, les coutumes, les goûts, et qui rejetaient tout. Ca effrayait la Vipère, alors ça l'effrayait elle. Ce n'était pas un échec de sa part, et la Vipère n'avait pas même cherché à l'en accuser. D'autres, des éminences, des sages, étaient tout aussi déroutés. Elle abritait l'Esprit plus que ce dernier ne la guidait, en ces heures-là, et la Vipère dû même concéder le fait que la Lumière serait Salut, quand la fuite serait disgrâce.

Alors elle veillait. Courir, c'était accepter une défaite dans l'avenir, se cacher était une défaite pour maintenant. Malgré son peu d'expérience, le fait qu'elle était apprentie sur ces voies, et qu'elles lui étaient peu familières, son obstination éternelle payait. Et sauvait.

C'était juste après un assaut, encore un. Epuisée, le ventre tordu par les coups de son fruit qui devait trouver tout ça bien remuant, elle avait la tête sur l'épaule de Lanniey. Ils parlaient de choses graves et d'autres ridicules, de détails précieux et personnels comme de généralités banales, et elle somnolait presque, puisqu'il avait dit qu'il veillerait. Le monde vrombit, convulsa, et elle le sentit. La Vipère bien plus fort qu'elle. Elle voulu se redresser, dans le silence, cherchait la source, l'ennemi, pour prévenir.

Elle n'eut besoin d'avertir personne quand les flammes embrasèrent les cieux. Devant l'énormité, elle resta coite. Pas qu'elle était figée, mais parce qu'il n'y avait rien à faire contre ça. Pas maintenant, pas tout de suite. Elle sourit, encore, et même davantage. La source s'était découverte, l'origine était trouvée. Il n'y aurait plus qu'à la combattre. C'était bien. C'était une victoire.

Le ventre empli d'épines et l'âme résonnant des hurlements de la Vipère, elle fit un petit signe à Lanniey, comme une sorte d'excuse pour un désagrément à venir, et s'effondra.




Harmonie, depuis les Marches, guettait Ruisselune. Guettait les passants. Guettait les gardes. Elle passait et repassait ses lames entre ses mains, et était toute occupée à en gouter une de la langue quand le ciel changea. Elle ne vit rien de précis, juste les flammes, le feu, les cris de cette chose monstrueuse tout autant que magistrale qui dévastait. Ca puait la colère, ça en attrapait les tripes, ça fondait sur Sa ville.
Partagée entre la fascination la plus profonde, l'accomplissement d'une haine profondément ancrée et l'appartenance à cette ville sur laquelle la chose fondait, elle ne su que penser, que dire, et manqua de s'en trancher la langue. Quand les cris humains succédèrent à celles de la bête, elle se dit qu'elle devait venir de tomber amoureuse, et qu'elle avait faim.



Théra était toujours avec Maman, toujours au port. Quand la menace s'approcha, elle se dressa avec enthousiasme, et un manque de jugement des forces évident. La chose passa au dessus de leurs têtes, pour aller un peu plus loin. Et certes, la ville tremblait et tout un peuple hurlait, mais Maman n'était pas directement en danger, alors Théra se rassit. Et dû probablement sa survie à ce détail de localisation.



Charmayne, enfin, dormait profondément quand tout ceci eut lieu, et si elle ouvrit un oeil, ce fut pour soupirer, et se retourner dans son sommeil. Elle avait horreur qu'on dérange ses nuits, et ne comptait pas se lever avant l'heure, quand bien même c'était le monde qui le lui demandait.


Dernière édition par Harmonie Brandin le Mer 24 Nov 2010, 16:08, édité 1 fois

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Erwarth le Mer 24 Nov 2010, 15:19

Elle était avec Aron au port, tout était calme. Elle avait vu comme lui, elle s'était précipité comme lui, cette fois, c'était bien plus grave qu'elle ne le pensait. Céralynde laissa ses hommes s'occuper des élémentaires, chassant ceux qui lui barrait la route afin de suivre cette silhouette. Elle observa, la destruction comme elle l'avait déjà vécue, les morts, l'odeur, ceux qui tentaient désespérément de fuir, ceux qui combattait en vain... Comment contrer ça ? Comment combattre cette chose.

Mais cette fois, les choses étaient différentes, elle savait se battre, elle avait de quoi. Les maisons s'écroulaient, la chaleur était insupportable, l'odeur de brûlé, les corps calciné. Elle se battit jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus rien faire. Car que pouvait-elle faire d'autre ?

Combattre pour combattre, combattre pour la ville, combattre pour ses couleurs.

Au petit matin toutefois, le capitaine était introuvable, on l'avait vu prendre précipitamment le griffon en direction du nord.




Nòlmë n'avait pas bougé du port, laissant Théra faire son travail tandis qu'elle profitait de ce spectacle. Bien qu'elle ne s'attendait pas à voir l'Aspect Déchu ravager la ville, mais après tout, cela avait une certaine logique. Le Royaume avait abattu ses enfants, il cherchait à les récupérer.
Cette "Nouvelle Fracture" comme elle l'avait appelé, dépassait ses prévisions les plus pessimistes en matière de destruction, cela restait fascinant pour elle. Elle avait entendu parler des siens qui avaient rejoins Darnassus... Les Kaldorei formaient de nouveau des mages... Tout changeait et cela n'était pas forcément pour le meilleur.

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Nylie le Mer 24 Nov 2010, 15:24

Nylie venait de rentrer d'un très long périple qui l'avait menée de sa province natale des Bois de la Pénombre jusqu'au plus profond des terres de la sauvage Azeroth, pour finalement retrouver celle qu'elle avait poursuivie aussi loin parmi les elfes de Teldrasil.
Elle avait réussit, c'était tout ce qui comptait, ça l'avait changé aussi, le reste semblait maintenant si dérisoire en comparaison de ce qu'elle avait éprouvé alors, de ces quelques mots, si futiles pour certains en regard des efforts et du courage qu'elle avait déployé, mais qui pour elle valaient toutes les récompenses.

Et maintenant, debout sur la place de la Cathédrale, elle regardait de ses deux yeux différents, deux consciences maintenant presque réunies, la capitale sombrer dans la terreur et la mort tandis que l'ombre immense drapée de flamme venait de la survoler, semant la destruction.
Entendant un craquement sinistre, elle leva les yeux juste à temps pour apercevoir le mur du bâtiment à coté duquel elle s'était abritée en train de s'effondrer.

"...J'aurais du rester à Darnassus pour veiller sur elle" pensa t'elle juste avant que les pierres ne s'abattent sur elle dans un fracas sourd et que la poussière ne brouille la scène.

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Maryande le Mer 24 Nov 2010, 15:54

Réveil en sursaut et en sueur pour Maryande. Elle avait sombré dans un sommeil agité quelques heures plus tôt, enfin vaincue par la fatigue, entre les murs de la Cathédrale. Une nouvelle secousse, bien plus forte que les précédentes cette fois, et accompagnée... d'autre chose. Son oreille se mit à siffler, lui vrillant les tympans alors que le grondement lui parvint enfin. Sa première pensée fut pour ceux qu'elle avait laissés, qui n'avaient pas pris de repos, eux. Elle avait faibli, failli, au moment le plus critique. Elle devait les rejoindre, ne pas les faire attendre plus longtemps, apporter les soins et la protection de la Lumière, comme elle l'avait toujours fait. Il n'était peut-être pas encore trop tard...

Elle court entre les colonnes de la Cathédrale, pour en atteindre la sortie. Un nouveau tremblement, qui ne vient pas d'en bas, elle en est sûre cette fois. Comme si un immense colosse avait posé le pied sur la cité, tout près. Accompagné de ce sentiment qui prenait aux tripes, qui disait "la fin est imminente". Elle n'en court que plus vite, manquant de percuter des novices affolés, qui se réfugient en courant dans l'édifice.

Elle ne tarde pas à en connaitre la raison, alors que s'arrête sa course, au milieu des marches. Comme tant d'autres, elle reste figée devant la monstruosité qui s'est posée là, à même la ville. Elle ne se souvient même plus comment elle en est venue à dresser une barrière Lumineuse protectrice autour des personnes présentes, de quoi éviter les éboulements des bâtiments à proximité.

La fin du monde n'est pas venue, pas encore, pas pour tous. Alors elle fera ce qu'elle a toujours fait. Soigner, apaiser, encore et encore, apporter la Lumière. Plus que jamais. Et prendre soin de la future maman.

Quelqu'un lui parle, la remercie, enfin elle croit. Elle n'a pas très bien entendu.
Mais son oreille ne siffle plus.
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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Daya / Lokna le Mer 24 Nov 2010, 16:27

La soirée avait été plutôt calme hormis les mouvements de troupes furtifs en lisière de forêt et les désormais habituelles secousses sismiques.
Lokna Bonecrusher revenait à peine d’Orgrimar , l’armure roussie par endroits, préoccupée par les rapports de ses éclaireurs elle décida de partir en patrouille pour aller voir elle-même.
Elle embarqua deux grunts avec elle et entama sa ronde habituelle, de bois brisé a kargathia en faisant une boucle par le monument à Gromash.
Ce n’est que quelques mètres plus tard , ayant a peine dépassée Sartyrnaar, que de sévères secousses se firent sentir le petit groupe en tomba a la renverse dans un lourd bruit métallique alors que la secousse continuais . Les deux grunts se regardaient effrayés tandis que Lokna ne comprenais pas mieux ce qui se passais. En regardant aux alentours elle vit les arbres s’agiter balayé par de puissantes bourrasques. D’un coup un grondement sourd et sinistre se fit entendre alors que le ciel s’emplissait de cendres. L’un des grunts ne pus s’empêcher de piailler :
- On va tous y rester !
- LA FERME !
La kor’kron venais de coller une gifle magistrale d’une main gantée de plaque.
- On avance. Et au pas d’course ! ils ont peut-être des blessés à Kargathia !
La troupe se remis en marche à vive allure pour tomber sur un camp de bucheron en pleine panique : plusieurs arbres s’était effondré sur des péons, des machines gobelines renversées et une tour menaçant de céder. La petite troupe se rua à l’aide de leurs frères tentant d’apporter autant de soutient que possible.
C’est à ce moment qu’une volée de flèche se mis à siffler , emportant quelques orcs sur le coup, suivis d’un cor de guerre elfique.
La foret se mit à bouger. Des arbres gigantesques avancèrent sur les orcs, appuyés par une myriade d’archers et d’éclaireurs elfes.
Lokna rallia les deux grunts qu’elle avait ramenée et quelques autres qui étaient alentours et forma un semblant de ligne pour bloquer ou du moins ralentir l’avancée elfe pendant que les peons se mettaient à l’ abri.
Une autre volée de flèches emporta un des grunts. Tout de suite après le choc des anciens protecteurs fit voler trois autres soldats.
La jeune guerrière esquiva l’imposant bras d’un des arbres et entailla sévèrement ses jambes le mettant à genoux. Les deux grunts noirsang finirent le travail en s’acharnant sur la tete de l’arbre.
Lokna attrapa une des torches qui trainaient non loin et fonça sur un autre arbre. Elle esquiva encore une fois le coup de l’ancien et sauta sur son bras. L’arbre eu à peine le temps de réagir qu’il se retrouva une torche plantée dans l’œil il émit des craquements sinistre et se mit à rebrousser chemin vers la foret.
A peine eut elle posé le pied à terre qu’une flèche vint se planter dans son épaule gauche. Une autre volée… L’orque brisa la hampe de la flèche pour continuer à combattre et observa un instant le champ de bataille : Il ne restait plus qu’elle et un de ses grunts qui bataillais crocs et lames contre quatre éclaireurs elfes. Elle entreprit de lui venir en aide mais trois elfes surgirent pour lui barrer la route.
L’un des elfes n’eut même pas le temps d’armer un coup qu’il fut tranché en deux. Le deuxième tenta un coup qui fut paré et suivi d’une riposte qui emporta la tete de l’éclaireur. Le troisième profita de l’ouverture et entailla le flanc de l’orque. Malgré la lourde armure la lame parvint à toucher la chair et ouvrir une vilaine plaie. Lokna entra alors dans un état second, ne sentant plus la douleur, elle attrapa le bras de l’elfe et lui enfonça sa dolescie dans le ventre.
Elle leva les yeux juste à temps pour voir le dernier grunt de son escouade tomber et deux des elfes qui l’attaquaient se retourner contre elle. Les prenant de court, et étant véritablement enragée, elle les chargea bousculant le premier d’un coup d’épaule et coupant le bras de l’autre. Avant que le premier ait eu le temps de se relever il se retrouva avec une lame plantée dans le torse.
Deux flèches : Une dans le dos l’autre dans la jambe. Lokna se retourna lançant un regard furieux aux deux archères qui venaient de la cribler. Attrapant la hache du grunt tombé au combat elle la lança sur l’une des deux et entreprit de charger l’autre.
Mais à mi-course, elle fut interceptée par un ancien gardien. Le coup la fit voler une bonne dizaine de mètres plus loin. Elle se fracassa lourdement contre une souche et tomba à terre sonnée. Elle tenta de bouger, mais ses blessures l’ayant fait perdre beaucoup de sang et son vol plané lui ayant brisé quelques os, elle en fut incapable et perdit connaissance pour de bon.

[hrp] hop la suite pour lokna depend de si elle est retrouvée par les siens ou non :p [hrp]
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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Khassim Al-Rakim le Mer 24 Nov 2010, 16:56

Yiddir se promenait en ville, sa garde du corps à ses côtés et son apprentie sur ces talons.

-Regardez ! Neltharion vole au dessus de cette ville ! A croire que mes calculs étaient justes. Mademoiselle Earwicker, je vous prie de noter : "Cinq douzaines d'armes anti-dragon, quarante boucliers ignifugés, préparer les bracelets pour des enchantements de résistance au feu."

La petite troupe continuait à avancer, à contre-sens des civils paniqués pendant que Yiddir exultait. Amarhante, elle, ne cessait de lancer des "oh", des "ah" et des "Par la Lumière". Elle aurait bien aimé paniquer comme les autres, puisque c'était de bon ton pour la saison, mais il fallait bien suivre son maître. Ophycia faisait son job, alternant couteau et plume entre les dents ou les mains, selon les besoins. Elle hochait la tête au gré des paroles de son employeur sans s'émouvoir, ou du moins le laisser paraitre. Le boulot avant tout, on songerait à paniquer plus tard.

"C'est ce dont je vous ai parlé la dernière fois. Un monde nouveau, ou seul les forts auront leur place. Nous serons le pain et l'eau des hommes apeurés ! Le tout pour une somme modeste."

Neltharion baigna le quartier du Parc dans les flammes.
Yiddir applaudit (De loin)

"Bravo ! Bravo ! Mademoiselle Earwicker, notez : Remettre nos carrières de pierre en route et attendre un appel d'offre du Royaume de Stormwind". J'espère qu'il n'y avait pas trop de gens là-dedans, néanmoins.

Ou, en tout cas, personne qu'on ne connaisse."

La popotière démoniste, serrant son lapin hilare dans ses bras -Oui, un lapin cornu, voyez-vous, peut rire- s'agita, lançant un:

"Hé, j'espère qu'il ne va pas aux Carmines. Hein ? Il ne va pas aux Carmines ? Attendez. C'était au parc qu'on habitait !"

Elle songea à ses casseroles, ses livres, ses vêtements, ses voisins, mais ses casseroles, quand même ! Et lâcha un soupir à fendre l'âme. Soupir auquel la garde du corps répondit par un sourire contrit, qui aurait effrayé n'importe qui, avec son couteau dans la bouche. Et de libérer ses dents une fois les notes prises.

"On f'ra r'faire reconstruire en mieux, va. Avec vue sur la mer ! Et sinon, non, t'inquiète pas, les Carmines c'est... par là, j'crois."

Elle suspendit son geste, se demandant un moment si ce n'était pas justement la direction que cet énorme truc avait prise. Avant de hausser les épaules pour emboiter le pas à Yiddir.

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Frédéric Turon le Mer 24 Nov 2010, 17:28

Il était sur le port, il avait vu la silhouette approcher. Et il avait compris que c'était mauvais, oui très mauvais.
Que faire ? Il allait être impossible de sortir de la ville et les mouvements de foules conjugués aux apparitions élementaires pouvaient être mortels.
Prenant ce qu'il lui restait de courage, il fit un plongeon dans les eaux agités du Port. Il devait atteindre les côtes de la Marche, c'était un excellent nageur et il avait la forme... Il ne pouvait que reussir se dit-il une fois dans l'eau.
Les vagues et les creux étaient hors-normes et quelques heures plus tard un corps échoué, à l'agonie, était déposé par les vagues sur les plages de la Marche.

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Fanélia/Nean le Mer 24 Nov 2010, 18:06

Parc de Hurlevent.

"- Dis tu crois que mon père sera si heureux que ça que je me sois réveillée?"
"- Ne dis pas de bétises Suriel, il tient beaucoup à toi et à ta soeur aussi."
"- Comment va Lominiel?"
"- Tu sais quelques gens d'Austrivage sont arrivés à Hurlevent il y a quelques jours, je pense que ta soeur en faisait partie."
"- On ira la voir, avec père, quand on aura fini de déménager les affaires ?"
"- Oui nous irons, promis."

Quelques jours auparavant, au Quartier Général de l'Arche du Dragon Noir dans le parc de Hurlevent, des sectateurs avaient essayé de prendre possession des lieux, si cette porte s'était enfin décidée à se fermer correctement, mais hélas, non. Les sectateurs ont été chassés, mais l'endroit n'était décidément pas sûr, alors les quelques uns encore habitant cette vieille auberge décidèrent de déplacer leurs maigres effets personnels pour aller sur une vieille pagode flottant au port de Hurlevent. Il ne restait plus que quelques affaires à déménager et le réveil de Suriel soulageait Terale, si bien qu'elle accéda facilement à la requête de celle qu'elle considère comme sa fille.

Mais le moment avait sans doute été mal choisi.

Une ombre noire, des ailes immenses...les cris de panique, un brouhaha sans nom, une telle agitation. Un cauchemar? Même pas...
Depuis plus de six ans, ils combattaient le vol noir, et surtout une dragonne enfermée dans une arche jusqu'alors introuvable. Ils avaient beaucoup donné, à enquêter, à partir en expédition, à lutter contre Mauvais Présage eux aussi, avec leurs maigres moyens, et le peu de mercenaires. Et maintenant?
Neltharion était revenu, encore plus imposant qu'il n'aurait pu l'être jadis. Terale eut à peine le temps de prendre Suriel dans ses bras, que le parc de Hurlevent partait en éclat.
Pas le temps de pleurer, de dire adieu, ou d'offrir un dernier sourire. Ce matin dans les décombres, aucunes traces des deux kaldoreïs. Rattrapées par un sombre destin.


Quelque part en Kalimdor...à l'Aube.

"- Krr krr krr...La liberté a un goût si savoureux..."

Tanaris, ou du moins en pleine mer.

"-Kyaaaaaaaaaaaaaaa ahhhhhhh !"
Ballotés dans tous les sens Idrid, Fanélia et leurs deux fils se cramponnaient comme ils pouvaient. Une seule idée en tête, arriver en un seul morceau sur la terre ferme.

La découverte de la vérité allait être brutal pour les deux paladins. L'un aimant Lordaeron comme sa propre mère, détestant les réprouvés, le fléau et la mort, et l'autre haïssant le vol noir sous toutes ses formes. Mais la survie était leur seul souci, cette nuit là, et surtout qu'ils n'avaient aucun moyen de communication, livrés à eux-mêmes... Survivre et protéger les siens étaient les maîtres mots de cette nuit interminable d'effroi et de vagues.

Mais leur réveil allait être empli de haine et de fureur.


Dernière édition par Nean/Fanélia le Mer 24 Nov 2010, 23:53, édité 1 fois
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Message  Theira le Mer 24 Nov 2010, 18:18

Le soleil du Quel'Thalas n'était pas encore levé, laissant comme à son habitude, les étoiles briller puis s'éteindre dans le ciel du printemps éternel. Nelandyl, elle, était assise sur son lit, grisée par le rituel de la veille. Fixant d'un air hébété la fenêtre alors que les ronflements de son époux se faisaient plus intenses.

Des bruits et de l'agitation dans le couloir firent tiquer l'oreille de la Sin'dorei. Se levant mollement, elle rejoignit la porte dans une démarche un peu gauche, l'ouvrant. Les arcanistes s'immobilisèrent en la voyant, la panique flagrante sur leurs traits elfiques piquant d'une terreur sans nom la maîtresse de maison.

" ... Qu'arrive-t-il ?"
" Madame... Il faut que... Que vous..." L'arcaniste n'eut pas le temps de finir, Gallon lui coupant la parole. Tendu.
" La terre vient de trembler comme jamais. Les plaines d'Azeroth ont subi le courroux d'un ennemi que nous ne redoutions plus... D'après mes confrères et un messager, un aspect vient de s'élever dans le ciel. Neltharion."

La Sin'dorei sentit un frisson parcourir son dos, la glaçant littéralement. [...] La victoire sur le Roi Liche à peine savourée pour le peuple de la haute demeure, il fallait déjà retourner sur le front. Se battre pour la Horde, pour le Quel'Thalas, pour la vie et tout ce qui faisait qu'on l'aimait. Encore. Mais Nelandyl le savait, c'était nécessaire. C'était même important. [...]

Elle eut d'abord la peur au ventre, puis ensuite d'horribles pensées sur ce qui pourrait arriver. Une peur terrifiante de cette ombre planant sur leur monde. Secouant la tête pour se reprendre, la Sin'dorei tenta de garder une certaine contenance face à ses arcanistes.

" Ou est le messager ?"
" Il est mort peu après être arrivé ici, de ses blessures. Des brûlures."

Nelandyl tourna la tête vers la chambre, silencieuse un long moment. Elle avait l'impression que tout n'était qu'un éternel recommencement. Toujours.
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Message  Slÿ le Mer 24 Nov 2010, 18:33

Slÿ Ravenne faisait une partie de pêche comme chaque mercredi matin avec son ami gobelin Tôlardier sur les quais de Baie-du-Butin, soudainement la mer s'agita étrangement. Le gobelin se leva et dit :

"Etrange la mer, non ?
-Voyons ! Tu ne dois pas t'en faire ! dit Slÿ en riant.
-Je n'aime pas ça moi... Je préfère déguerpir, vite-fait-bien-fait !"

Sur ses mots, il courut dans son auberge pendant que l'humain continuait à pêcher quand soudain il vu au loin une tempête ainsi que des vagues de grandes envergures.

"C'est vrai que ça fout pas le bon moral pour pêcher, ça..."

Le mercenaire se leva, prit sa canne à pêche et quitta Baie-du-Butin. Il se retourna en grimaçant d'avoir abandonné son ami à l'auberge.
Slÿ tourna la tête vers la mer et découvrit une vague titanesque. Il courut aussitôt retrouver son ami pour le prévenir du danger mais la foule l'empêchait d'avancer plus vite. Il abandonna son ami et parti car la vague allait frapper...

Une heure plus tard, Slÿ revenait sur les lieux pour y découvrir quelques cadavres couverts d'algue mais également un bateau dans la montagne surplombant la petite ville. Il pénétra dans l'auberge où il découvrit son ami. Depuis ce jour, il reste dans cette ville autrefois riche pour son boulot de mercenaire.

Slÿ


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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Klenval le Mer 24 Nov 2010, 19:35

Les combats s'intensifiaient dans Hurlevent. La ville tenait bon, mais ses effectifs étaient amoindris par les assauts successifs alors que les élémentaires semblaient se déverser des failles en continu. Sur la place de la Cathédrale, Klenval combattait auprès d'autres défenseurs. Son armure souffrait ostensiblement des chocs thermiques, des coups répétés, des éclairs. Avec une pensée amère envers la Croisade d'Argent, il avait abandonné son tabard brûlé par un prince élémentaire de feu. Sa lame prismatique tranchait les êtres d'air et d'eau sans relâche et la fatigue se faisait sentir. Par deux fois ces derniers jours il avait été mis à terre. Submergé par le nombre, blessé grièvement, il ne devait sa survie qu'aux soins de prêtresses qui surveillaient la bataille. Il aurait dû soigner ces blessures avec plus d'attention, mais, le Poing avait profité des rares moments d'accalmie pour pourchasser les princes élémentaires et les autres commanditaires des attaques.

Le quartier était enfin sécurisé et Klenval se dirigea vers le parvis de la Cathédrale pour prendre quelques minutes de repos. Il chuchota quelques paroles et une aura lumineuse l'entoura, soignant ses blessures superficielles. Ses murmures furent interrompus. Brutalement, le ciel avait changé de couleur, d'un rouge qui n'était pas celui de l'aube. La température augmenta dangereusement. En un réflexe, l'aura du paladin changea. Le son s'intensifiait, comme un monstrueux claquement d'ailes gigantesques. Alors, au-dessus de la Cathédrale surgit un être cyclopéen, noir comme la cendre. Klenval eut à peine le temps de reconnaître la silhouette d'un Dragon avant d'être plaqué sur le sol par une puissante rafale chargée de scories.

Les flammes hurlaient, se mêlant aux cris des civils en fuite. Les bâtiments s'effondraient avec des gémissements monstrueux. L'un des flancs de la Cathédrale était détruit, ses lourdes pierres étalées sur les pavés comme un château de sable renversé. Klenval se releva lentement, sonné, pour découvrir le Dragon titanesque qui se tenait sur les remparts de la ville. Malgré la douleur qui le lançait, le Capitaine avait compris, avant même de voir sa gueule, lorsque l'être tourna le cou afin de contempler son oeuvre de destruction.

Les attaques des Elémentaires, le Marteau du Crépuscule, les Dragons noirs, tout n'était que le prélude à son retour.

Neltharion.
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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Faldin le Mer 24 Nov 2010, 20:31

Fàldin avait toujours eu une sorte de contact amicale avec les élémentaires de feu qui étaient devenus les gardes paix de la ville souterraine dans laquelle il avait vécu pratiquement toute sa vie voir, les nains de Forgefer les détruire un par un, finit par le rebuter. Mais tout n'était pas fait que de mauvaises nouvelles, une ambassade de Sombrefer avait été calqué a la grande forge et il avait immédiatement présenter ses services a Moira, en secret. Il regagnait donc les Sombrefers.

Quelques jours plus tard de retour dans Hurlevent les attaques toujours présente des élémentaires d'air et d'eau le faisait grogner, il n'aimait pas ne pas comprendre, il avait comprit que les élémentaires étaient mécontent, que quelque chose les commandait dans leur lutte pour le chaos sur Azeroth, quelque chose qui les avait regroupé il soupçonnait Chogall dont les rumeurs parlait jusque là.

ce fut lors d'une ballade dans la vieille ville pour aller cuver a la taverne la plus proche qu'il commença a prendre peur, il entendait des cris, il couru avec une célérité qu'il avait oublié jusqu'au Quartier commerçant, une ombre planait au dessus de la cité, le béhémoth se posa sur les rempart et le nain était tétanisé. D'ordinaire ses facultés aurait agis a sa place, là il n'arrivait a rien, après avoir combattu quelques dragons noirs dans Rochenoire, il prenait conscience du problème. La peur le contrôlait, il avait déjà eu peur de dragons noir, voir leur père ici dans une citée qu'il connaissait, ou il pensait que rien ne pourrait venir l'ennuyer.

Tout ce qu'il pensait acquis s'effondra, il murmura juste "Nous sommes perdus" puis disparu dans un nuage de fumée pour retourner a Forgefer, sous terre.



*************************************

Lohiro avait emmené les survivants de son groupe a l'écart d'une menace inconnue, le matin a Telaar, Nagrand, Outreterre, la nouvelle se rependit, les chamans du Cercle Terrestre véhiculait l'information, et même en Outreterre l'agitation se gagnait.
Il retourna a la cachette et réveillé chacun des membres :


"Vous pouvez retourner chez vous le pire est devant nous, mais au moins vous saurez a quoi faire attention, si une ombre noire couvre le soleil vous n'aurez qu'a prier pour que l'ancien dragon noir connu sous le nom d'Aile de Mort, ne vous incinère pas !"

Ce a quoi il sortit sans un mot, équipa son cheval, prit son arc son carquois, son épée, regarda sa femme, une dernière fois dans les terres luxuriantes et paisibles de Nagrand, et retournait déjà combattre, mais cette fois ça ne serait pas sous la tutelle ni de l'armée de Stromgarde, ni sous la 7ème légion, mais sa propre bannière, il ne combattrait pas non plus des armées d'orcs ou de morts vivant, mais il partait en guerre contre la vie qui se rendait si injuste qu'il faudra se battre pour survivre. Cela commencerait par une chose, retirer l'argent qu'il aurait en banque de Hurlevent ou il constaterait les dégâts, louerait un griffon, et trouverait un endroit suffisamment paisible pour lui servir de camp de base. Il faudrait réunir tout ce qui est bon et possible pour survivre, rien n'était plus aussi incertain qu'une menace de l'envergure d'un Aspect planant sur le monde, d'une guerre entre la Horde et l'Alliance dont l'issue était incertaine elle aussi, sans parler des élémentaires qui semblaient avoir embrasé bien plus que les capitales, les informations allaient vite et certaines forêts s'embrasaient déjà, il fallait faire vite, car tout était éphémère, la vie, la mer, la terre, lui, surtout lui.
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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Marig le Mer 24 Nov 2010, 21:00

Vanör Delanoire le pressentait. Quelque chose de terrible allait arriver.
"M'sieur le Comte, y'a une bestiole énooorme qu'arrive sur l'Elwynn !"
La liaison se coupa. Vanör Delanoire ne paya pas sa commande, et sortit de la taverne. Il grimpa sur son cheval, qui galopa à travers la ville. Delanoire ignorait si des enfants passaient sous les sabots puissants du destrier; il s'en fichait, et fondait la masse du peuple de Hurlevent. Arrivé au maître des griffons, il abandonna son cheval épuisé. Il jeta une bourse rebondie dans la main d'un jeune apprenti médusé, et partit pour Baie-du-butin. A l'abri.
Alors que le Comte, couché sur l'encolure de la bête, regardait en arrière, il considéra avec des yeux écarquillés le grand brasier qui semblait dévorer l'horizon. Il survolait Collines-aux-corbeaux, et pourtant, il voyait la destruction d'Hurlevent. Il eut une pensée pour ses camarades laissés là-bas, puis se laissa porter jusqu'à Strangleronce.

Alors que le griffon survolait la jungle endormie, Delanoire vit Baie-du-butin, et pas seulement. Une immense vague se dessinait à l'horizon. Le Comte essaya de faire virer de bord sa monture, mais celle-ci, bien docile, ne remarqua même pas le danger, et se posa sur un perchoir à griffon de la ville, au milieu des gobelins qui couraient en hurlant. Il dût sentir que quelque chose clochait, car il piaffa, s'ébroua et projeta sur la plateforme en bois Vanör Delanoire. Celui-ci se releva. Comme certains, il regardait, béat, la vague qui arrivait. Le peuple de la ville ne courait plus maintenant. Ils regardaient leur mort arriver en face. L'ancien Mage de Givre du Fléau prit un appui correct, plaça ses mains en coupoles devant lui.
Il ferma les yeux, et ne vit pas la vague frapper de plein fouet la statue géante qui surveillait l'entrée de la baie. Il ne vit pas le raz-de-marée emporter un bateau, qui s'écrasa à l'extrémité de la ville. Il ne vit même pas la vague géante le frapper de plein fouet, tant il était concentré sur son sort. Celui-ci jaillit, gelant l'eau qui s'approchait de lui. Mais il se faisait vieux, et après quelques secondes de répit, la vague l'emporta comme tant d'autres.

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Asélryn / Towann le Mer 24 Nov 2010, 21:59

Les jours se poursuivaient avec une épuisante monotonie. Les élémentaires ne faiblissaient pas mais c'était clairement le cas des défenseurs de Hurlevent. Ils couraient droit à la catastrophe et aucune issue ne se présentait. La présence lumineuse de la lame des Elraan jouait un grand rôle pour qu'Asélryn ne se laisse pas aller au désespoir. Elle continuait de se battre jour après jour mais les choses changèrent alors qu'elle était comme toujours juchée sur un toit de la cité.

L'atmosphère se fit plus lourde, le ciel s'assombrit... La jeune femme inspecta rapidement l'état de ses armes, prête à reprendre l'assaut, mais ce qu'elle perçut s'assimila vite au bruissement lointain d'ailes. Elle tourna alors son regard vers l'horizon mais ne vit rien... pas même la lueur du soleil, cachée par l'immense silhouette qui fondait des cieux.

Puis ce fut le choc.

Asélryn se retrouva littéralement projetée et tomba sur les tuiles brisées par l'impact. Lorsqu'elle rassembla ses esprits, ce fut pour voir devant elle la masse imposante de Neltharion appuyée sur les deux tours de garde de la vallée des héros. Le peu de lucidité qu'elle tentait de retrouver laissa place à la plus totale confusion ainsi qu'à une terreur froide. Le dragon immense se trouvait là, à une vingtaine de mètres d'elle et sa queue balayait rageusement l'air.

Ce fut lorsque cette queue, dans ses mouvements, se mit à racler les tuiles du toit où elle se trouvait qu'Asélryn se força à reprendre contenance. Soudain tirée de sa paralysie, elle bondit sur ses jambes et courut aussi vite qu'elle le put pour échapper à l'appendice osseux du reptile. Sans chercher à savoir comment se réceptionner, elle se jeta dans le vide une fois arrivée au bord de la toiture.


Le plongeon dans les canaux par ces temps froids ne fut pas des plus agréables...

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Aeredril le Jeu 25 Nov 2010, 14:49

Le visage impassible, il allait et venait, parmi les rangs des soldats et Chevaliers du Seigneur. L'attente pour eux était pire que tout ce qu'ils imaginaient. Il le voyait sur leurs jeunes visages, parfois trop jeunes pour ce qu'ils allaient connaître. Ces visages qui n'exprimaient que la peur, parfois même la terreur la plus indescriptible.
Ils y en avaient d'autres, des visages. Plus vieux, plus rompus aux arts de la guerre, connaissant ses senteurs, ses dangers. Comme le sien. Ou celui de son Seigneur.

Il allait, parmi leur rangs, dispensant la bénédiction de la Lumière, accompagnée de mots de réconforts pour les plus jeunes et les plus anxieux. La Sainte Lumière veillerait sur eux. Il le fallait.
Il alla se poster dans le milieu des rangs, fermant les yeux, récitant plus pour ses camarades que pour lui les cantiques sacrés. Lorsque l'Ordre fut donner de se tenir près, son habituel masque d'impassibilité tomba, laissant place à celui d'une grande concentration.

Il les vit, arrivant telles des poupées grotesques dont les fils seraient tenus par des marionnettistes dérangés. Leur cris rauque rompit le silence, bien vite remplacé par celui des hommes. Le premier sang fut versé, sous la forme d'un coup porté par le Seigneur. La bataille commença. Les hommes et les Orcs se jetèrent les uns sur les autres et tout ne fut plus qu'une mélée indistincte de cris, de sang et de poussière. Il fut projeté lors des batailles du passé, dans la température glaciale du Norfendre. Dans la Croisade contre le Fléau. Mais, aussi grotesque soient ces Orcs gris, ils n'arrivaient guère à la cheville de l'indicible horreur diffusée par la simple présence des Damnés.

Sortant de ses pensées, il se plongea à corps perdu dans la bataille. Soignant, protégeant, incantant, il fit tout ce qu'il pu pour les hommes. Le premier Orc qui voulut défier le prêtre en robe blanche fut carbonisé par un rai de Lumière avant qu'il n'aie eu le temps de comprendre ce qu'il lui arrivé. Mais, malgré tout leur effort, les hommes étaient trop peu nombreux et leurs effectifs se restreignirent. Le front l'atteignit, et il du défendre sa vie. Il usa autant de ses sorts que de son bâton. Un Orc eu un rictus lorsqu'il chargea le prêtre, le voyant préparer son bâton pour un coup de taille. Le sourire se dissipa en hurlement de douleur lorsque le bâton traversa le ventre de l'Orc, les enchantements qu'il possédait le faisant rentrer dans la chair comme dans du beurre.

Malgré ses quelques victoires, ils durent reculer jusqu'à l'Abbaye. Il commença alors à recommander leurs âmes à la Lumière, continuant de se battre jusqu'au bout, non pour sa survie, mais pour celle des autres. Bientôt, ils ne furent plus que quelque uns pouvant encore se défendre. Tout semblait perdu, le Seigneur gisait même à terre. Contemplant les multiples blessures qui parcouraient son corps, le prêtre se prépara au trépas. Mais son salut arriva, sous la forme des troupes régulières du Roy qui vinrent leur préter main forte.

La bataille se termina et les Rochenoires furent repoussés. Alors seulement, Aeredril Mantelumière se permit de souffler, un court instant avant de venir en aide aux multiples blessés.
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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Fëarielle le Ven 26 Nov 2010, 02:03

Le petit Oeil de Kilrogg que l'Archiviste lui avait si plaisamment installé haut dans le ciel ne pouvait masquer un brin d'incertitude sur le visage de Fëarielle.
Neltharion le Destructeur, Aile-de-Mort, avait lui-même attaqué la ville....


"Plus serré!"

Le Juge inclina la tête et resserra, une fois de plus, les sangles de la tenue de la Dame. Sa tenue de guerre. Celle qu'elle avait porté en Norfendre. Celle qu'elle porterait jusqu’à ce que ces enchanteurs aient terminé son nouveau petit projet. Elle étouffa un grognement alors qu'Aelwine serrait, d'un coup sec, la sangle pectorale. Elle n'avait pas peur, non. Mais elle doutait. Aile-de-Mort était un bien grand mal en soit. Mais Aile-de-Mort et le Marteau du Crépuscule, cela pointait du doigt un Dieu Très Ancien. Ce monde survivrait-il finalement? Deux déjà avaient été vaincus... Elle se permit un "oui".
La Terre gronda à nouveau, arrachant de la poussière aux hauts plafonds des cavernes de l'Anima Scholia. Des boucliers avaient été levés partout, la salle des Âmes-mémoires scellée, pour protéger au mieux, tout le sombre savoir réunit en ces murs, loin sous les racines du mont Hyjal.
Alors que le Juge attachait son épée à son côté, et lui remettait, tête basse, ses deux bourses d'âmes, Fëarielle s'octroya finalement un sourire.
Après tout, n'était ce pas dans la Guerre et la Destruction qu'elle se sentait vivante?



Assis derrière les fenêtres de l'infirmerie, l'Archiviste se remettait de ses brûlures récentes. Il termina d'enlever son dernier bandage. La peau n'était pas encore tout à fait lisse, mais cela ne durerait plus. Il soupira. Il avait finit par aimer cette ville. Et voilà que la Destruction s'y rendait en personne, sans que l'on pu y faire quoique ce soit. Luumon s'agita en lui, sous l'impulsion de la sourde colère qui l'animait. L'Archiviste serra les poings et se leva de son lit, loin dans le ciel, l'oeil de Kilrogg se dispersa. La douleur dans sa jambe droite l'avait déconcentré, il avait perdu le contrôle. Il jura. Resta là, sans bouger. Laissa la douleur se fondre en lui. La prit comme une part de lui. Elle se diffusa, entretenant sa sourde colère, et sa sourde colère atténuant la douleur, jusqu’à ce que finalement il ne reste plus que la haine. La Haine pour ce mal ancestral qui était revenu. Il enfila calmement son uniforme, le gambison frottant sur ses plaies récentes lui octroyant de nouvelles souffrances. Qu'importe.
Il enfila son tabard de Garde.
Il sortit de l'infirmerie et vit qu'on l'avait déplacé. Restant là hagard, il parcouru l'endroit des yeux, avant de descendre d'un étage. Il se dirigea vers les dortoirs, après s'être renseigné auprès du factionnaire...
Ainsi c'était fait. Tout avait changé. Il s'affala sur son lit, faisant grincer le pauvre meuble. Puis il ouvrit son casier, en sortit son épée et son insigne. L'heure n'était pas à l'abattement.
L'heure était à la reconstruction. Et bientôt, à la Guerre.
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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Lanniey le Ven 26 Nov 2010, 07:54

Rien ne se passe jamais comme prévu.

Après des heures de calculs et suppositions, j’avais finalement déterminé que Dalaran était probablement la seule ville sûre en Azeroth. Quelques ajustements sur mes tunnels de téléportation pour stabiliser l’utilisation multiple, il ne restait plus qu’à rassembler les personnes à mettre en lieu sûr. Enfin, « plus qu’à… ». Au final, j’ai passé du temps pour rien sur ce projet. Entre Judh disparue je ne sais ou et Lise, son fichu caractère et sa grossesse jusqu’aux yeux, ni l’une, ni l’autre n’en a eu le besoin. A la place, je me suis retrouvé avec un gosse dans les bras et un « Il sera plus en sécurité avec toi, mais la téléportation c’est trop risqué pour un enfant !». A croire que je suis le seul lâche en ville qui prévoit une retraite alors que tout le monde désire se battre jusqu’à la mort.

Enfin Lise avait raison comme souvent. Mais, évidemment, elle n’a pas écouté son propre conseil. En conséquence, je me retrouve à présent responsable d’un petit bonhomme de presque 7 ans pendant que son corps à elle flotte dans les débris du parc. J’ignore depuis quand je contemple ce désastre sans me rendre compte de ce que cela implique réellement. Je dirais un jour entier… mais la notion du temps me fait défaut depuis l’arrivée d’Aile-de-mort.

Les vagues d’élémentaires s’étaient succédées à une cadence plus élevée cette nuit-là. Nous peinions à les contenir et à les maintenir éloignés de la cathédrale. Les tremblements de terre de plus en plus violents ne me faisaient plus sourire. J’étais mort de trouille. Sans doute parce que Lise avait placé notre fils sous ma responsabilité et que je le savais endormi avec les autres enfants réfugiés dans la cathédrale.

Après une vague d’élémentaire contenue de justesse, nous nous octroyions une pause bien méritée sur le haut des marches du lieu saint. Anissa somnolait dans mes bras entre deux discussions. Je prenais soin d’elle, de l’enfant de Saig qu’elle porte. Un transfuge simple et évident en l’absence de Judh et notre enfant. Enfin transfuge, Saig ne supporterait pas de perdre son gosse, par extension, je ne supporterais pas qu’il arrive quelque chose à la sauvageonne et au petit.

C’est l’odeur de souffre qui m’a tiré de la torpeur. Moi qui déteste le feu, je le sens venir à des milles. Je me rappelle avoir redressé le dos, froncé le nez et les sourcils avant de comprendre. Nous avions sans doute le meilleur « poste d’observation » de la ville. Avant la présence, l’aura du dragon, son ombre nous a happé tout entier. J’ai cessé de respirer. Bon réflexe, j’imagine que ça m’a évité de gober les scories charriés et permis à mes poumons de survivre quelques instants de plus.

Ceux qui n’étaient pas là ne pourront jamais comprendre. Du Noir, il se dégage une pesanteur qui vous écrase et vous ramène à votre condition de grain de sable. Le souffle brûlant à son passage avait suffoqué plusieurs personnes, certaines même se consumaient à cause de ses flammes. Lorsqu’il s’est posé sur les tours à l’entrée de la ville, mon cœur a loupé un battement, persuadé qu’il se retournerait pour souffler sur la cathédrale et les défenseurs. A cause du chaos, je ne sais pas pourquoi nous sommes encore ici pour en témoigner. Quand il a repris son vol, s’éloignant de la ville, je suis resté interdit. Le sourire et le geste d’Anissa m’ont rappelé à la réalité juste avant qu’elle s’effondre. Les instincts sont revenus.

Après avoir confié Anissa au bon soin d’une prêtresse, celle qui nous a sûrement sauvé la mise en érigeant une barrière de lumière, je me suis rendu compte que le vacarme d’explosion m’avait laissé sourd. Mes gestes me paraissaient affreusement lents et douloureux. A dire vrai, je ressentais une forme de douleur, celle d’une peur tétanisante. Il m’a fallu quelques instants de plus pour commander à mes jambes de courir vers la cathédrale, m’assurer que mon fils se portait bien. Quand je l’ai trouvé, debout, le visage couvert de poussière sur les décombres d’un pan de mur, la peur s’est envolée. Il était entier. Choqué sans doute, mais entier. En me rapprochant, j’ai vu ses lèvres bouger. Il chantonnait. Cette fichue mélodie que je chante moi-même si souvent. Sans réfléchir, je l’ai emporté loin du lieu de Lumière.

J’ai couru aussi loin que possible. Je savais déjà ce qui allait se passer pour l’avoir vécu si souvent. La tare, celle qui se transmet avec mon sang. Je ne voulais pas que quiconque puissent s’en rendre compte et interpréter de travers. Je ne voulais pas que mon fils subisse un fichu exorcisme dès que les lumineux sortiraient de la léthargie du choc de l’attaque. Evidemment, ils ne trouveraient rien de plus que chez moi. Nous ne sommes pas des démons, ni aucune autre sorte de créatures mystiques, nous sommes bien humains… mais j’ignore encore comment expliquer pourquoi et ce qui peut bien nous arriver.

Par je ne sais quel miracle, ma bécane a survécu. J’ai emmitouflé le petit dans une couverture, le cajolant pour qu’il s’endorme dans le side. J’ai sillonné ensuite la ville à la recherche de sa mère. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que le parc était détruit. Le parc où elle avait trouvé refuge avec son époux. En contrebas, quelques pantins désarticulés gesticulaient dans les débris. En passant par le port, je suis arrivé sur les lieux avec quelques autres personnes. Nous avons d’abord fouillé à la recherche des survivants, un ou deux tout au plus. Parmi les cadavres, je les ai trouvé, Lise et son époux, serrés l’un contre l’autre pour se protéger. Par un étrange coup du sort, il ne restait d’identifiable de la mère de mon enfant, de la seule femme que j’ai probablement vraiment aimé, que les cheveux blonds, une légère odeur de rose brûlée et le pendentif autour de sa gorge calcinée.

Je n’ai pas pu empêcher mon enfant de voir, je n’ai pas vraiment cherché à le faire d’ailleurs. Comme un autre gamin il y a une quinzaine d’année, il observait les corps sans vie. Pas de cris, pas de pleurs, juste cette sorte de fascination que l’on pourrait qualifier de morbide et cette… compréhension. C’est lui qui a déchiré le brouhaha indistinct dans lequel j’étais plongé. Sa voix de gosse chantonnait ce rythme simple comme un battement de cœur… et les fameuses paroles ressassées sans relâche. Je n’ai rien rétorqué, rien expliquer, d’ailleurs je ne saurais pas le faire, j’ai simplement tendu une barre de chocolat en le prenant dans mes bras. Après tout, les sucreries sont les seuls remèdes que j’ai trouvés à ce « petit souci ».

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Message  Clairvoyant Llorente le Ven 26 Nov 2010, 13:28

Esteban Llorente avait bien prévu le coup. Bien au chaud dans son luxueux abri avec sa nièce et quelques sbires, entouré des biens les plus précieux qu'il avait pu sauver quelques temps avant les premières secousses, il regardait le chaos sur Azeroth dans sa boule de cristal comme on regarde un combat d'arène. L'interruption de la liaison avec le bureau du sénateur à Ironforge l'avait inquiété : ce nain était aussi un ami en plus d'être un collaborateur, mais il avait été rassuré par les nouvelles que lui apportait Adella, sa jeune arrière-petite nièce qui, par son union avec Pôelefer, consolidait les relations entre les deux familles. Le vieillard vit de ses propres yeux l'immense dragon peu avant que l'image ne se brouille sous un torrent de feu. Alors c'était ça, le cataclysme. C'était Neltharion qui revenait. Llorente frémit, l'ancien aspect de la Terre était un tyran complètement fou sans aucune considération pour l'espèce humaine. Le rapprochement à faire était simple entre le dragon, les élémentaires et le Marteau du Crépuscule. Il y avait quelque sombre créature tentaculaire et hideuse derrière cette affaire, un dieu très ancien, sûrement. Le clairvoyant dormit mal après l'effondrement du parc, même s'il était à des milliers de kilomètres des vieux continents. Les choses auraient changées à son retour, c'était une nouvelle époque. Certains disaient que l'ouverture de la porte des ténèbres était l'an 0, et bien ceux-là pourraient réitérer. Le retour de Deathwing serait l'an 0 de l'ère du chaos.
Le retour par navire de Llorente et d'Adella était prévu bien assez tôt, et de retour en Azeroth, il aurait des choses à dire aux membres de l'Enclave. Les pentes d'Alterac feraient une bonne cachette pour continuer le combat.

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Landris le Sam 27 Nov 2010, 03:55

Darsin avait revêtit son masque d'inquiétude profonde, d'anxiété, de jeune homme soucieux, apeuré. Il craignait pour sa famille. Pour ce qui risquait d'arriver à sa famille. De ceci, de ce dont il ne pouvait les protéger. Le barrage de Formepierre avait cédé. Les tremblements de terre avaient été intenses. Les flammes avaient remplis le ciel, lorsqu'Il était passé. Qu'est-ce qu'Il était ? La nuit ne lui avait pas permis de voir cette forme à la fois si obscure et si flamboyante, le manque de lumière et le soudain éclairage provoqué par cette chose géante, rapide et tellement brûlante l'avait effrayé. Avait fait battre le sang à ses oreilles au poing où il n'entendit plus que vaguement ce battement d'ailes assourdissant.

Mais à peine l'avait-il aperçu que la forme était déjà loin du Loch Modan. Devda était partie à Thelsamar afin d'essayer d'en apprendre plus. Au lieu de l'attendre bêtement sur le perron, le jeune homme était parti préparer le berceau qu'avait fabriqué sa guerrière blonde pour transporter aisément les filles sur une monture, avait sorti deux sacs et les avait remplis de provisions, de choses dont ils pourraient avoir besoin sur les routes. Une fois le tout prêt, il tenta de réconforter les deux fillettes, de faire cesser leurs pleurs. Une fois la tâche effectuée, il sortit sur le perron pour charger les sacs sur sa bécane qui gisait malheureusement dans un cratère fumant, réduite à l'état de débris.

Il jura, il avait laissé ses armes sur la bécane ainsi que la majorité de ses documents et autres ouvrages précieux. Il alla donc vers Georgette pour attacher les sacs à sa selle et retourna sur le perron de leur petite maison, attendant le retour de sa guerrière.

Il était prêt, physiquement, matériellement à partir depuis qu'il avait vu cette chose pousser au nord-est. Mais bien qu'il soit heureux de sa nouvelle vie, il restait encore fragile émotionellement. Mais il y avait deux petites âmes à protéger, et pour l'instant l'époque n'était pas à la faiblesse, l'époque était à la survie, au combat contre cette vie qui semblait s'acharner contre eux.

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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Ludjana le Sam 27 Nov 2010, 07:02

Ca avait eu l'effet d'un premier battement de coeur.
Un silence sourd, comme si le monde entier s'était suspendu à ce son, avant que le nouveau-né dont il venait d'accoucher ne pousse son cri. Et puis, le tumulte, le chaos, la vie qui s'exprimait. Sauf que cet enfant était aile-de-Mort, et qu'Azeroth avait enfanté de sa fin. Ludjana, depuis Nagrand, en contemplait les premiers éclats, témoignait des peurs ineffables qui succédaient à l'héroïsme des mortels face à l'ire élémentaire. Repliant sa main sous son menton, elle se décida à attendre encore un peu, avant de plier ses quelques affaires, et de revenir à la ville blanche. La toile la plus parfaite venait d'être tissée. Après tout, disait-elle souvent, on n'avait jamais plus d'éclat qu'au moment de se briser.


Un homme, dans son tombeau, ouvrit des yeux de glace, et ne regarda rien. Il écouta, ressentit, jaugea. Le temps était au chaos, pas seulement sur les terres qui avaient été les siennes. Il entendait des pas, des murmures. Il ne serait bientôt plus seul. Il devrait prévenir ces gens, d'une façon ou d'une autre, de ne pas approcher de lui, quelqu'en soit la façon. Le chaos, quelqu'il soit, ne pouvait servir que ces trois Dames qui l'avaient damné. Il était temps de s'éveiller. Et de porter lame au clair.


Quand la Mort passa, Ejid et sa petite étaient toujours admiratifs devant les glaciers. Ils étaient occupés à contempler les merveilles minuscules, quand quelque chose se fit sentir. Par instinct, il attira sa fille dans ses bras, de façon tout à fait contraire à ses habitudes, pour la protéger avec lui d'une bulle à peine visible. Elle ne protesta pas, sans doute était-elle trop surprise, alors qu'il reculait. Contre quoi, pour fuir où, il ne le savait pas, mais il ressentait cette menace comme une lame sur son échine. Quelques secondes s'écoulèrent, pendant lesquelles rien ne se passa. Juste le temps qu'il fallait à la raison pour se mettre en branle, remettre en cause cette sensation, ridiculiser l'instinct et surtout le fait de lui avoir obéit. Puis, l'oreille souleva ce que les entrailles avaient pointé sans preuve. Un craquement. Sourd, profond, comme la page de l'histoire du monde qu'on serait en train de déchirer.
Le barrage céda et le ciel devint sang. Ni sa fille, ni lui-même ne remuèrent. Ni les flammes, ni les craquements des montagnes, ni les hurlements des nains ne les firent bouger. Toute la vallée s'emplissait des échos du battement de ces ailes effroyables, du rugissement de l'eau qui s'engouffrait au loin dans la plaine, des roches s'effondrant. Une avalanche rugit alors que l'ombre titanesque s'était éloignée, sous la chaleur et les convulsions de la terre. Le destin voulut qu'ils n'en soient pas proches. Quand bien même, ils n'auraient pas fait un geste. Ce qui l'avait retenu là, sans mot, sans véritable regard, c'était la Peur. La véritable Peur.
Ouvrant les bras pour laisser s'échapper son enfant alors que sa raison muette s'ébrouait, il baissa les yeux vers elle, elle leva le nez vers lui. Elle s'agrippa à nouveau, il hocha la tête. Sans plus de paroles, la balade était finie. Tout autant que le temps des douceurs.


Chance considéra gravement les nouvelles, ainsi que les divers témoignages des goules balbutiantes. Les secousses avaient ébranlé Berce-Âme sans que des dommages irréparables ne soient répertoriés. Une galerie menaçait de s'effondrer malgré les fortifications dernières, mais ce n'était qu'une question de temps et de quelques recherches de matériel. Aile-de-Mort, disaient donc les quelques rares rumeurs qui filtraient jusqu'à lui. Aile-de-Mort. Un Aspect, à ce que lui rappelait sa mémoire défaillante. Bien, s'il voulait anéantir toute vie, ce ne serait qu'une certaine faute de goût; s'il escomptait éliminer toute forme d'existence, le Clan partirait participer à mettre un nouveau terme à la sienne.
Le reste ne le concernait plus.
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Message  Myao Kenndelc le Sam 27 Nov 2010, 23:36

"44.. 45.. 46.."

Myao était dans le dépôt, assistée par deux factionnaires, comptant les caisses d'armures impériales qu'il fallait fournir aux appelés à la défense de la citée.

"Je crois qu'on est bon.."

Elle fut coupée par le son du tocsin, retentissant comme un glas pour elle : fatiguée, exténuée, brisée.
Elle s'empressa d'ouvrir la porte du dépôt et le même spectacle récurrent s'offrit à elle : le ciel s'assombrit, le vent vînt se briser sur le citée, les hommes s'affairèrent dans les rues à se préparer à l'assaut imminent.

Nombres de failles s'ouvrirent sans prévenir, crachant comme un venin les légions d'élémentaires d'Eau et de Vent, prenant au dépourvu soldats, vieillards, femmes et enfants. Nombres d'entre eux périrent sur le coup. Une boucherie sans autre qualificatif débuta dans la citée des Hommes.
Elle s'en retourna à l'intérieur et se précipita sur une caisse de tromblons qu'elle traina avec l'aide d'un factionnaire. Un fois dehors, elle l'ouvrit avec sa dague et commença à en distribuer à tous les soldats désarmés et citoyens désireux de prendre les armes pour sauver ce qui pouvait être sauver.
Une fois retournée à l'intérieur, elle chercha d'autres caisses d'armes. Un élémentaire surgit, balayant le factionnaire posté à la sortie. Il vit Myao à l'intérieur et tira un projectile de glace sur les caisses derrière elle. La gnome fut violemment rejetée au sol, se retrouvant à quelques mètres de celui-ci. Sonnée, elle n'entendit plus rien si ce n'est un bourdonnement persistant. Elle rouvrit les yeux et vit que l'élémentaire s'était trouvée une autre victime dans la rue.


"Attention ! Là-haut !"

Elle se releva, se tenant le bras. Une grande ombre recouvrait progressivement le sol dans la rue. Des hommes et des femmes fuyaient. Un des factionnaires qui l'assistait surgit à l'entrée et avait l'air de lui enjoindre quelque-chose qu'elle n'entendait pas.

"Vite Sergent ! Il arrive !"

Qu'est-ce qui arrivait ? Quand elle vit le factionnaire reporter son attention vers le ciel, un cri perçant retentit dans toute la citée. Elle tourna la tête vers la petite lucarne et l'aperçut, la mort venue du ciel comme disaient les mythes. Elle commença à rejoindre la sortie, mais sa jambe défaillit. Une explosion, le bâtiment s'effondra sur elle, plus rien.

Elle se réveilla, après avoir été assommée par une pierre. Elle ne voyait rien. Elle tâtonna dans l'obscurité et rencontra une autre pierre qui lui avait pris sa jambe. Elle ne la sentait plus. Elle essaya de se convaincre. Rester confiante, après tout, ça n'était pas la première fois.
Elle prit son communicateur, et tenta de l'allumer. Celui-ci était amoché mais fonctionnait encore.


"Sergent Piochenfer, prise de.. "

" ..Service ?" dit-elle. Mais personne ne semblait l'avoir entendue. Elle cogna l'engin contre le sol.

"Nom d'un bordel mais quelqu'un a-t-il un explication rationnelle à m'apporter quant à ce chaos ?" rétorqua-t-elle.

"Des blessés ?"

"Personnellement, je ne sens plus ma jambe et je suis sous un dépôt." A cette annonce, ses camarades s'affairèrent à la sortir de là. Elle avait essayé de garder son calme en jouant les mal-réveillés mais au fond d'elle, ce n'était qu'une façade pour cacher un état d'épuisement profond. Elle ne savait pas où elle avait puisé ces ressources. Toujours était-il que ce n'était pas aujourd'hui qu'elle en finissait avec la vie. Après tout, peut-être qu'on décide de sa mort ? Elle le saurait un jour ou l'autre.

A l'aube du jour suivant, elle se réveilla dans un lit d'hôpital. Elle précipita sa main vers sa jambe et l'aperçut dans un bon plâtre. La gnome était couvertes de bandage aux bras et au front. C'était enfin terminée, elle pouvait relâcher la pression. Elle porta son attention sur sa droite et vit un voisin de chambre, mais le pauvre homme n'avait plus son bras. Elle remercia la providence de lui avoir épargné l'infirmité.

Elle se laissa porter dans les songes.
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Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Therod Aoun'dore le Dim 28 Nov 2010, 00:14

Therod Aund'ore reposa pensivement la pierre calcinée qu'il tenait dans sa main gantée. Elle y avait laissé une légère trace de brulure, mais elle était trop froide pour abimer le cuir. Il regarda cette fameuse colline, richement boisée, qui attirait tant l'attention des druides d'Orneval. Régulièrement, un des petits cratères crachait un geyser de fumée âcre et grisâtre, d'où retombaient de petits graviers incandescents.
- Normal. Vous me demandez si c'est normal. Mais où est la norme, Sentinelle, celle de voir ce tertre vomir du soufre ou, à quatre lieues de là, les campements de la Horde abattre nos anciens. Orneval se meurt, ce n'est plus un secret pour personne. Que me demandez-vous, vous voulez que je vous dise que la Forêt rejette une quantité anormale de gaz toxiques, qui stérilisent le sol sur... *il jaugea la distance en regardant par dessus son épaule* trente bons pieds, et asphyxie les arbres, est une réaction tout à fait inhabituelle à surveiller de près ? C'est pour cela que vous m'avez fait venir depuis Forgefer ? Très bien, alors non, ce n'est pas normal. Posez pour une fois les bonnes questions. Je vous prie.
Il était de mauvaise humeur. Derrière son masque brun et vert, le Myrmidon tordit un peu la bouche, et haussa les épaules comme un adolescent désinvolte. Alors que la Sentinelle se préparait à répondre, et sans prévenir, une secousse ébranla le tertre, comme si les Titans avaient fait voleter la terre comme une nappe qu'on déploie. Les ramures craquèrent, les feu follets s'envolèrent, au milieu des myriades d'oiseaux noirs qui avaient pris peurs.
L'espace d'un terrible instant, on n'entendit que le bruissement de leurs ailes et leur piaillements à l'unisson. Ils étaient de plus en plus nombreux, se rassemblant pour fuir vers le Sud. Centaines... milliers. A travers les arbres on entendait les cavalcades effreinées des grands cerfs, aux yeux révulsés, la bave aux lèvres, courant aux côtés de loup qui n'avaient pour l'heure cure de la viande galopante. Dans la fuite, tous étaient uniformément unis en un troupeau grégaire et affolé.

Puis vint l'heure. La minute. La seconde. L'instant suspendu qui résonna dans l'éternité comme une reprise de souffle brève et saccadée. La Terre inspira un grand coup pour cracher sa colère sur le monde. La colline se gonfla comme la poitrine d'un comédien avant sa tirade, et les cratères déclamèrent leur texte. De longs chapelets de cendres s'élevaient comme les vers d'une épopée, jusqu'au dénouement fatal de la tragédie. La terre se fendit, et les flammes jaillirent du sol dans un incendie inimaginable. Jamais au monde on ne vit une éruption si brève et intense : à peine les premières pierres brulantes touchaient le sol que des torrents de lave se déversaient sur les flancs du mont de feu qui se dressait à présent.
Therod n'eut que le temps de créer un rayon lunaire assez fort pour générer une marée depuis l'étang le plus proche. Il fait fluctuer une première vague, qui s'écrasa contre les bords, chariant quelques débris.
Explosion assourdissante. Le druide se calma de son mieux pour garder la tête froide. Cette fois, l'onde était plus puissante et l'eau se gonfla comme la colline auparavant.
Le magma serpentait et dévalait les pentes comme un monstre, fondant sur sa proie. La gravité se renversa soudainement. L'eau jaillit hors de l'étang, et s'écrasa en un raz-de-marée sur les premiers affluants, les refroidissant un instant. Elle détruisit un petit barrage de racines et se déversa dans le petit fossé en contre-bas du chemin, formant une douve immuable entre Astranaar et cette nouvelle menace.
Les cors de guerre soufflaient. Les machines de la Horde roulaient à présent sur eux...
- LA HOOORDE, ILS ONT FAIT POUSSER UN VOLCAN, MYRMIDON, ILS ATTAQUENT !
Dans nul esprit l'idée que l'attaque de la Horde ne soit qu'une action de circonstance ne les traversa pas. Et ils avaient raison : si effectivement le volcan n'était pas du tout de leur ressort, quelques infernaux marchaient à leur côté, et les plus vieux savaient que ces géants de gangrefeu pouvaient faire bien pire que cela.
Therod dévala en hâte le chemin jusqu'à Astranaar, mais comprit un peu tard son erreur. Dans son dos, les renforts venus de la grève de Zoram le prirent de revers, et il fut coincé, lui et la sentinelle, dans une embuscade. Une volée de flèche vola vers eux et il n'eut que le temps de faire résonner une constellation miniature, au creux de sa main, pour dévier le choc. Tentant une transformation, il bondit dans les airs alors que lui poussaient de petites ailes noires. Le masque s'adapta et épousa la forme du bec, en un masque de loup où brillaient deux yeux mauves. Les premiers battements d'ailes lui permirent de se sortir d'affaire, mais pour si peu de temps...
Deux wyvernes le prirent rapidement en chasse alors qu'il tentait de rejoindre le village, et une première flèche perça son aile. La douleur brouilla sa vue, et il perdit la concentration nécessaire à son vol. Rapidement, une main réapparut au bout de son aile, puis son visage reprit forme, et dans une volée de plume ensanglantées, il tomba vers le sol. Une nouvelle flèche le cueillit dans le dos avant qu'il ne voie les pagodes d'Astranaar s'approcher dangereusement. Il révulsa ses yeux, de peur, et traversa une toiture de front. La flèche enflammée toujours fichée entre deux côtes, il se retrouva ainsi, étendu, inconscient.
Il était brisé, épuisé, aux portes de la mort.
Mais la désolation ne faisait que commencer. Au dehors, d'énormes projectiles s'écrasaient sur le village en retournant les pavés. Le rythme de leurs tambours ne laissaient aucun doute. L'Offensive Chanteguerre était sur eux...

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