[A faire vivre] L'effondrement

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Tortoka/Djigzyx le Lun 29 Nov 2010, 00:09

Il y a des tas de catastrophes qui peuvent s'abattre et se sont déjà abattues sur les civilisations organiques. Pestes, armées d'organiques hostiles, explosions, irradiations, éboulements, incendies, tempêtes...

Mais pourquoi faut-il que ce soit maintenant un dragon qui débarque en hurlant et en explosant tout sur son passage ? Qui ne fait même pas la différence entre un humain et une statue d'humain ? Et qui ne prend même pas la peine de détruire une ville entièrement ?

Bon d'accord, Robby n'aurait sans doute pas voulu que l'énorme dragon noir détruise complètement Hurlevent étant donné qu'il se trouvait lui-même à l'intérieur. Mais c'est quand même du gâchis de laisser autant d'organiques s'en sortir après avoir rasé un quartier en une poignée de secondes.

Les organiques, quand la démonstration de force est trop grande, paniquent et s'agitent dans tous les sens, provoquent des mouvements de foule désordonnés et vont jusqu'à se piétiner entre eux... Pour un robot de quelques dizaines de centimètres, ce genre de chaos peut se révéler fatal.

Aussi, après avoir vu toute la folie des organiques qui régnait maintenant dehors et les quelques tentatives déployées pour y remédier, Robby décida qu'il était plus que temps pour lui de lâcher cette ville où tout commence à aller mal et de retrouver son ingénieur. Après tout, celui-ci ne le mènerait jamais bien loin mais au moins il savait l'entretenir.

Et dans le tout nouveau chaos d'Hurlevent, le petit robot prit la route des toits pour arriver jusqu'au Tram et s'engouffrer dans les profondeurs du tunnel.

***

Dans les profondeurs de Gnomeregan, deux gnomes membres de l'IMUNE, le service gnome de sauvetage des irradiés, sont à la recherche de survivants parmi les décombres de l'immense techno-cité.

Dans le ciel des Hinterlands, juché sur son griffon doré, il vole toujours plus haut, filant à travers les nuages. Le vent, vivifiant, fait cliqueter les ailettes de son casque et lui rafraichit les poumons. Les paysages en contrebas se font petit, toujours plus petit et paraissent si loin, tellement loin...


"_On part trop loin Iwik. disait l'un d'entre eux. Tous ce qu'on trouvera ici c'est des troggs et des robots de Thermojoncteur prêts à nous arracher les membres.
_Arrêtes un peu de te faire du mouron, Token la zone propre est plus très loin et on a pas vu un trogg depuis notre départ.
_Il n'empêche que ça reste une mauvaise idée et j'aimerais autant qu'on rebrousse chemin maintenant. Tu peux m'expliquer pourquoi tu t'entêtes à aller aussi loin ?
_Token, t'es une chochotte. Il n'empêche que tu es un soldat. Tu peux m'expliquer ça par A+B ? questionna Iwik, moqueur.
_T'as la tête dur comme un mécanotank. ronchonna Token. Tu le sais ça ?
_Bien entendu que je le s..."

Et soudain, alors qu'il continue son ascension, le ciel se couvre et forme une masse compacte au-dessus de lui. L'orage menace, et prend la forme d'une grande gueule crachant la foudre. Un frisson parcourt son échine mais qu'importe pour lui et sa formidable monture. Il lève son bouclier et brandit son arme, criant un défi aux nuages noirs.

Le gnome s'interrompit en voyant près d'une pile de décombres montés en abri un corps de gnome dans une tenue d'infanterie bleue et blanche, en lambeaux et sans scaphandre. Quelques cadavres démembrés de trogg reposaient non loin, tout comme le disque de force réactive et le coupe-os maculé de sang du soldat. Des emballages de kébab de rat et plusieurs de ces rongeurs à moitié dévoré complétait le tableau quelque peu macabre.

"_Eyh, c'est l'uniforme de la reconquête. lança Iwik en pointant du doigt la scène. Tu crois qu'il est encore vivant ? renchérit-il avant d'aller d'un pas rapide se placer près du gnome inerte.
_Non, à 99,9% non." annonça Token en rejoignant son compagnon.

Englouti par la masse nuageuse, le voilà poursuivi par mille dragons de foudre. Le griffon s'envole à tire d'aile, virevoltant parmi les monstrueux reptiles qui rugissent de frustration à la vue de ce met qui leur échappe et il en éclate de rire, un rire tonitruant et rocailleux...


Maintenant qu'ils étaient assez près, il pouvait détailler plus précisément celui qui semblait à première vue être bel et bien mort.

...et alors qu'il cherche à s'extirper de l'orage draconien, l'une des créatures emplit soudainement son champ de vision. Il a à peine le temps de le remarquer, et encore moins de l'esquiver. Le griffon paniqué ne parvient pas à infléchir sa course et le choc semble inévitable. Il peut presque voir son reflet dans l'œil furieux de la bête...

"Regardes un peu ça, dit Iwik. La lotion capillofixante a résisté aux radiations. Sa coupe à l'iroquoise tient encore."

Et en effet, la grande crête verte du gnome punk étendu à terre était aussi intacte que le jour où son porteur était sorti du salon de coiffure et le reste du crâne était à l'inverse aussi lisse et luisant qu'un obus flambant neuf. À l'inverse la barbe -toute aussi verte- était broussailleuse et mal entretenue, et descendait presque jusqu'au nombril du soldat qui avait bien maigri au cours des jours passés dans la ville irradiée. Son visage sale portait quelques hématomes enflés et les deux sauveteurs purent examiner à loisir l'anneau trop large pour son nez et sa boucle d'oreille d'où pendait une émeraude taillée en forme de petite clé plate.

"_Alors, il est mort ? demanda Token qui commençait à s'impatienter."

Le griffon n'est plus là. Disparu, emporté par l'immense dragon qui les a percutés. Il tombe seul, perdu dans l'orage, et la chute lui semble interminable. D'autres dragons fusent de tous les côtés, cherchant à refermer leurs terribles mâchoires sur son corps, provoquant un coup de tonnerre à chaque claquement de leurs dents foudroyantes. Mais il ne se laissera pas faire, hurlant de rage, il referme ses doigts sur le manche de son puissant marteau-tonnerre.

Pour toute réponse, le supposé cadavre frétille, les doigts de sa main droite se dépliant et se repliant.

"_Ha ! Regardes, il a bougé ! s'exclama Iwik. Tu vois que j'avais raison de venir ici !
_Bon d'accord, déclara Token en examinant le soldat. Maintenant dépêchons nous de le ramener, il a vraiment pas l'air dans son assiette."

Effectivement, le front du soldat au sol commençait doucement mais sûrement à se couvrir de sueur et il grimaçait.

Plus de marteau. Il avait dû le laisser tomber lorsqu'il avait été désarçonné. Par les Titans, quelle honte ! S'il s'en sortait cette fois, il ne se le pardonnerait jamais.

Iwik prit sur lui de porter le gnome sur ses épaules et les deux sauveteurs repartirent en direction du dépôt de trains. Lorsqu'il le souleva cependant, le soldat commença à se débattre, bien que très faiblement, et la sueur constellait maintenant tout son visage.

Un des dragons venait de refermer sa terrible gueule sur lui et il plongea dans les abîmes.
Alors qu'il tombait toujours plus vite, l'enfer grandissait en contrebas, menaçant de l'engloutir tout entier dans sa fournaise. Les yeux agrandis par la peur, il murmura :


"_Par les Aéries...
_Est-ce qu'il vient de dire quelque chose ? demanda Iwik.
_C'est la fièvre qui le fait délirer, assura Token. Pressons nous, si on veut pas qu'il nous claque entre les doigts !"

Accélérant le rythme, les deux gnomes s'enfoncèrent de nouveau dans les profondeurs de Gnomeregan, cette fois pour regagner la zone reconquise.

Revenir en haut Aller en bas

Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Tortoka/Djigzyx le Lun 29 Nov 2010, 00:12

Dévalant la pente qui descendait dans les jungles humides d'Un'Goro, Tortoka accompagné de toute sa ménagerie fuyaient dans le désordre le plus total les tremblements qui agitaient avec toujours plus de violence la terre d'Azeroth. La décision du tauren de venir combattre auprès des Shu'Alo dans les Pitons n'avait pas fait long feu face à la peur de moins en moins maîtrisée qui accablait ses compagnons animaux. Ils exigeaient de plus en plus expressément de leur maître qu'il les mène en lieu sûr, ou du moins le plus loin, loin possible du chaos qui régnait partout dans le monde.

Tortoka avait d'abord tenté de les amener dans le désert de Tanaris, mais leur frénésie n'avait fait qu'empirer, tout comme les grondements de la terre. Pire encore la panique de ses compagnons commençait à gagner le tauren, qui avait alors décidé de s'enfoncer plus avant dans les terres, en direction d'Un'Goro. Là, en proie à une peur frénétique, le chasseur et ses bêtes avaient commencés à se rouler dans la boue et à creuser la terre, s'enterrant pratiquement les uns sur les autres.
Ils avaient alors reposés là toute la nuit, tremblant de tous leurs membres, en attendant que le chaos qui régnait tout autour cesse enfin.

Puis, émergeant au petit matin de la gangue de boue dans laquelle ils s'étaient réfugiés, Tortoka et ses bêtes purent constater que peu de choses avaient changés dans le cratère, et ce malgré les violents soubresauts qui avaient agités la terre et les cieux la nuit durant.

S'ébrouant, le tauren balaya les alentours immédiats afin de s'assurer que tous étaient bien là. Tortue, félin, lézard, araignée, ravageur, sanglier, crabe, kodo, bélier et même l'aigle et la phalène. Tous étaient couverts de boue à peine sèche.

Et bien que la terre sembla s'être calmée, la peur continuait à tirailler les pauvres bêtes que Tortoka avait maintenant bien du mal à calmer. Ce ne fut qu'après avoir poussé force cris articulés et bestiaux et avoir distribué quelques coups aux plus agités que le tauren obtint un semblant de calme chez ses compagnons, bien qu'un profond malaise sembla alors s'immiscer chez chacune des créatures présentes.

"Oui, je sais, ni vous ni moi n'avons compris ce qui s'est passé. admit-il aux animaux en face de lui. Mais maintenant que ça a l'air de s'être calmé, on va pouvoir sortir de là et voir un peu de quoi il retourne. Allez en route."

Il y eut quelques grondements et cliquètements de protestation mais toute la ménagerie finit par se mettre en route à travers les sinistres jungles d'Un'Goro. Chemin faisant, Tortoka retirait une à une les pièces encroûtées de terre de son ensemble en cuir, les fourrant dans son sac. Puis de celui-ci il sortit une sorte d'encensoir de facture taurène, qu'il alluma et suspendit au manche de son fusil rengainé.
La senteur des herbes brûlées était censée dissuader les bêtes alentours d'approcher le chasseur, et de prévenir celles qui s'y aventureraient malgré tout qu'elle s'engageaient alors dans un combat dont l'enjeu serait leur soumission.

Une vieille méthode taurène qui permettait à un chasseur d'inviter les bêtes qui le souhaitaient vraiment à partager sa vie, et à lui tenir compagnie dans ses pérégrinations.

Et si le mauvais pressentiment qui tiraillait les tripes de Tortoka alors qu'il s'apprêtait à rejoindre la surface s'avérait exact, alors il aurait bien besoin de compagnie, même animal...

***


Cela faisait bien plusieurs semaines que les tremblements de terre agitaient Terremine, mais Skwizzy n'avait pas pour autant changée ses habitudes, pas plus que Grayz ou Jizz qui restaient fidèles à la vieille taverne branlante, leur lieu de discussion privilégié.

Ces derniers jours pourtant, les secousses étaient de plus en plus régulières et de plus en plus violentes, si bien que même les trois gobelins commençaient à s'en inquiéter sérieusement. Ils étaient d'ailleurs en pleine discussion à ce sujet et se demandaient s'il n'aurait pas mieux fait de quitter l'île depuis longtemps lorsque le cataclysme proprement dit arriva.

La petite taverne qui avait jusque là vaillamment résisté aux soubresauts terrestres commença à se fissurer puis à s'effondrer sur ses occupants, qui n'attendirent pas plus d'une seconde pour prendre la poudre d'escampette.

"Dehors! Allez, allez on se presse !" s'égosillait le tavernier qui était d'ordinaire bien peu loquace. Sa voix était à peine audible à travers le vacarme des secousses sismiques et les trois gobelins évacuèrent rapidement les lieux, regardant depuis l'extérieur le bâtiment qui s'écroulait en soulevant des nuages de poussière.

"Ben mon gars... souffla Jizz dans un moment d'accalmie. J'espère que t'avais une bonne assurance."
Le vieux tavernier lui jeta un regard noir juste avant qu'une secousse ne manque de le jeter à terre, puis le calme revint, dérangeant, oppressant.

"Regardez ça !" s'écria Skwizzy en pointant du doigt la paroi caverneuse au-dessus de leurs têtes. Celle-ci se lézardait à une vitesse terrifiante, et des morceaux de roche s'en décrochaient, de plus en plus nombreux et de plus en plus gros.

"Alors ça..." réussit à articuler Jizz, figé sur place. Mais ils n'étaient pas les seuls à avoir remarqué le plafond souterrain qui s'effondrait, et ils semblaient même les derniers à réagir à ce nouvel événement si l'on en croyait la foule désordonnée de gobelins, d'hobgobelins, à pied ou en véhicule qui se précipitait dans leur direction, cherchant à atteindre le plus vite possible la surface.

"On se tire !" hurla Grayz avant de prendre ses jambes à son cou, suivant la direction choisie par la foule paniquée. Jizz et Skwizzy eurent à peine le temps de réagir et de s'enfuirent à sa suite que déjà les trikomoteur, les bécanes et les voitures les entouraient et les dépassaient, menaçant de les faucher au passage. La peur se lisait sur tous les visages et se mêlait aux odeurs d'échappement, alors que les secousses reprenaient de plus belle et que les roches continuaient à tomber. Parfois des cris et des explosions se distinguer au milieu du vacarme, et Skwizzy s'attachait à les ignorer, concentrant tous ses sens sur sa fuite.

À un moment, elle ne vit plus Grayz, ni Jizz. Pendant un instant elle se crut seule au milieu du chaos de corps, de poussière et de fumée, puis celui qu'elle aimait à traiter de pilier de comptoir la prit par le bras, l'arrêtant en pleine course, manquant de la faire tomber. Braillant au milieu du vacarme, il lui montra une bécane accidentée, qui semblait en meilleure état que son propriétaire. Le crâne ensanglanté, sans doute tué sur le coup par une chute de pierre il gisait près de l'engin dont la fumée âcre s'échappait des pots.

Relevant la bécane, Jizz enfourcha la monture de métal et fit signe à Skwizzy de se placer derrière, mais celle-ci hésita.

"_Où est Grayz ?! hurla-t-elle pour se faire entendre à travers le vacarme ambiant.
_Laisses tomber ! s'époumona l'autre. Je l'ai vu sauter sur un voiture et s'agripper au siège comme à son fric ! Amènes toi !"
Étonnée, Skwizzy prit place derrière le pilote, sachant que déployer le side-car sacrifierait bien trop la mobilité de l'engin, celle-ci s'avérant indispensable durant ce genre de catastrophe. Agrippant les épaules de Jizz, elle ne put s'empêcher de lui poser une dernière question :

"Tu sais vraiment piloter ça ?!"
Pour toute réponse, le gobelin lui adressa un sourire plein de dents pointues et fit vrombir le moteur. Que le monde s'effondre autour de lui importait peu tant il semblait lui être jouissif de jouer avec la poignée des gaz.

Avant même que la passagère ne s'en rende compte la bécane était lancée et fonçait à tombeau ouvert parmi la foule de piétons paniqués, rattrapant les fuyards en véhicule qui les avaient distancés et devançant presque les fissures au plafond.
Il sembla à la gobeline qu'ils roulèrent ainsi durant une éternité, le vacarme des séismes et de la fuite chaotique des gobelins finissant par ne plus être qu'un bourdonnement à ses oreilles. Elle avait préféré garder les yeux fermés pour éviter de paniquer elle-même et se cramponner de toute ses forces à son compère à qui elle devait bien faire confiance pour les sortir de ce bourbier.

Puis, tout d'un coup, elle sentit contre ses paupières quelque chose qu'elle n'avait pas vu depuis des mois... La lumière du soleil, quoi déjà ?

Ouvrant les yeux, les clignant plusieurs fois pour s'acclimater à la lumière brûlante, elle resta bouche bée devant le spectacle autour d'elle.

Ils volaient, littéralement. La bécane était en suspension dans les airs et Jizz exultait de joie, poussant un grand rire hystérique. À quel moment avaient-ils quittés la route pour décoller ainsi pour se retrouver au beau milieu de... D'une explosion volcanique ?

La gobeline comprit alors que la lumière qu'elle avait sentie n'était pas celle du soleil, les nuages de pollution au dessus de l'île entravant celle-ci, mais celle de boules de magma projetées en l'air alors que le Mont Kajaro explosait dans une débauche de fumée volcanique, de cendres et de lave.

"Jizz ! T'as vu ça ?!" s'écria-t-elle en tapant l'épaule du pilote agrippé au guidon. Mais celui-ci ne répondit pas, savourant chaque instant de son vol plané et, éventuellement cherchant en contrebas un moyen de ne pas atterrir trop brusquement...

Finalement après une éternité presque aussi longue que celle passée dans les souterrains, il traversèrent les feuilles d'un palmier, abattirent un lampadaire bancal, perdirent un garde-boue, rebondirent sur le toit d'une habitation et finirent sur une route depuis laquelle ils pouvaient voir un port, plus bas sur leur droite.

"_Regardes là-bas. dit la gobeline en pointant un grand bateau du doigt. Ils embarquent ! Allons y avant qu'ils se tirent !
_Je fais chauffer la gomme !"


Quelques minutes suffirent pour qu'ils atteignent le quai qui menait au grand bateau. Paré à appareiller. Celui qui avait l'air de chapeauter l'opération, un gobelin à bord d'un mécanotank gnome, attendait au bord de la passerelle les derniers arrivants. Lorsqu'ils se présentèrent à lui, Skwizzy eut un mauvais pressentiment, quelque chose qui lui disait que ce type était vraiment une ordure.

"Bienvenue à bord, m'sieur'dame. annonça le gobelin, une lueur perverse dans le regard. Je suis Gallywix, prince-marchand du Cartel Baille-fonds. Si vous désirez partir en croisière à bord de mon navire, il vous en coûtera cher. Mais rassurez vous, nous acceptons tous type de paiement..."

Skwizzy et Jizz se regardèrent un moment...

D'accord, et maintenant ?

Revenir en haut Aller en bas

Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Keleth SombreRose le Sam 04 Déc 2010, 22:53

« Prochain départ pour Cabestan d’ici cinq minutes ! »

Keleth posât un instant le regard sur les gobelins qui achevaient les préparatifs pour le voyage. Une fois de plus, il ce retrouvait à surveiller un bateau d’éventuelles attaques de pirates contre un peut d’or. Il soupirât en ce disant que la vie d’aventurier, bien que palpitante, n’était pas toujours facile. De plus, il commençait à trouver ses boulots de mercenaire de plus en plus ennuyeux. La routine avait quelque chose de déplaisant à ses yeux.

Alors qu’il finissait sa brochette de Lutjan tout en regardant la Baie-du-Butin, il entendit un des gobelins murmurer dans son dos.

« Bordel, mais c’est quoi, ce truc ? »

Keleth ce retournât tranquillement, et écarquillât les yeux en voyant l’immense vague qui avançait dans leur direction. Il lâchât sa brochette et s’agrippât au mât le plus proche.

« LAME DE FOND ! PLANQUEZ-VOUS ! » hurlât un autre gobelin.

Je veux bien me planquer, mais où, trouduc ?

Keleth sentit alors le bateau ce soulever. Alors que les caisses, tonneaux et gobelins infortunés tombaient sous l’effet du retournement du navire, il ce dit que la routine n’était en fin de compte une chose pas si mal. Puis il entendit le bruit caractéristique du bois ce brisant contre la roche, ressentit une douleur atroce dans ses côtes et son bras droit, puis ce fut le néant.

Revenir en haut Aller en bas

Re: [A faire vivre] L'effondrement

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum