[Morgann] Les lettres jamais envoyées

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[Morgann] Les lettres jamais envoyées

Message  Yan le Mer 19 Jan 2011, 10:14


Chère Tallulah,

Après dix longues années, je suis revenu et après trois jours, je suis reparti.
J’ai parlé avec quelqu’un, qui m’explique un peu comment les femmes pensent. Et j’ai comprit. J’ai comprit ta colère et ta rancœur, mais je suis désarmé, je n’ai rien pour les combattre.

On va dire que le temps fera ce qu’il a à faire, je n’ai pas les moyens de forcer les choses. Et j’n’ai pas le courage non plus de te laisser parler et dire ce que tu as sur le cœur, non, je crois que ça ferait trop mal.
Je suis prit dans un engrenage de merdes et histoires que tu aurais peine à croire que ça puisse exister. Quand on était jeune, mes petites histoires te faisaient rire, maintenant je ne suis pas certain que ce soit le cas. Y’a déjà une poignée de gars là-dehors, qui m’attend pour me ferrer le cul, et le plus triste dans l’histoire Lullah, c’est que je ne les connais pas, leur simple colère de gros bébés grincheux les pousse à me tuer. Je peux te jurer que je me suis efforcé de pas leur dire …
Je n’sais pas vraiment ce que je dois faire. Accepté de travailler pour quelqu’un pour avoir la paix. Refuser et n’avoir aucun allié, et donc mourir.

Cléo et Shorah m’aident bien, quoi qu’on en pense, ces deux filles sont pleines d’idées et d’initiatives intéressantes. Une autre façon de voir le monde et les gens. Mais celle à qui tu dois le fait que je comprenne aussi bien ce que tu ressens, c’est Kanjha, elle a ce regard plein de franchise, aucune ombre derrière elle, et j’ai parlé, moi Morgann j’ai parlé. Je suis sûr que tu rirais en lisant ça. Mais tu n’auras jamais l’occasion de le faire.
N’oublie jamais ce que je dis sans arrêt, parler, c’est mourir, de l’intérieur.

A dans trois jours Tallulah, plus que ça pour foncer dans le mur, encore.
Morgann.




Dernière édition par Suniva le Lun 07 Fév 2011, 09:45, édité 1 fois
avatar
Yan


Feuille de personnage
Guilde: Les Implacables

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Morgann] Les lettres jamais envoyées

Message  Yan le Mer 19 Jan 2011, 21:58



Le Blanc,

Je t’éc
ris, pas pour faire la paix, pas pour faire le bilan de tant d’années de guerre, mais pour que notre marché prenne racine, s’enfonce dans la terre et la fasse craquer.

Tu sais à quel point notre travail pourrait être avantageux, pour toi, ta famille, ta femme, j’ignorai que tu avais battit un édifice à ton nom, un gamin qui aura le pire ou le meilleur des héritages, j’ai été fils, tu l’as été aussi, tu sais comme c’est pesant alors occupes toi en, fais de lui quelqu’un de meilleur que toi.

Si notre accord fonctionne, je voudrais pouvoir te faire confiance, compter sur toi en cas de pépin.
Je donnerai le meilleur de moi-même, pour recommencer, pour ne pas refaire les erreurs du passé, donner trois fois de ma personne pour du résultat. Donner de mon temps, envenimer ce qui me pend au nez, je sais qu’on va frapper dans pas longtemps, je sais que ça va faire mal, tu verras.

Mais pour te prouver que je n’suis pas le premier crétin, que beaucoup font mine de ne pas me connaitre alors que__________________________ nt_______tu te souviens de cette fameuse information________________ecret d’une grande armée
Pour ça j’ai besoin de me séparer de



La fin est brouillée par l'eau, effacée, puis arrachée.
avatar
Yan


Feuille de personnage
Guilde: Les Implacables

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Morgann] Les lettres jamais envoyées

Message  Yan le Jeu 03 Fév 2011, 10:58


Tallulah,

Dans l'instant présent, je me demande si on a pas accéléré le temps. Tout est plus beau, plus fort, plus coloré et surtout tout est gratuit.

Quand j'étais jeune je voulais être quelqu'un. Maintenant, je voudrais être personne. Je m'en sors bien.
Quand on est personne, les gens n'ont pas peur. J'en rencontre plein en ce moment, et j'ai de la peine à croire qu'ils s'attachent à tant de détails. Il y a l'elfe qui insiste pour crier que je suis gentil, une femme qui a l'air d'avoir toujours les yeux débordant de larme car sa vie l'affecte comme une maladie incurable. Il y a la mystérieuse qui insiste pour le rester. Tous sont sympathiques, ils ont une histoire. Lou a une histoire, mais préfère l'instant présent, enfin je suppose, puisqu'elle ne se demande jamais rien mais demande toujours aux autres pourquoi ils se plaignent.

Dio et Lou se rejoignent par leur simplicité d'être, les deux autres femmes se rejoignent mais je ne sais pas par quoi. Probablement un sale caractère. Mais l'une me parle avec sincérité, l'autre comme si j'allais la tuer au coin de la rue.

Tu es une femme, probablement que tu les comprendrais, moi je suis envahit par le silence, je suis incapable de répondre à quoi que ce soit, même une attaque. Pas parce que je ne peux le faire, mais parce que je n'ai pas envie de le faire.
J'ai l'impression que je dois m'économiser, ne pas trop gaspiller de temps avec tout ce monde, parce qu'ils n'en gaspilleraient pas avec moi. C'est ça être personne. Et je remercie chaque jour les dieux de m'avoir fait disparaitre petit à petit de la face du monde.

C'est devenu une drogue, je suis un centre autour duquel gravite un monde dont j'espère tout ignorer de lui.
Je fais exprès depuis des années de snober chaque signe que la terre m'envoie.
Tu as tout foutu en l'air, tout. Tu me fais retomber sur mes pieds, tu m'attaches à la vie, tu me donnes espoir, tu m'as même donné un avenir.

J'aimerai savoir si c'est une bonne chose.

Morgann.


avatar
Yan


Feuille de personnage
Guilde: Les Implacables

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Morgann] Les lettres jamais envoyées

Message  Yan le Ven 04 Fév 2011, 10:58


Lady Suriel,

Tu es un peu le chaton que l’on ramasse dans le caniveau, adorable, attachant, mais sans la moindre ligne de conduite.

Tu bondis de joie et t’émerveilles devant la moindre petite chose sans intérêt, tu respires l’optimisme. Chaque rencontre est un cirque, j’imagine très bien des drapeaux de couleur, une musique de fanfare très gaie, des acrobates qui appuient tes propos et des serpentins brillants qui virevoltent dans l’air, chaque rencontre est un cirque.

Tu es une enfant, mais pourquoi bondir de joie lorsque par exemple tu annonces une mort. Soit, je suis le premier à dire que la mort n’est pas une fatalité, du moins pour ceux qui restent en vie. Mais chaque « glauquerie » de ta part met le monde mal à l’aise. Une ignorance incertaine.

Je connais les névroses, j’en souffre, peut-être souffres-tu aussi, je l’ignore. Mais je me suis attaché à toi grande dingue et j’éviscérerai le premier trou du cul qui te menacerait ou te ferait pleurer. Je déteste ça, les gens qui ne respectent pas les enfants.

Ils sont l’avenir, tu es le nôtre.
Vies longtemps et sûrement. Et si tu as besoin de faire rire, ne te gène pas, je suis bon public.

Morgann




Tallulah

Si un jour je disparais, je te laisserai sans doute lire tout ça.

En admettant que demain je ne sois plus, en admettant que tu sois seule, je me demande ce qu’il resterait de moi. Un toit et de quoi vivre largement. Je ne t’accuse pas, je ne fais aucun commentaire douteux sur le rôle de la femme et de l’homme etc. Tu crois juste qu’il te resterait quelque chose, comme un choix de vie, un peu de culture, par exemple que tu choisisses comme moi de ne jamais appartenir à un groupe d’individu, de leur ressembler, de les doubler. De rester l’unique et incorruptible. On te demandera alors pourquoi … Et c’est là que j’interviens, mort, vivant, oublié de tous, dans ton cœur et ton âme il te reste un peu de Morgann.

C’est une question, pas un besoin, je me fous de savoir ce qu’il se passera ensuite, une question sur la vie et la suite de la vie, la traçabilité d’un être et son historique.
Il me reste plein de chose des gens qui sont morts autour de moi. Il reste plein de chose à ces gosses des rues, sans avenir et mais déjà avec un passé lourd.

Ca me semble volatil, après un lourd chagrin on oublie. Je me plais à provoquer les gens qui ont du chagrin, car c’est de là que germe le noyau d’un futur monstre.
J’ai déjà quelques graines, je vais en faire des pousses.

Je me souviens de notre rencontre, toi la petite blonde hautaine, je t’aurais bien mit des baffes, moi le petit con. C’est ça, mettre des baffes, faire germer …

Faire germer notre histoire à travers d’autres histoires. Une cartographie de nos passages.

Aime-nous.

Morgann



Lou,

Il faudrait qu’on passe plus de temps tous les deux. Il faudrait que tu me parles plus. Je suis sur ma faim, à chaque fois quelqu’un te coupe.

J’ai bien comprit que tu portais peu d’importance aux stéréotypes, reproches, aux mots en fait.
Tout l’inverse de la gente féminine, quelle curiosité. Tu dois avoir un succès monstre, les hommes doivent se mettre au défit de te posséder, comme ils le feraient avec le pouvoir.
Le pouvoir et la possession, c’est à peu de chose prêt la même chose pour un homme moyen. Mais tu es un peu comme de l’air, on ne te tient pas. Même si je l’ai fait hier, de mes propres mains. C’est du premier degré, au cas où.

T’es un peu comme Suriel au final, une douce imbécile, car les imbéciles ont ne leur demande jamais rien. C’est là que je vois à quel point je ne suis pas le seul à penser à la masse.
Snober la masse en l’imitant.

Un autre mystère autour de toi, Grenadine, à l’écrit c’est trop étrange, alors je vais venir te voir, pour te le demander de vive voix. Et si on me coupe, cette fois, je t’emmène chez moi.

A la tienne,

Morgann

avatar
Yan


Feuille de personnage
Guilde: Les Implacables

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Morgann] Les lettres jamais envoyées

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum