[A faire vivre] La guerre en Lordaeron

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[A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Tonerelle/Vorticus le Ven 25 Mar 2011, 11:59

[Voilà, gros plagia du topic "Les Tarrides s'embrasent". L'idée me paraissait bonne alors je reprend le truc pour l'appliquer dans cette guerre autrement différente. Je sais qu'il y aura sûrement moins d'activité dedans mais faut essayer !]


Dernière édition par Vorticus le Jeu 16 Juin 2011, 19:40, édité 7 fois
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Aronh le Ven 25 Mar 2011, 17:46

Le Commandant plia la lettre et appela l'intendant, qui était installé à son bureau, quelques mètres plus loin. En quelques secondes, il était devant le chef, prêt à recevoir ses ordres.

- Fais préparer les soldats et un golem. Nous devons partir demain, à l'aube. Vite !

Il était déjà trop tard pour s'aventurer hors du Nid. L'obscurité n'était pas le point fort des Courtetailles, et il n'était pas question d'avoir un blessé dans les rangs. La Brigade devra être rapide, discrète, pour le déplacement jusqu'aux montagnes d'Alterac. A dos de béliers bien entrainés, ils pourront arriver à Elgarde au crépuscule.

Il enfila ses chaussons et traina des pieds vers les escaliers menant au rez-de-chaussée du fort. Posant sa main poilue sur la rambarde de pierre gelée, il monta mollement la vingtaine de marches. Puis il prit à gauche, puis à droite, puis encore à gauche et enchaina sur de nouveaux escaliers, il connaissait sa deuxième maison par coeur. Après quelques tournants et marches, il arriva au dortoir de la Brigade. Là, les soldats s'activaient déjà à préparer leurs affaires.


- N'emportez que le strict nécessaire, dit-il. Nous ne resterons pas longtemps sur ces pics dévastés !

De nombreuses outres, miches et viandes furent alors sorties des sacs. Il n'y avait pas une parole, pas un soupir, à part quelques anciens en pleine rigolade. L'atmosphère était tendue. Tous savaient qu'ils allaient devoir affronter des pestilences, sans crainte et sans pitié. Eux, au moins, n'avaient pas peur de la mort ou de perdre leur famille. Ils n'avaient plus rien à perdre.

Une jeune servante vint ouvrir une caisse pour en sortir la tenue militaire du commandant. Elle commença par les jambières, composées de maintes sangles, comme la majorité des pièces de son armure. Ensuite, elle mit les bottes, puis le plastron, puis les brassières, puis les épaulières...
Quinze minutes plus tard à peine, son armure fut complète. Il retira sa bague de fiançailles pour enfiler des mitaines en laine, puis des gants métalliques. Il avait prévu de rendre visite à des alliés. Il tiendra sa promesse, même si ça ne l'arrangeait pas forcément.




Dernière édition par Aronh le Sam 26 Mar 2011, 18:37, édité 2 fois
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Darnat Sombrecoeur le Sam 26 Mar 2011, 11:06

Belle nuit. Calme et sereine. Juste à regarder les étoiles et oublier la guerre. C’est ce que se disait Darnat, accoudé à un restant de tourelle du Donjon de Fenris, fixant le ciel. Il regardait du coin de l’œil la vigie placée sur ce mur, qui semblait mal à l’aise. Les réprouvés sans doute, leur dernière tentative d’infiltrations dans le fort avait bien failli transformer le fort en un épais nuage verdâtre.

Le Seigneur se redressa, sentant la tension accumulé dans les muscles pétrifiés par sa position précédente, qui sait combien de temps il avait pu rester là à regarder les cieux, se faisant sentir à ce moment-ci. Il se mit à côté de la vigie adossé à la muraille, regardant en direction de Gilnéas, dont l’on ne voyait à cette distance que la brume caractéristique de la région.

« La voyez vous, Soldat ? »

La vigie sursauta, ne s’attendant pas à ce que son chef lui parle. Il se redressa bien droit d’un coup en avalant sa salive, puis regarda dans la direction désignée, avant de répondre d’un simple « Non ».

« Gilnéas, commença le Seigneur. Gilnéas, la perle du Nord. »

« Perle du Nord Monseigneur ? Ce n’est pas Lordaeron qui porte ce titre ? »


En son for intérieur, le vieil homme ne put s’empêcher de sourire. C’était là la pensée de toute personne censée. Lordaeron avait fait beaucoup après tout. La capitale politique et névralgique de la vieille Alliance. La Lordaeron qui faisait battre bien des cœurs à sa simple mention. Le réceptacle de la plupart des reliques venant de Strom et de l‘Empire d‘Arathor. Lordaeron… Perle du nord. Peut-être bien.

« Peut-être. Question de point de vue je suppose. Oubliez, ce ne sont que les divagations d’un vieil homme. Quel âge avez-vous donc mon garçon ? »

Le jeune homme, car il l’était assurément, s’humecta les lèvres, roulant ses épaules drapées des immenses épaulières d’épéiste, avant de répondre un « 19 ans, Seigneur. »

19 ans. Tellement jeune, trop jeune. Ce n’était pas le premier jeune à s’engager et, peut-être, mourir pour son idéal. Mais ça ne serait pas le dernier, quoi que fasse le vieux vétéran.

« Je vois. Je vais vous laisser finir votre garde en paix. Ca vaut mieux pour le bien du Fort n’est-ce pas. » conclut le Seigneur en souriant sous sa barbe, avant de redescendre du rempart. Il regarda la lune, la sérénité du soir seulement brisée par le vacarme que produisait son armure complète. Il baisse les yeux, entendant des bruits de pas précipités venant dans sa direction. Un homme marchait à pas vifs dans sa direction, suivis de deux hommes portant le même uniforme. Le Frontalier, s’en était un, le salua avant de lui tendre une lettre, non-scellée, que Darnat prit avant de la lire.

Le 26/03 de l’an 31
Du Frontalier Georges Orwell,
Au Seigneur Darnat Sombrecoeur.

Monseigneur, je serais bref. Je suis l’un des éclaireurs que votre Seigneurie a laissé en Alterac suite au combat dans la bourgade annexe d’Elgarde. Je vous apporte un constat assez pessimiste de la situation. La 7e légion tient Elgarde. Mais de plus en plus de réprouvés arrivent chaque jour armés de leurs produits chimiques. Ils ne savent pas combien ils vont tenir, et le dirigeant du fort désire savoir s’ils auront un soutien en homme d’ici peu. Ils ont essentiellement besoin que quelqu’un brise le blocus et détruise le plus de catapultes possibles, ce qu’ils ne peuvent faire avec leur matériel actuel. Ils tiendront, c’est la 7e Légion après tout, mais je ne sais quelles pertes engendreront ces combats.

En attente de votre affirmative,
Frontalier Georges Orwell.


Le Seigneur, qui avait légèrement soupiré au mot « Seigneurie », fronça les sourcils et rendit le parchemin à l’homme qui lui avait apporté.

« Envoyez une réponse. Nous serons là demain soir. Faîtes savoir que nous partons à l’aube et envoyez ce rapport au Commandant Tannetir. Il saura quoi faire. Faîtes lui également parvenir mes salutations les plus distinguées et que je serais honoré de me battre à nouveau à ses côtés. Rompez. »

L’homme se mit au garde-à-vous et s’en retourna, les Frontaliers qui l’accompagnaient le suivirent aussitôt, prêts à dispenser ses ordres. Le Seigneur Sombrecoeur vérifia ses armes, par réflexe et sans y faire attention en réfléchissant.

Belle nuit. Une belle nuit pour se préparer à faire couler le sang au nom de l’Alliance et de la Lumière.

Que la Horde prenne peur, les Sombrecoeurs partent en guerre.

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Daurel Lirus le Sam 26 Mar 2011, 11:46

Il se déplace d'un pas rapide vers le fort, la matinée est belle et la nuit a été bonne aussi, un ours qui servira entièrement au Clan.

Tout de suite un Frontalier vient à sa rencontre et lui annonce la nouvelle, ce soir en Alterac. Immédiatement il donne les ordres à ses frontaliers, certains resterons au Fort d'autres partirons devant. Depuis plusieurs jours pas mal de recrue étaient arrivées c'est la bonne occasion de voir si elles sont capables de se battre dans l'Enfer du Nord.
Le Nord, la neige, le froid, le sang, la puanteur des Morts-vivants et leur peste. Pourtant, il était habitué lui, les Malterres, Norfendre, les Fosses de Saron...
Sans s'en rendre compte il était arriver face à la tanierre. La meute l'avait suivi. Une douzaine de chien qu'il entraine depuis des années, des chiens entrainer à combattre. Des machines de guerre discrètes, puissantes et rapide. Enfin bref Ce soir il allait combattre, il regarda le ciel et dit à voix haute " Ce soir c'est un beau jour pour mourrir mais, ce n'est pas encore notre tour..."

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Major Einar le Dim 27 Mar 2011, 15:24

Quelques heures après la Bataille en Alterac dans la Ville d’Elgarde.

Dath’anar était dans sa chambre à Brise-Clémente en regardant par la fenêtre, la place du village. Certains de ses soldats, tout au moins pour les plus valides même après la rude bataille, ainsi que quelques gardes du Village s’entrainaient. Il s’était mit à l’aise étant donné que son armure fut brisée de toute part lors de cette attaque. Il n’avait mit qu’une chemise élégante rouge et noir, un pantalon noir, des bottes et des gants rouges.

" Elgarde…" Pensait à voix haute Dath’anar en regardant ses fiers soldats qui avaient combattu vaillamment contre l’Alliance et tout en supportant les Réprouvés. " Vils abomination de Sylvanas " jugeait Dath’anar en frappant du poing contre le mur. Cette insulte et cette colère que venait d’avoir Dath’anar était à cause de cette bataille à Elgarde….

L’attaque avait été rude, la fumée, la toxine, le sang, les cris, le fracas des armes et des armures, les tirs de canon et tous les autres bruits habituels que l’on peut entendre lors d’une bataille ; mais un seul cri dérangea plus que tout Dath’anar.

"Aaaah !! Méchant monstre !! Père, Mère…."
*le cri d’une jeune fille qui sanglotait devant un Geist qui allait l’abattre*

Dath’anar vit la demoiselle et ne put supporter qu’elle se fasse tuer. Quand bien même le Geist était au service du Renouveau de Lordaeron, iI approcha derrière lui, prenant la corde qui pendait à son cou et tira ce dernier vers la pointe de son estramaçon qui le transperça. Mais ce coup ne suffisait pas pour abattre cette abomination " Ma Lame ne te suffit pas vile abomination, alors gouttes donc à ma magie..Feu Sacré !! " En même temps qu’il dit ces deux derniers mots, sa lame s’illumina et commença à bruler le Geist ; Dath’anar lui trancha le corps de bas en haut.

Voyant le cadavre du mort-vivant et Dath’anar qui se tenait noblement devant elle, la jeune fille continuait à pleurer tout en regardant Dath’anar avec frisson et admiration. Dath’anar posa sa main sur la tête de la jeune fille et s’agenouilla à coté d’elle puis lui dit : " Va jeune enfant, cours rejoindre tes parents qui doivent s’inquiéter de ton sort et soit bénit par la lumière le temps que tu puisses les retrouver " La jeune enfant cessa de trembloter, en entendant la voix grave et ferme qui prononçait ces belles paroles. Elle s’enfuit alors sans mot dire pour rejoindre les autres survivants.

" Pourquoi…pourquoi… " Pensait Dath’anar. Il émanait de lui comme une tristesse et une haine qu’il avait connue et oubliée depuis des années. C’est là qu’un Soldat Il’amare arriva en courant, essoufflé et trempé de sang, peut être le sien ou celui des humains.
" Monseigneur… ! " tout en tentant de reprendre son souffle " Reprenez votre souffle soldat et dites ce que vous avez à dire " le soldat fit et se mit fièrement droit devant le Seigneur et prononça quelques mots de façon très hâtive "Monseigneur ! Nous tenons comme nous le pouvons contre l’Alliance, les catapultes continuent de déverser leur produit chimique sur les Remparts de la place forte d’Elgarde. Mais… " *On entendit des réprouvés qui criaient : " Des Nains ! Ils nous ont prit à revers ! "* Dath’anar et le soldat accoururent vers la place où se trouvaient les catapultes qui étaient attaquées par les nains. " En Avant !! Pour la Maison Il’amare ! " S’écrièrent les soldats Il’amare en voyant Dath’anar qui chargeait sur les nains.


…et voila à quoi repenser Dath’anar après avoir frappé le mur. Il fit les cent pas puis s’asseyant sur la chaise de son bureau, il fixa à l’autre bout de sa chambre juste en face de lui une peinture représentant sa femme et sa fille de leurs vivants. Tout en regardant leurs portraits, il s’endormit sur son bureau…
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Elycia Brightsun le Dim 27 Mar 2011, 17:52

Le chant mélodieux d'un oiseau réveilla doucement Scalya, qui dans un demi-sommeil, ne put s'empêcher de sourire.
S'étirant de tout son long, elle ressentit une douleur à son poignet gauche. C'est alors que les souvenirs sombres de la nuit se bousculèrent dans son esprit. D'un geste vif, elle rabattit le drap en soie pour s'asseoir sur le lit. Son front était en sueur. Elle se leva, pris machinalement une brosse à cheveux et sortit sur la terrasse extérieure ; son corps fut inondé de lumière par les rayons du soleil.

Ses yeux verts parcouraient la forêt des Chants-Eternels. Quelle sérénité ici, que de beauté. Cette vision la renforçait malgré tout. Se tenant sous la chaleur réconfortante du soleil, elle passait en revue les différentes phases de la bataille de cette nuit.

Le siège d'Elgarde... Cette ville fortifiée, nichée dans les montagnes enneigées d'Altérac. D'ailleurs, ordre avait été donné aux Il'Amare de révêtir des vêtements chauds sous leur armure. Mais surtout..."Veillez à bien porter votre masque soldats Il'Amare". Ces mots prononçés par la voix autoritaire de son oncle, le seigneur Dathanar, résonnaient encore dans son esprit.

Scalya ne peut s'empêcher de réprimer un air de dégoût.Tout en lissant ses cheveux avec sa brosse, elle revoit l'assaut des réprouvés sur les remparts avec leurs catapultes, elle les revoit avec leurs fusils à toxine sur le champ de bataille.
Les habitants couraient de façon éperdue complétement horrifiés, poursuivis par des Geists, ces abjectes créatures.
Quel chaos, que de visions cauchemardesques. Que ne faut-il pas utiliser pour gagner une guerre finalement ...

Mais la haine qu'elle éprouve à l'encontre des humains eut raison de tout.

"Il'Amare, restons groupés et faisons bloc contre l'alliance. Chargez !" leur criait le seigneur Dathanar.
Revigorée par ces mots, une poussée d'adrénaline surgit en elle. Elle s'engagea alors dans le combat avec rage, sa lame s'abattait contre tous ceux qui se dressaient devant elle, son bouclier parait les coups des armes ennemies. Voilà ce qu'elle aimait et ce pourquoi elle était faite, combattre à côté de son oncle et des soldats Il'Amare contre l'alliance, et tous autres ennemis.

Une voix tonitruante retentit en bas de la terrasse, la faisant sortir de ses pensées : "Scalya ! c'est pas le moment de faire la feignante, descends tout de suite et rassembles nos hommes ! Nous avons une mission ce soir".

En soupirant, mais avec un sourire aux lèvres, Scalya fit un rapide brin de toilette, revêtit une nouvelle armure et prit son arme pour aller rejoindre son oncle.


Dernière édition par Scalya Il'Amare le Lun 28 Mar 2011, 19:31, édité 1 fois
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Tonerelle/Vorticus le Dim 27 Mar 2011, 19:48

Le ciel semblait se voiler et le vent, murmurer.

Vorticus se contenta de fixer patiemment la silhouette du fort d'Elgarde en attendant le signal, comme un loup pour l'aurait fait pour curée. Il tenait dans main droite un cracheur de peste portatif, et de l'autre une fine et longue épée noire.
Derrière lui les catapultes à l'arrêt étaient farouchement protégées par les guerriers du Renouveau. Devant, les geist massacraient les derniers fuyards de la basse ville. Il tourna un instant son regard vers le seigneur Dathanar Il'Amare qui tentait de rassurer une jeune putain humaine avant de la laisser fuir. Vorticus ne pût s'empêcher de réprimer un grognement d'écœurement devant une telle démonstration de faiblesse, mais il se contenta d'oublier. Les flammes auraient pût continuer à ronger les toits des chaumières dans un ardent crépitement sans plus jamais être perturbé. Mais un réprouvé se mit à hurler :

"On nous attaque à revers !!!"

Subitement, le calme laissa place aux fracas des armes. Il n'eut le temps de se retourner que déjà des gerbes de sang s'éclatèrent sur son armure. Les chiens du Renouveau frappèrent corps et bien apparemment, mais la violence de la percée ennemie semblait les avoir tous pris au dépourvus. Peu à peu, les combattants se dispersèrent. Les Il'Amare, eux, avaient disparus de son champs de vision. Certains nains s'étaient pris à taillader les catapultes, qui ne firent pas long feu. Mais cela n'avait aucunes importance maintenant car deux guerriers des hommes chargèrent dans sa direction en hurlant et levant de larges espadons. Sa réaction fût fulgurante et il pressa la détente de son cracheur pour leur envoyer une bouffée de toxine verte alors qu'ils n'étaient plus qu'à deux pas d'approche. Ceux ci, dans un hurlement presque aussi puissant que celui de leur charge, s'effondrèrent au sol en se tortillant sous la souffrance. Il ne fût que trente exquises seconde pour que la mort vînt enfin mettre à terme à leur agonie. Il se dirigea d'un pas lent et méthodique vers le tumulte à la recherche d'une proie vulnérable. La fumée noirâtre de la dévastation obstruait le champs de vision si bien qu'on ne pût se repérer qu'au bruit.
Il n'aperçut que quelques soldats du Renouveau qui se battaient avec grand peine près de la Mairie et des nains qui tirait en traitre du haut des remparts du fort.Il trouva alors un combattant isolé sur qui passer son envie de violence.
Le Lord pointa son arme vers sa cible. Il attendit patiemment que sa victime se retourne et fasse face à son sort. Un sourire avide se dessina sur ses lèvres et il prit soin de fixer un instant la petite créature velus dans les yeux. Une lente pression sur la détente, quand il fût soudainement projetté par un choc aussi fulgurant que brutal. Un grand guerrier humain en armure noire d'ébène venait de le mettre à terre. A peine un instant fût nécéssaire pour croiser son regard qu'il devina immédiatement la noire colère du seigneur Darnat Sombrecoeur.
Vorticus se releva rapidement alors pour faire face. Son cracheur était à terre et trop loin pour être récupéré, il serra alors sa lame et murmura une incantation dans la langue sinistre et interdite des démons. Un sentiment de puissance lui parcourut les os et une virevolte de flammes vint s'abattre sur son opposant. Sa réponse fût immédiate, et celui ci leva son lourd bouclier afin de contrer le sort. Le Lord ne se priva pas de cette peine pour lancer à nouveau un sortilège de feu, mais la chance semblait lui avoir tourné le dos et le sort se contenta de fuser bruyamment par dessus le tête du guerrier. Celui ci grogna comme un chien hargneux et chargea pour livrer des coups d'épées. L'un d'entre eux parvint à déchirer son armure pectorale d'un large revers, puis, sans marquer de pause, il lui décocha un brutal coup de bouclier alors qu'il semblait pourtant prêt à répondre de cet affront d'un coup d'estoc. Le chef des Sombrecoeurs fixa le réprouvé à terre un instant avant de tourner subitement la tête sur sa droite.

Ainsi réapparût Dath'anar Il'Amare et ses guerriers. Ils chargèrent aussi droits et arrogant qu'à leur habitude, mais il était indéniable que leur technique martiale était le fruit des âges et d'un entrainement rigoureux et ils parvinrent à repousser le groupe entier de nains et de Sombrecoeurs jusqu'à la rampe d'accès au fort. On pouvait entendre la voix puissante du seigneur Dathanar crier comme sur un son de victoire : "En avant, pour la maison Il'Amare !"
En arrière, le Renouveau avait réussi à se réorganiser et à former leur groupe d'assaut pour les soutenir. Vorticus n'en croyait pas ses yeux, il venait d'être devancé par des Sin'dorei.
Voyant que le combat s'était déporté un peu plus loin, il enjamba rapidement les morts et les mourant après avoir récupéré son sinistre instrument. Il courra frénétiquement vers la bataille, bientôt il allait pouvoir se replonger dans l'abandon de l'âme.

Mais quelque chose l'arrêta un instant. Il repensa à sa vie d'antan. L'odeur de l'herbe fraiche, la caresse du vent et la douce chevelure de sa Lily. Toutes ces choses qui ont été effacée à jamais, toutes ces chose qu'il ne retrouvera jamais. Il ne savais pas pourquoi cette pensée lui vînt à ce moment précis. Pourquoi il devait regretter ce qu'il allait faire... ce qu'il fait. C'est ce qu'il a fait et ce qu'il ferra sans cesse. Car il n'y a que la mort, le chaos et le sang qui gicle. C'était le seul moyen qu'il avait d'oublier et il n'était pas prêt de s'en passer.

"Je vais vous réorganiser les intestins ! MOURREZ !"



Dernière édition par Vorticus le Jeu 16 Juin 2011, 19:48, édité 8 fois
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Clairvoyant Llorente le Dim 27 Mar 2011, 23:31

Alterac, petit territoire montagneux parcouru de vertes vallées et de pics enneigés, enclavé au centre du sous-continent de Lordaeron, au milieu du royaume éponyme, des Hinterlands et de Stromgarde. La trahison du roi Aiden Perenolde pendant la deuxième grande guerre avait entraîné la chute de ce petit royaume à l'histoire douloureuse faite de cirage de bottes des puissants et d'alliances éphémères. Mais la dissolution de l'entité royale n'avait pas sonné la fin de la vie dans ce petit bout de montagne d'Azeroth. Loin de là. L'aristocratie d'Alterac, avec l'aide des sujets du royaume déchu et des anciens soldats de l'armée, se rassembla dans une organisation nommée le Syndicat. A travers tout le Nord du continent, les membres du Syndicat fomentèrent des complots, montèrent des arnaques et utilisèrent leurs sbires et leurs bandits pour détrousser les voyageurs et racketter les plus petites villes.
Certaines bandes qui composaient ce vaste assemblage de hors-la-loi tendaient davantage vers la soif de vengeance que vers le banditisme pur, et rassemblèrent une véritable armée sous les ordres d'un jeune noble du nom de Falconcrest qui enfonça les portes de Stromgarde et s'installa dans le donjon des Trollbane. D'autres chefs de gangs, au contraire, ne se préoccupaient que relativement peu de réparer les griefs que leur avait causée l'Alliance, et se tournaient complètement vers le mercenariat, l'assassinat et les activités illégales, d'autres encore, ne s'intéressaient qu'à ce qui se passait dans leurs montagnes natales et tentaient de reprendre leur capitale des mains d'un terrible clan ogre. Mais toujours le Syndicat, sous la houlette du fils du roi Perenolde, le brutal Aliden, menait ses activités sans relâche et profitait du chaos que laissait derrière elle la troisième guerre et le Fléau, pour refaire d'Alterac un royaume digne de ce nom et, peut-être, faire main-basse sur la carcasse du Nord du continent.

Aujourd'hui, Perenolde, père et fils, sont présumés morts, et la grande offensive réprouvée sur Hillsbrad-City, Southshore et Durnhold a sérieusement mis à mal le Syndicat, qui peine également à consolider ses positions dans l'antre de Falconcrest, dans la ville de Stromgarde, théâtre d'une guerre urbaine entre loyalistes de la couronne des Trollbane, bandits et trolls des forêts. Mais le pragmatisme et la souplesse morale d'un alterac sont supposés très flexibles, surtout quand il s'agit d'un noble ou d'un bandit. Tant qu'ils auront des opportunités ou une chance de se tailler un territoire dans les ruines du Nord, la plupart de ces brigands et aristocrates criminels resteront en Alterac et dans les régions alentour.

Il fait nuit sur Strahnbrand et le blizzard s'abat avec force sur les maisons mal entretenues de cette petite ville de montagne aux mains du Syndicat. Dans la taverne, crasseuse et pleine de fumée et de bruits de discussions alcoolisées, un homme d'une quarantaine d'année bien tapée, chauve et à la barbe bien taillée, mis dans une tenue de combat qui reste élégante et portant le foulard orange caractéristique des membres du Syndicat, discute avec une crevette locale, un avorton humain à la face de rat. Les deux compères, seulement éclairés par la lueur orange d'un bougeoir en étain et entourés de trois gardes du corps, paraissent détendus.

-Alors, Hernan, qu'est-ce qui te fait sortir de ton tas de pierre ? lance d'une voix suave le minus.
-Arh arh arh, mon bon Zac, j'ai pris deux paquets dans la vallée au Nord. Deux péons orcs en pleine forme. On me paye pour leur formation, répond d'une voix assurée le barbu.
-Des peaux-vertes, d'où sortent-ils ? Il n'y a plus guère que ces maudits morts-vivants dans le coin !
-Mon client les a ramenés du marais des chagrins, à l'Est de Stormwind... déclare avec mystère le chauve en exhibant volontairement une bague au style ostentatoire, et visiblement neuve, à son majeur droit.
-Nom de... Il paye cher, cet enfoiré ! Donne-moi son adresse !
-Hey, n'insulte pas mon oncle, face de rat, si tu ne veux pas être pendu par les tripes à un lampadaire ! Lorgren n'avait pas aimé, et je ne pense pas que tu apprécie...
-Hernan... Ou... Seigneur Llorente, mon vieil, mon vieil et tendre ami... Tu me dis que tu forme des serviteurs orcs pour Esteban Llorente ? L'homme qui a toutes les raisons de vouloir nous supprimer ? persifle Zaccagnini.
-Les temps changent. Pour l'instant il se fiche bien des singeries de Falconcrest à Stromgarde ou de ce qu'à pu faire Vardus en Lordaeron. Son problème c'est la Horde, il a besoin de moi et de mes hommes. Il y a une opportunité à saisir.
-Nan nan nan, je te vois venir. C'est pas parce que c'est ta famille qu'il va pas nous entuber. Ce type, mon ami, il a toujours été pro-Alliance, <<Unissons-nous et cassons les frontières>>, de sûr qu'il prépare un coup pour faire plaisir à Stromgarde ! s'exclame le nabot en se limant les ongles, tandis qu'en arrière-plan une danseuse occupe les bandits de la taverne. Hernan dodeline de la tête et soupire.
-Où ça va nous mener ça ? Occuper Stromgarde, d'accord, excellent, et après ? Je suis sûr qu'on perd plus que ce qu'on gagne, c'est juste de la gonflette histoire de dire <<Regardez on s'est vengé de ces brutes d'Arathi en prenant possession de leur capitale>>, mais ça mènera à rien, je te le dis. Il est temps de réfléchir à ce qu'on veut faire au long terme. On peut pas en même temps vouloir, nous, les nobles et nos hommes, assurer notre avenir, prétendre à reprendre tout Alterac, et en même temps ne pas se soucier de nos actions sur la longueur !
-Maaaiiiiis on est des bandits. Des Bandits, B-H-A-N-D-Y-S, on va pas se mettre à faire de la politique ou je sais pas quoi...

Hernan sort un poignard et le lance nerveusement sur le centre de la table.

-Ecoute-moi, crétin analphabète. Je compte aussi m'en mettre plein les fouilles, et je parle bien de ça. Mon oncle est déjà en Alterac, il nous considère déjà comme des alliés. S'il n'aime pas ce que fait Falconcrest à Stromgarde, il nous propose de le rejoindre dans ses combats et crois-moi, il y a de l'argent à se faire. On sera payés en partie et on aura accès au fruit des pillages et... Il peut tenter de négocier une amnistie sur nous. Bien sûr que l'Alliance, du moins celle actuelle et celle de Térénas, n'a pas été tendre avec nous... Oui, Greymane et Trollbane ont voulus nous voler nos terres à cause d'une petite erreur de rien du tout, mais je dis, le temps passe et moi, je ne crache pas sur cette offre. Le projet de mon oncle est intéressant, c'est bien loin du cliché de l'Alliance dont a l'habitude.
-Trèèèès biiieeeeen... Je veux bien tenter, mais c'est hors de question que j'attaque Falconcrest, hors de question ! dit Zaccagnini. Llorente sourit.
-Le sujet de Stromgarde ne sera pas abordé avec lui. Il nous veut pour Alterac et Lordaeron, contre la Horde, répond-il en se levant. Juste, cet accord reste secret pour l'instant. Il n'en fera pas officiellement mention, évidemment. Si tu voit encore ton amante de Ménéthil, garde bien ta langue, je sais pas ce que penserait l'Alliance de l'amitié de l'organisation de mon oncle avec nous.
-Ouais, de toute façon ma langue sera trop prise quand je la reverrais. Et a propos des nains ? Le barbu soupire tout en rangeant sa dague.
-Pour l'instant rien, on a jamais eu à faire à eux, on les laisse dans leur fort à bidouiller leurs reliques. Mon oncle a de bons rapports avec eux je crois, alors évite d'aller rapiner.

Sans attendre de réponse, Hernan Llorente enfile sa cape de fourrure et sort de la taverne, dans la nuit glaciale, accompagné de ses gardes du corps. Tacitement, une entente venait d'être signée.

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Clairvoyant Llorente le Dim 27 Mar 2011, 23:31

Llorente est de retour en Alterac, ce pays uniquement habité d'humains renégats et d'ogres, sans compter l'expédition Stormpike et les Frostwolf. Pas de sang neuf depuis des années dans des montagnes, si ce n'est quelques bandits étrangers venus grossir les rangs du Syndicat ou quelques orcs. Cela se voit à l'état des infrastructures occupées par le Syndicat, elles sont justes retapées, jamais reluisantes. Le vieil homme descend de la fusée avec précaution, ses élégants bottillons claquant contre les pavés usés de la place centrale de Strahnbrad. Il s'époussète un peu la robe, puis prend appui sur sa canne en bois noir. Il est entouré de deux soldats de l'Enclave, engoncés dans leurs armures modernes.

-Ah, vous voilà, mon oncle ! Heureux de vous revoir ! s'écrie Hernan en sortant de l'hôtel de ville décrépit. Bienvenue dans cette charmante bourgade de Strahnbrad !
-Bonsoir, mon petit... répond Esteban, se laissant baiser la main par son neveu.
-J'ai formé les deux prisonniers que vous m'aviez ramener du marais des chagrins. Ils font de parfaits ouvriers. Ces peaux-vertes sont durs à la tâche, si on s'y prend bien.
-Excellent, nous avons besoin de quelques bras avec ce que nous déchargeons sur nos docks, sur les rives du lac.

Hernan claque des doigts. Quatre sbires à foulard orange sortent d'une maison, avec deux péons orcs avec des chaînes aux chevilles. Le vieil homme s'approche d'eux et examine leur dentition d'un œil expert, puis crache la fumée de son fume-cigarette à la face de l'un d'eux. Les orcs n'ont guère l'air malin, et s'ils sont vêtus de haillons, ils ne portent pas de trace de coup, pas plus qu'ils n'ont l'air mal nourris. Hernan pose sa main sur l'épaule de son grand-oncle.

-Ils sont dociles. Les péons sont déjà des larbins dans la société orque, pas beaucoup de changement pour ces deux oiseaux. Toutefois, je vous présente Symyr, il a travaillé au fort de Durn, c'était un geôlier. Il va "veiller" sur eux.
-Je sais contrôler les orcs, surtout ceux-là. Avec moi, il n'y aura pas de débordements, mon seigneur... déclare le geôlier en effectuant un baise-main au clairvoyant.
-Bien, bien. Vous réglerez la question de votre rétribution avec mon secrétaire. Quels sont les noms de nos serviteurs ? demande Esteban en observant de haut en vas Symyr.
-Prork et Crork, ils sont cousins, disent-ils. Pour moi ça n'a aucune importance.
-D'accord. Bon, descendez dans la vallée jusqu'au chalet.
-A vos ordres, mon seigneur.

Les deux orcs soupirent en faisant cliqueter leurs chaînes, puis Symyr, accompagné de deux hommes, quitte la place de Strahnbrad en leur compagnie. Esteban reporte son attention sur son neveu.

-J'espère qu'ils sont fiables, Hernan.
-Mais ils le sont, je vous assure. Il faut juste savoir s'y prendre. Les orcs ne sont plus léthargiques, autant profiter des prisonniers de guerre.
-Tout à fait. A ce propos... Il y a un vide total au niveau de l'existence à long terme de ce genre de prisonniers. Moi, je veux que tu aménage un petit camp d'internement dans ta vallée. Si nous faisons des prisonniers, ils seront bien, tu feras en sorte qu'ils ne soient pas inutiles. Je suis certain qu'il y a bien un ou deux vieux puits de mine encore riches près de ta demeure.
-A vos ordres, mon oncle.
-On ne peut pas tuer tous les orcs, il faut bien en faire quelque chose. Sinon, quoi de neuf dans la région ?
-J'ai révélé à mes hommes notre accord. Les autres chefs de bande sont perplexes mais sauront rester neutres. Sinon, rien de plus. Alterac n'attire pas beaucoup les convoitises, et ça me va. Les ogres donnent déjà assez de fil à retordre. Si je puis me permettre...
-Oui ? demande Esteban d'un ton faussement curieux, s'attendant à ce que va dire Hernan.
-L'Alliance qui s'est fait joliment botter les fesses à Andhoral et dans les contreforts, ça calme tout le sous-continent. C'est l'occasion de faire ce que vous voulez, mon oncle. Peu d'alliés regardent plus loin que le mur de Thoradin.
-Je sais, et je compte bien en profiter. Je respecte les combattants de l'Alliance, ça va de soit, mais beaucoup trop s'attachent à de beaux principes absurdes. Ce n'est pas pour rien que ces montagnes sont la destination de nos quelques prisonniers : je ne veux pas courir le risque d'essuyer des critiques pour faire travailler des captifs. Bien, je pars au chalet, je dois préparer quelque chose à Hillsbrad. Mes hommes vont zigouiller quelques réprouvés sur les routes et je dois organiser une rencontre formelle avec les Bloodfangs et les Stormpike.

Hernan grimace, il ne porte pas particulièrement dans son cœur ces organisations, mais il dit au revoir au clairvoyant, qui monte sur la fusée. Elle n'est bientôt plus qu'un point dans la Nuit.

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Aronh le Lun 28 Mar 2011, 17:48

Non, le commandant ne fut pas sur une table de la taverne, chope brandie, entouré de ses alliés pour célébrer leur victoire, si l'ont puit qualifier ainsi ce bain de sang.

Il gisait mollement sur un épais drap de soie, et couvert par un tissu semblable. Seul le visage entièrement bandé du chef dépassait de la couverture.

Le chaud, le froid... il s'en plaigna durant tout la nuit au pauvre brigadier Hargrin, qui ne put s'assoupir, à cause des incessables lamentations du commandant. Il n'aurait peut-être pas dû regarder ce réprouvé armé d'un suspicieux fusil trop longtemps, lors de la bataille... Alors qu'il s'apprêtait à tirer... Il n'eut pas le temps de comprendre l'utilité de cette arme maudite... qui avant le tromblon du nain s'actionna et toucha sa cible... le visage crispé par la peur et l'étonnement d'Aronh !
Et les jambes de Tannetir l'abandonnèrent, pour qu'il finisse écrasé dans la neige...

Il ouvrit les yeux, mais ne vit que du noir. Il les referma, les frotta de ses mains gantées et les rouvrit. Toujours rien. Entendant les bruits des lames devant lui, il voulut ramper vers l'arrière, mais fut bloqué par quelque chose.Il se retourna et examina l'obstacle de ses mains... du bois... ce devait être une barrière, une barricade avec un peu de chance. Pour essayer d'être un minimum en sûreté, il contourna la barrière en rampant. Une fois de l'autre côté il s'appuya sur l'obstacle, puis essaya de reprendre sa respiration, mais sa gorge semblait incendiée ! Il saisit tout de même son communicateur, accroché à sa ceinture, pour murmurer quelques mots à ses nains :


- Derrière... la barricade...

[...]

Il passa jusqu'à deux heures dans l'infirmerie d'Elgarde, à suer, à grelotter... mais discrètement. Pas question de se ridiculiser devant toute l'Alliance.

A cause de ses problèmes de santé, la Brigade dut partir pendant la nuit pour trouver au plus vite un médecin digne de ce nom. Les nains descendirent donc au plus vite, mais à cause de l'obscurité, ils ne purent atteindre Hautebrande avant le lever du jour. Un campement de fortune fut alors installé pour que tous se reposent. La bataille avait été difficile.

Et nous retrouvons donc notre commandant, beaucoup moins fier qu'à l'infirmerie, confortablement bordé dans une tente, aux côtés du soldat Hargrin. L'enjeu était énorme : Si le commandant ne pouvait plus retrouver une respiration normale, et surtout ses yeux... sa carrière prendrait fin.
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Darnat Sombrecoeur le Mer 30 Mar 2011, 20:24

Une soudaine souffrance dans son bras gauche lui fit souffrir le martyr et le réveilla de l’un de ses rares moments de sommeil. Le Seigneur s’assit sur ce qui lui servait de lit, se frottant le visage de sa main droite. Foutues batailles. Il y a encore quatre jours, il combattait dans les Ruines d’Elgarde. Lui et les siens avaient chargé, lames au clair, dans les rangs réprouvés et avaient, avec le précieux soutien de la Brigade Courtetaille, détruit les catapultes. L’Alliance avait ensuite traversé les lignes ouvertes pour entrer dans la ville et se retourner pour les retenir. Pourquoi ? Pourquoi s’être arrêté défendre cette partie en ruines de la ville alors qua la sécurité des murs et le soutien de la 7e Légion ? Parce que ces satanés réprouvés avaient envoyé des goules tuer les civils. Nécromancie.

La bataille s’était déroulé normalement, le sauvetage des civils, le repli sur le fort, la contre-attaque finale…

Il se frotta à nouveau son bras gauche en grommelant. Il avait combattu un mage réprouvé orienté vers la magie du givre. Mage qu’il n’avait pu tuer, seulement blessé à un moment. Mais celui-ci avait perforé son armure au niveau du bras. Plusieurs épines de glaces avait perforées l’armure et touchées la chair. Ca n’aurait pas été grave si cela n’avait pas laissé le champ libre aux fusils lanceurs de peste réprouvés…

Il grogna à nouveau. Son bras avait été inutilisable tout le lendemain. Et il avait à nouveau combattu le soir même, contre les Il’amare selon ce qu’il avait vu du tabard. Ce devait être une simple mission contre des ennemis d’Elgarde. Il ne savait toujours pas ce qu’ils faisaient dans ce campement mais qu’importe. Il se souvint par exemple de l’après bataille quand Atherton est tombé au sol, du sang recouvrant sa peau au niveau de la clavicule.

A nouveau, il grogna, passant son épée autour de sa taille, après s’être sommairement habillé, et retourna au travail. Il ne gagnerait pas cette guerre en restant assis passivement.

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Aronh le Mar 05 Avr 2011, 17:13

[Le quotidien "Ecrit du Khaz Modan" vient d'être publié. Dans la section "affaires militaires", un petit carré est consacré au Commandant]

Enfin une bonne nouvelle pour le Forgefer Lordaeronnais ! Le Commandant Aronh Tannetir, de la Brigade Courtetaille, ressort souriant de l'hôpital de la cité, avec ses deux yeux et seulement quelques brûlures au visage ! C'est un miracle pour cet officier, gravement touché au visage par un gaz toxique réprouvé, lors d'une bataille en Alterac. Après cette hospitalisation de plus d'une semaine pour sauver ses yeux et ses voies respiratoires, il va pouvoir reprendre en main son bataillon et le préparer pour une nouvelle campagne.

D'après les médecins, il ne s'agirait pas de Peste mais d'un gaz moins nocif. Forgefer va se pencher sur cette création chimique et va tenter de trouver ses points faibles. Nous vous tiendrons informés sur ce sujet !
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Magan le Sam 30 Avr 2011, 15:50

« Extrait des Pousses de l’Eclat, le recueil de poésies du mystique Brush’um Terréther »

Mes amis, aujourd’hui, je ne vous raconterai guère mon histoire mais je vais plutôt me concentrer sur les histoires et anecdotes de mes amis faisant partie du cercle de l’Eclat suprême.
Aujourd’hui, honneur à Mo’shok Orage-solitaire…
Il s’agissait d’un orc bien qui respectait la philosophie de l’Eclat à la lettre.

Ainsi, afin de prouver sa valeur face à notre cercle, il partit de sa demeure, Trépas d’Orgrim, jusqu’à la Barricade afin de prendre un navire vers les quais de l’île de Caer Darrow.
Arrivé, il s’aperçut qu’il n’y avait personne mais très vite, l’Alliance arriva afin d’empêcher la Horde de prendre l’île.
Il utilisa son chamanisme afin de soigner ses alliers de la Horde mais alors que les soldats de la Horde combattaient ceux de l’Alliance, les deux camps se séparèrent un moment, alors que l’Alliance reculait face à l’avancée de la Horde, puis, dans un élan de charge, Mo’shok invoqua son sort de furie sanguinaire qui rendit toute l’armée de la Horde aussi puissante que de la pierre en fusion sortant d’un volcan.

La Horde arriva ainsi vers le pont ainsi que le fort de Caer Darrow et alors que l’Alliance était coupée en deux, elle se battit quand même vaillamment afin que les deux armées se recroisent et ils y arrivèrent.
Il faut vaincre l’Alliance Mo’shok, continue à soigner et à lancer des améliorations chamaniques sur tes alliers et t’y arrivera !
Ainsi, la Horde prit le pont et l’Alliance le Fort. Mais à présent, il fallait prendre le Fort. De plus, l’Alliance avait aussi répartie des troupes sur les quais afin de prendre ses dernier. Non, c’est sûr, il faut les arrêter !

La Horde fonça ainsi contre le Fort puis contre les quais et alors qu’ils avaient chassés partiellement les soldats de l’Alliance du Fort, ils avaient néanmoins repris les quais mais très vite, l’Alliance reprit le pont. Il fallait donc reprendre également le pont.
Mais lors de la charge des soldats de la Horde animée par la furie sanguinaire commune qu’avait lancé Mo’shok, Mo’shok se rendit compte qu’il avait usé tout ses pouvoirs pour ses sorts de soin et de furie sanguinaire.
Ainsi, n’entendant plus rien de ce qui se passait autour de lui, il vit un mage de l’Alliance arriver vers lui et lui lancer des éclaires de givre. Transi par le froid et sa fatigue, il s’étala contre le sol et ferma les yeux.
Ce fut l’un des seuls blessés. La Horde avait réussis à prendre l’île de Caer Darrow et ce en partie grâce à ses pouvoirs.
Mo’shok, tu mérites une stèle d’honneur en ton nom. Dans les générations futures des philosophes de l’Eclat, les enfants de l’Eclat suprême connaîtront ton nom…
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Yan le Lun 20 Juin 2011, 11:20

Les réprouvés de la barricade et Andorhal avaient trouvé une cible, la ferme des soeurs.
Mais rien n'arrêtent ces dames qui repoussèrent l'attaque de justesse, mais comptèrent des victimes. Certaines toujours en danger de mort.

Elles s'allièrent avec le clan Sombrecoeur et un autre clan dont personne n'a jamais entendu parler.

Tout est prêt, maintenant, il faut se battre.
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Darnat Sombrecoeur le Lun 27 Juin 2011, 18:43

Une rumeur coulait. Un murmure entre les feuilles, une illusion entre les arbres. Des restes de pérégrins, de chevaliers de sang et, plus étonnant encore, de trolls ont été trouvés. Sans savoir qui était l'auteur de leur mort. De nombreuses spéculations étaient tombées. Etait-ce des séparatistes, des pros-alliances ? Etait-ce les trolls qui se battaient entre eux ? Les restes du Fléau peut-être ?

Qui qu'ils puissent être. Ils endurent la mort, les maladies, la malebrêche. Ils aideraient des elfes de sang étant pour un retour à l'Alliance. Ils désireraient le retour à l'Alliance des elfes de sang. Surtout, on dit qu'ils auraient défendu de civils contre des trolls et qu'ils ne tuaient que les militaires... Qui refusaient de se rendre.

Une rumeur coule. Certains sauraient. Parmi elles, peu prononcent les noms. Ceux qui le font les ont vu de leurs propres yeux.

Mais ceux qui savaient quelque chose étaient d'accords sur une chose. Ils n'étaient ni elfes, ni trolls, ni morts-vivants. Ils ne servaient pas la Horde et ne voulaient pas le mal de la race elfique.

Ceux qui se rappelaient l'époque où les elfes étaient dans l'Alliance les nommaient les "Envoyés de Lordaeron". Ceux qui s'en souvenaient avec dégoût les nommaient simplement "les intrus". Les autres, qui n'attendaient que de voir ce qui se passerait, se contentait de les nommer "Les Soldats aux tabards à l'aigle blanc".

[HRP] Voilà, un petit message pour dire que nous avons fait quelques évents du côté des terres fantômes. Rien n'est godmode, on essaye juste de rallier des elfes de sang pro-alliance (On peut en voir sur Quel'thalas) en gérant les maladies et tout ce qui va avec. (Nous en sommes même parties à cause d'un campement trop peu équipés, avec des maladies, et caetera...). C'est surtout pour l'information des joueurs elfiques s'ils veulent jouer sur ça, en évitant de faire certaines choses sans nous en parler de préférence.

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Tonerelle/Vorticus le Mer 29 Juin 2011, 13:36

Un long mois s'était écoulé depuis la disparition du chef de la Fédération.

Où était-il ? Que lui était-il arrivé ? Autant de questions et de rumeurs se rependirent à Fossoyeuse comme une trainée de poudre. Il fallait dire que le Lord était personnage particulièrement singulier et il savait faire parler de lui à toutes les sauces. Glorieux vainqueur de bataille un jour puis fou sanguinaire et hargneux le suivant, il était devenu une véritable incarnation de l'instabilité. Mais ce qui animait bien plus les inquiétudes, c'était que sa disparition laissait une petite troupe de mercenaires non-payés et criant de colère au centre même du front faisant face à Caer Darrow.
Depuis le jour de sa disparition, il n'eut pas un seul lieux dans toute la capitale où l'on n'avait au moins une fois évoqué son nom.
Certains établirent des hypothèses rocambolesques comme quoi sa disparition était lié à un appel des ombres qu'il vénérait tant, d'autre encore prirent un partis moins glorieux en désignant le chef de la Fédération comme un avare cupide refusant de payer ses hommes. Mais quelque chose de plus curieux pouvait inciter à penser autrement : Un général du nom de Henris Welth avait lui aussi disparut à peine deux jours après la disparition du Lord.

Bien au delà de la mal-ville, près du sombre lac de Caer Darrow, la bataille avait depuis longtemps laissé place au calme le plus tangible. Les principaux groupes combattants de la Horde s'étant retirés pour vaquer à des affaires plus pressantes, il ne restait plus que les hommes d'armes sans solde, fulminant de colère.
On ne savait rien de l'autre côté. L'Alliance restait sur la défensive comme à son habitude et il ne valait mieux pas qu'ils sachent à quel point le front était dégarnis du côté des réprouvés. Mais les nouvelles allait d'autant mal en pis, qu'une menace d'un autre genre avait fait son apparition au nord d'Andhoral. Un groupe de femmes combattantes s'était installé dans la ferme de Gangrepierre.
On ne savait que très peu de choses sur elles, si ce n'est qu'elle multipliait les provocations face à Fossoyeuse. Dernièrement, un éclaireur avait même fait part d'une humiliation impardonnable de leur part : Des épouvantails fais à partir de corps de réprouvés avaient été aperçus non loin de la grande route. Autant dire qu'elle représentait une menace de taille : actes terroristes, espionnage, sabotages... tout était possible.

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Tonerelle/Vorticus le Mar 05 Juil 2011, 22:13

[Abrégé et conclusion d'une petite campagne rp, sachez qu'une bonne part des éléments ont été joués et que le "mystérieux retour" trouve des explications claires que je ne souhaite pas évoquer dans mon texte tout simplement. Si certains contestent cette prise de position, qu'ils n'hésitent pas à m'en faire part par MP. Cependant j'ajouterais que le but et principalement d'offrir un lieux repaire pour notre guilde. Non pas que nous y ferrions toutes nos séances de rp, mais l'idée est simple : Nous voulons établir un front plus légitime. Merci.]

Le Lord Vorticus était de retour.
Personne ne sût comment ni pourquoi et lui même refusait d'en évoquer les cironstances. Au même moment, à Andhoral, on annonçait la mystérieuse disparition du général Welth.
Evidemment, tout le monde fît le rapprochement évident entre la réaparition de l'un et la subite disparition de l'autre.
Cependant et tout aussi curieusement, les récents mandats d'arrêts qui affectait le Lord pour trahison venait d'être levés, pourtant sans raisons apparentes.
Le lendemain, les annonces officielles stipulaient que le général Welth était un escroc de la pire espèces ainsi qu'un traitre (qui, selon les dires, n'hésitait pas à vendre des informations militaire confidentielles à l'ennemis pour obtenir le gage de n'avoir aucunes attaques sur sa précieuse ville, et ce aux dépend des autres bien entendu).
Personne ne sût si cela était vrais ou pas... mais Fossoyeuse dictait la lois et au bout de quelques jours, plus personne ne remit en question l'édit royal.
Vorticus, pour avoir dénoncé un traitre de haut rang au sein de Fossoyeuse, et selon l'écrit : "Pour récompenser de longs et loyaux services pour le compte de Fossoyeuse", allait obtenir la place de son anciens rival, c'est à dire général aux troupes de soutient mercenaires.

Le front du Nord est toujours en proie à la guerre.
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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Tonerelle/Vorticus le Lun 08 Aoû 2011, 12:07

On pouvait dire qu'il était retombé aussi vite que son grade avait vu prendre en proportions.

Un matin sur la forêt des Pins Argentés, un petit groupe de patrouille mort-vivante vînt à longer la bordure du lac de Fenris pour se retrouver face à une présentation morbide singulière. Il étaient arrivés à la fin de leur marche lorsqu'ils trouvèrent une large trainée de sang noirâtre qui s'étendait sur quelques mètres. Le corps était à peine reconnaissable. Sans tête, vêtus de lambeaux noircît et recouvert de cendres par endroits, l'individu mutilé aurait pût être méconnaissable mais les tueurs avait pris soin de nommer leur victime à l'aide d'un panonceau : "Monsieur le Lord".
Le bois mort sur lequel avait écris ce nom implacable avait des allures de moqueries enfantines. Les tueurs avaient en tout cas pris soin de signaler leur enthousiasme en ponctuant leur écris par quelque dessins de phallus et de têtes de loups enragés.
A vrais dire, ces inscriptions eût au meilleur effet que de faire sourire les Gardefrois à leur tour.

Bien entendus, les doutes étaient de mise. Mais les analyses des apothicaires était fiables quelque soit leur méthodes : Le corps retrouvé était celui du prénommé Vorticus, anciens officier du Fléau puis membre de la société royale, avant de devenir héritier d'une fortune familiale considérable de plus de trente mille pièce d'or.

Désormais mort, tous ses rêves de gloires et de puissances se sont bien sûr envolés. Cependant on dit que ses anciens partisans demeurent toujours présents et tentent tant bien que mal à poursuivre les desseins de ses sombres visions.




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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Clairvoyant Llorente le Mar 23 Aoû 2011, 03:58

Le tonnerre gronde dans la nuit bourdonnante du bruit des grillons de cette petite prairie perdue au beau milieu des Maleterres de l'Ouest. Six silhouettes se détachent devant le feu de camp crépitant. L'une d'elle est à genoux, pieds et poings et liés. Petit et vert, c'est un gobelin aux grandes oreilles et aux cheveux auburn. Il supplie l'une des silhouettes.
"Je vous donne tout ce que j'ai. Laissez-moi partir, je vous en prie ! Je ne savais pas !"
"Tu ne savais pas quoi ? Que tu es sur la terre des Hommes et que nous nous tolérons pas les gens qui commercent avec eux ? Encore moins les peaux-vertes, quelque soit leur taille" lui hurle une des silhouettes. Les flammes du feu éclairent son visage, mate, dur, à la fine moustache noire et au regard halluciné. Il donne une gifle au prisonnier de sa main gantée de métal puis jette au visage du gobelin une liasse de papiers.
"Les croisés d'argent sont des traîtres à Lordaeron et tu commerce avec eux. La loi de notre pays est très sévère envers les gens comme toi. La sentence est la mort !"
Un des autres humains s'approche du moustachu.
"Commandant Gibbons, un message par pigeon du clairvoyant Llorente" annonce t-il en tendant la lettre.
Sans un mot, Gibbons s'en saisit et la décachète.

Commandant Gibbons,

Bien que vous ayez pris la liberté de partir battre la campagne en Lordaeron, je ne vous en tiens point rigueur. Votre rancoeur à l'égard des croisés d'argent et des pacifistes est compréhensible et j'ai pour vous une mission importante qui, je le pense, vous intéressera. Dans le cadre de la nouvelle stratégie établie par le sénateur Pôelefer et moi-même, je vous demande de voyager avec vos amis vers les Maleterres de l'Est et d'y massacrer n'importe quel petit groupe d'argentés et d'y essaimer des indices pour faire croire à une attaque des morts-vivants du Fléau. Les yeux de la croisade d'argent doivent continuer d'être rivés à l'Est le plus longtemps possible. Je vous fait confiance pour que vous ne laissiez pas trace de mon message. Je mets à votre disposition Hanlon, Lesure et peut-être quelques autres personnes. Vous serez tenu au courant.

Clairvoyant E.Llorente

Post-scriptum : soyez rassuré : la réanimation n'est pas nécessaire, - et elle n'est pas à votre portée - et je sais évidemment que vous détestez cette magie noire. Contentez-vous de laisser quelques indices accusant une bande de guerriers morts-vivants en maraude ou d'assassins du Culte des Damnés.

Le lordaeronnais sourit en jetant le message au feu. Il s'approche du gobelin et lui passe une corde au cou. Deux silhouettes se saisissent du petit prisonnier et l'installe sous la branche d'un arbre.
"Bien, reprenons. Au nom du royaume de Lordaeron, je vous déclare, Machin Gobelin Trucmuche, coupable des faits suivants : collaboration avec l'occupant, mise en danger des lordaeronnais libres, appartenance à l'organisation de sauvages plus connue sous le nom de "Horde" et, enfin, d'être vert. Vous êtes condamné à la mort par pendaison et à la saisie de vos biens par les autorités compétentes, c'est à dire nous" lance t-il sur un ton bizarre.
Le gobelin se débat, mais un coup de coude dans les côtes lui coupe le souffle. Il est place sur un cheval.
"Bourreau, procédez à l’exécution"ordonne Gibbons.
Un des hommes donnent une tape au cheval. Il part au trot. La corde autour du cou du gobelin se raidit. Celui-ci gigote un moment, puis, plus rien. Tandis que Gibbons reprend le cheval par la bride, ses amis chargent les sacoches sur les selles de leurs propres montures des possessions du petit peau-verte. Enfin l'un d'eux cloue sur le torse du gobelin une pancarte où est simplement inscrit "Nous ne vous laisserons pas prendre Lordaeron. Nous vous détestons".
Les hommes montent en selle.
"Où va t-on commandant ?" demande l'un d'eux.
"A l'Est répond Gibbons, nous en avons d'autres à tuer".

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Hector Sombrecoeur le Mer 31 Aoû 2011, 00:40


Prendre et tenir ces foutus montagnes d'Alterac, telles étaient les objectifs du Clan Sombrecoeur lorsque ses 146 soldats quittèrent l'île fortifiée de Fenris pour se rendre en Alterac afin de faire de l'Opération Chute du Loup un succès.


Premier jour de l'Opération Chute du Loup (28/08/31) :

C'était d'abord l'avant garde Sombrecoeur qui avait filée vers le petit village de Hill Shire, celle-ci composée des escouades Marris, Mograine et Greymane ainsi que des «Batards» du capitaine Vaanes comme ils s'étaient surnommés, au total une vingtaine de soldat. L'avant garde n'avait eu aucun mal à écraser les forces ogres en présence dans le village avant d'y établir un avant poste fortifié pour tenir tête aux loups-de-givre, servir de point de repli et aussi de point d'exploitation des mines du coin.






Pendant la mise en place du camp fortifié les troupes restées en arrière composées de la troisième Lordaeronnais d'infanterie du lieutenant Henri Nighseeker, le premier Stromgardien de cavalerie du Lieutenant Marc Honorblade, le premier Gilnéen de fusiliers Sombrecoeur de Gregory Blake ainsi que le premier Alteran montagnard Sombreceur du lieutenant Dimitray Trokopov furent déployés depuis Fenris pour rejoindre l'Avant-Garde à Hill Shire.

Deuxième, troisième jours de l'Opération Chute du Loup ( Du 29/08 au 30/08 de l'an 31) :





Les diverses patrouilles du Clan avaient finit par repérer des convois des orcs Loups de Givre venant du Trépas d'Orgrim pour ravitailler la Vallée d'Alterac. Le capitaine Lucius Vaanes prit l'initiative de rassembler les hommes afin d'organiser nombres d'embuscades sur ces caravanes visant à bloquer les lignes de ravitaillement de ces saletés de peau verte. Ce fut un véritable carnage, 1 convoi sur 2 fut massacré, les marchandises volées et les survivants exécutés, excepté un peon, pour chaque attaque ce fut cette exception, une pourriture de péon était toujours laissé pour vivre afin qu'il aille raconter à ses maudits confrères ce qu'il avait vécu. Les hommes d'armes du clan regardaient ces vers de terre fuir à chaque fois en se gaussant tout en écorchant les cadavres de leurs camarades sous leurs yeux.
Les embuscades sont pour l'instant un franc succès jusque la et une seule perte fut à déplorer parmi les soldats du clan lors de la prise d'une mine environnante. Mine arrachée aux mains des Loups-de-Givre dans le sang, l'attaque ne laissa aucuns survivants orcs, même un Maître Lame tomba sous les coups des hommes d'armes Sombrecoeurs. Kreshford fut le nom donné à cette mine en l'honneur du fantassin tombé au combat.

Le Clan Sombrecoeur accentue toujours ses efforts dans les montagnes enneigés tandis que le jour de la bataille de la Vallée d'Alterac qui s'avèrera cruciale approche ...




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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Hector Sombrecoeur le Jeu 01 Sep 2011, 23:39

Quatrième jour de l'Opération Chute du Loup ( 31/08/31 ) :

A l'aube du quatrième jour un groupe d'éclaireur Sombrecoeur repéra un site chamanique sacré appartenant aux Loup-de-Givre. Suite à cela le Chevalier-Capitaine Lucius Vaanes regroupa ses « Bâtards » ainsi que les escouades Mograine, Marris et Greymane, au total quatre escouades composées de quatre ou cinq hommes. Le groupe d'arme prit finalement rapidement la route en direction du sanctuaire chamanique avec trois chariots contenant une dizaine de cages. Les objectifs étaient très clair : profaner un site sacré chamanique pour briser le moral adverse et capturer des orcs pour une utilisation ultérieur.





Une fois sur place les hommes d'armes du clan dénombrèrent la présence d'une quarantaine de jeunes orcs ainsi que de trois chamans. L'attaque fut rapide et brève, ces païens d'orcs luttèrent avec l'énergie du désespoir mais cela fut vain. Les chamans tombèrent un par un et les jeunes vermines finirent acculés au fond de la caverne. Les peaux vertes furent finalement parqués dans les cages, leurs fortes têtes ainsi que ceux restant une fois les cages pleines finirent sommairement exécutés, leurs cadavres laissés à l'abandon bien en évidence devant la grotte. Les totems, grigri et autres joyeuseté chamanique du genre furent renversés, brisés et souillés

Les corps mutilés des vieux chamans, eux, furent jetés dans les bassins sacrés de la caverne orques souillant ces eaux purs, avec tout cela la bannière du clan trônant fièrement devant ce spectacle funèbre tandis que les Sombrecoeurs reprirent la route vers Hill Shire avec leurs prises en cage, soit une trentaine de jeunes orcs.

Pendant l'attaque du site sacré chamanique un spécialiste du Clan Sombrecoeur connu sous le nom de Lame-Fantôme empoisonna une source de la Vallée d'Alterac, source servant de point d'eau pour certains worgs des chevaucheurs orcs des Loups-de-Givre. Le poison utilisé est communément nommé « Angoisse de la Vierge » et aurait pour but de rendre fou les worgs ayant bu l'eau empoisonnée.








Cinquième jour de l'Opération Chute du Loup (01/09/31) :

Ordre fut donné à tous les hommes mobilisés en Alterac de se reposer avant le jour de la bataille qui se déroulera le lendemain. Les soldats du Clan Sombrecoeur restèrent tranquillement à Hill Shire profitant de leur dernier jour sur ce monde peut-être, une poignée rejoignit Fenris pour recevoir une livraison de fournitures et de vivres du Serment de Theramore.


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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Clairvoyant Llorente le Ven 02 Sep 2011, 02:40

Le monde change.

Tout se passe très vite. Hernan Llorente, aristocrate déchu d'Alterac, et naturellement membre du Syndicat, a mis un pied dans la grande aventure de l'Alliance en garantissant à son oncle, Esteban Llorente, assistance et abri dans les montagnes d'Alterac. A Strahnbrad, la nouvelle de la réunification de cette vieille famille s'est répandue en peu de temps. L'Enclave, à l'abri dans les vallées montagneuses de l'ancien royaume de Perenolde, a donc signée en une poignée de mois des accords avec plusieurs chefs locaux afin de bénéficier des brigands locaux et de leurs repaires, comme Strahnbrade par exemple, grâce aux affinités familiales du clairvoyant. Le sénateur Pôelefer et son compère Llorente sont bien décidés à faire d'Alterac leur petit monde. Ce pays enclavé semble en effet oublié par rapport au reste du sous-continent de Lordaeron et représente une bonne cachette pour l'organisation radicale du vieil Esteban. Soucieux de conserver pour l'instant le secret sur leurs tractations avec les bandits au masque orange, le sénateur et le clairvoyant se contentent d'évoquer à demi-mots, dans les cercles autorisés des acteurs pro-Alliance de Lordaeron, leur solide pied-à-terre d'Alterac, assuré grâce à de mystérieux alliés. Esteban voudrait trouver une issue pacifique afin d'unir les habitants humains de sa terre natale à l'Alliance, mais des individus comme Falconcrest rendent la tâche dangereuse, et la vindicte des bandits du Syndicat est très forte envers cette Alliance responsable selon eux de la ruine de leurs terres. Il gardera le silence dans le grand public pour l'instant sur le "pacte de Strahnbrad".

Mais il n'y a pas que ça. Radicalement anti-Horde, les chefs de l'Enclave ont en commun avec Hernan Llorente et le Syndicat un sentiment de mépris assez fort envers les orcs. Et les péons fait prisonniers d'abord dans le marais des chagrins, et bientôt ceux actuellement emprisonnés en Kalimdor, travaillent en tant qu'ouvriers asservis dans le domaine ancestrale des Llorente, sous la houlette du brutal Hernan et de ses hommes. Un vieux puit de mine sera réouverte et, déjà, des baranquements de bois serviront à loger la main d’œuvre peau-verte, encadrés par des gardiens armés des mêmes gourdins que les contre-maîtres de la Horde. La réouverture de camps d'internement doit être discutée, selon Esteban et Yorégar. Les prisonniers orcs doivent servir à l'effort de guerre. Présentant moins de craintes que pour l'alliance avec le Syndicat et l'utilisation d'Alterac, le vieux clairvoyant annoncera ses intentions concernant les prisonniers dans un livre.

/HRP De l'utilisation d'une réputation Vanilla oubliée et sous-utilisée. Prochainement : un livre sur le traitement des prisonniers de guerre.

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Darnat Sombrecoeur le Mer 09 Nov 2011, 18:41

La Citadelle de Katr. Ses taudis. Son architecture. Sa tour. Toute l’installation suintait d’une intelligence malsaine. Tout cela lui rappelait les paroles d’un prisonnier réprouvé à l’intérieur de Katr…

« Vous savez pourquoi nos esclaves restent aussi docile, humain ? Car nous nous attachons à bien placer les collier sur leur gorge pour laisser un bourrelet de chair au dessus et en dessous. Pourquoi ? Pour qu’à chaque mouvement, à chaque fois qu’il ingurgite de la nourriture ou qu’ils avalent leur salive, ils sentent le collier entailler leur cou. Pour qu’ils n’oublient JAMAIS qu’ils ne sont que des esclaves, des jouets, faciles à tuer et à briser. »

Katr avait été son collier. Il avait été l’esclave. Sa gorge s’était entaillé tant de fois qu’une longue cicatrice resterait à jamais sur sa gorge. Beau paradoxe dirons nous, la vérité étant que son âme ne pourrait jamais oublier l’intelligence malsaine du Maître de Katr. Aetius Plaguespreader. Il vouait un respect profond à ce Réprouvé. Non pas qu’il glorifiait son nom ou qu’il rêvait de discuter avec lui, il aurait préféré s’entailler la gorge que de parler avec cet immonde bâtard, mais il lui vouait un respect qu’a un esclave pour son maître. Car c’est-ce qu’il avait été. Le jouet du bon plaisir de Plaguespreader. Dommage pour Plaguespreader, il était bon aux échecs. Le Fou.. Avait prit le Roi.

Darnat se déplaçait maintenant dans les Ruines de Fenris. Ce Donjon. Son Donjon. Combien de temps s’était-il écoulé depuis qu’il était revenu de Draenor ? Combien de temps depuis tous ces morts à l’aube du Cataclysme, le Crépuscule d’un chapitre de l’histoire Sombrecoeur, l’Aube d’un nouvel ouvrage pour la sienne. Depuis quand avait-il investis Fenris, habitée par des réfugiés de Southshore amenés ici par les Rédempteurs de Lordaeron, et l’avait-il reconstruit et fortifiée ? Cela faisait maintenant presque un an. Un an, et ils étaient aussi proches de récupérer Lordaeron City que dix années auparavant.

Il avait très exactement perdu 312 soldats. 312 sur environ 750 soldats. Presque la moitié des effectifs totaux des restes de l’armée de Lordaeron que constituaient les Sombrecoeurs. Et pour quoi ? Pour pouvoir avoir Katr comme tampon pour une énorme base aux Tirisfal Glades. Une base complète de l’Alliance de Lordaeron. La Vieille Alliance. La Véritable Alliance. L’Alliance de Lothar.

Le vieillard posa une main sur une pierre qui composait une semaine plus tôt la Garnison de Fenris. Il soupira, il avait failli tout perdre. Son fils, sa guerre, son quartier général…

Les images de cette campagne lui revenaient au fur et à mesure. Le débarquement à la Ferme des Solliden. L’attaque des Taudis. La traversée de la porte au milieu de la Grande Muraille de Katr. L’assaut du quartier de la Cathédrale de la ville. Il se souvenait de la Cathédrale. Les pierres du portail détruit poussées et détruites d’un coup de mitrailleuse gros calibre. Les balles de fusils se logeant dans les corps, les cœurs…

Il n’oubliait pas la contre-attaque réprouvée. Ces chiens qui revenaient. Encore. Encore. Encore. Ces béhémoths qui déambulaient dans les rues tels d’énormes géants de pierre, bloquant les rues de leurs cadavres. Ils tuaient, tuaient et tuaient. L’image de ce soldat aux jambes écrasées par la masse du géant qui l’implorait de le sauver. Encore, encore. Il revoyait les larmes coulant sur son visage et séchant à la chaleur des coups de canons. Ils revoyait le sang couler de ses plaies, se mêlant aux multiples gouttes de pluie et de fluides bien différents les uns des autres. Il avait vérifié par la suite. Il était le Fantassin Liam Melgin du Premier Lordaeronnais. Un gamin. Il n’avait pas survécu à ses blessures.

Il avait été limite fusiller, au bord de la mort, au milieu d’un quartier aux mains des Réprouvés. Il aurait pu ne jamais en revenir. Mais, par la plus grande des chances. Par la Grâce de la Sainte Lumière, ils avaient réussi. Ils étaient partis perdant à environ 780 contre presque dix fois plus. Comment avaient-ils gagnés ? La réponse était on ne peut plus simple. Il n’aurait PAS du gagner selon la logique militaire standard. Alors comment avaient-ils fait ?

L’armée Sombrecoeur dehors, soit 600 hommes environ, avaient du tuer… Allez, en toute honnêteté un millier et demi. Aetius Plaguespreader avait joué avec eux. Il s’amusait. Et quand il avait enfin envoyé de quoi balayer complètement les troupes dehors, il était trop tard. Il avait été tué et la peste de Katr avait été déversée. Tuant tous les réprouvés et les sombrecoeurs qui n’avaient pu se cacher à temps. Qu’Elle guide l’âme des malheureux. Les survivants avaient fuit. Un certain Belmont, un haut-nécrotraqueur réprouvé… non pardon, pas un, LE haut-nécrotraqueur , était venu faire le ménage. Pour éviter que nous puissions… Comment dire. Les discréditer aux yeux de la Horde ?

Darnat secoua la tête avant de poser genoux à terre du centre de Fenris. Encore une manœuvre de Plaguespreader, attaquer Fenris et sa garnison réduite. Heureusement, les civils n’avaient subis que deux pertes, la plupart étant dans la ville en construction de New Haven. La garnison, elle… Les murs étaient « debout », même si passer dessus était du suicide sauf pour la partie ouest. Il ne restait qu’une tour en état. Le donjon derrière lui ne disposait ni de première étage, ni de flanc est. Le village en bas avait… Brûlé. Il remercia intérieurement que les civils aient été sortis à temps du village, et aussi que ses alliés du Corbeau avaient envoyé 400 soldats aider à la défense de Fenris par la suite.

Le fils de Lothar baissa les yeux sur une flaque d’eau à ses pieds. Il se rendit, finalement, compte que l’eau tombait en trombe sur ses épaulières et sa nuque. Il regarda son reflet dans l’eau. Ce qu’il vit lui rappela la dur réalité de la guerre. Le Sacrifice.

Son visage était couvert de cicatrices. Nombre d’entre-elles assez épaisse ornait son visage, en oubliant les plus petites et fines à peine remarquables sur ce labyrinthe de coups de lames. D’épaisses cernes trônaient sous ses yeux, il n’avait pas pu avoir une véritable nuit de sommeil depuis longtemps, et ses cheveux étaient maintenant très longs, en bataille, et avaient besoin d’un bon nettoyage. Tout comme sa barbe, qui avait pris du volume en quelques mois de campagne.

Il se redressa, levant les yeux vers le ciel pluvieux. Si ce ciel devait représenter l’humeur de Lordaeron, alors il voyait juste : La Tristesse. Le Deuil. Un jour, le soleil se lèvera. Ce jour-ci, Lordaeron sera reprise au nom de la Sainte Alliance de Lordaeron. La VERITABLE Alliance. Et non la pitoyable Alliance des elfes de la nuit, cause de la non-présence des elfes de sang dans l’Alliance, et des intrigues politiques méprisables, tel les Défias et les Sombrefers. On croirait parler d’Alterac.

Pendant un instant, il repensa au discours du Chevalier-Capitaine… Non, pardon, Colonel Lucius Vaanes.

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La guerre n'est pas étrangère à nos races.
Après tout, nous nous battons depuis aussi longtemps que nous pouvons nous en souvenir.
La guerre est tout ce que nous connaissons
Dans le passé, nous nous battions pour les ressources. Nous nous battions pour nos terres. Nous nous battions pour la liberté.
Mais tout cela a changé depuis le jour où la peste à frappée nos terres.
Depuis onze ans, nous combattons pour notre survie contre des monstres sanguinaires non-vivants avides de génocides.
Mais c'est un combat que nous ne pouvons plus continuer. L'Humanité est condamnée à l'extinction...
A moins que nous ne terminions cette guerre... Maintenant.
Nous avions espéré que la chute du roi-liche aurait détruit les hordes mort-vivantes, mais elles ont survécues... et sont revenues plus puissante que jamais.
Les réprouvés ont ramenés avec eux une arme capable de noyer des citées entières sous la peste
Même Fenris, notre dernier rayon d'espoir dans tous les ténèbres qui entourent nos royaumes est maintenant menacée.
Bientôt nous n'aurons plus rien à défendre, et cela signifie qu'il ne nous reste plus qu'une seule option...
... L'attaque.
Soldats, ce que je vous demande aujourd'hui n'est pas une chose aisée, mais c'est absolument nécessaire.
Si nous voulons survivre...
Si nous voulons vivre suffisamment longtemps pour voir les saisons passer, nos enfants grandir et vivre un temps de paix que nous n'avons jamais connu...
... Nous devons maintenant porter le combat chez les réprouvés.
Nous allons aller là où ils vivent, là où ils se relèvent de la mort... Et nous allons les détruire !
Ceci est le jour où nous portons le combat au cœur des réprouvés.
Ceci est le jour où nous corrigeons le cours de l'histoire de l'Humanité.
Ceci est le jour où nous assurons notre survie en tant qu'espèce.
Soldats Sombrecoeurs, mes valeureux combattants, partez la tête haute, et rapportez l'espoir à l'Humanité !


---------------

Dans le fond, il n’avait pas tort. Mais cela valait-il la mort de tant de soldats ? Le risque que Fenris soit conquise ? Possible. Ce campement derrière Katr laisserait libre l’ensemble de l’armée de Lordaeron de mener des opérations en Tirisfal. D’amener du matériel en vue d’une reconquête massive, d’un assaut de grande envergure. Les Sombrecoeurs, les Courtetailles et l’Enclave auront bien sûr les infrastructures dont-ils ont besoin les premiers, et surtout ses Soldats. C’était injuste, mais Darnat préférait mettre à profit le terrain dont-ils disposaient pour des gens sûr et pour ceux qui avaient combattu pour cette ville. Enfin, c’était autre chose encore.

Il regarda tout autour de lui, son regard se porta sur les troupes encore présentes. Elles comptaient tenir aussi longtemps que possible. Il avait fait énormément ces deux derniers mois. A présent, son seul désir était… un peu de répit. Une femme l’attendait plus loin, et un manoir sûr le garderait quelques jours loin de la menace réprouvée. Enfin, en espérant qu’ils n’agissent pas pendant ce laps de temps.

Le vieux loup de Draenor partit en avant, ses bottes frappant la boue, les gravats et les flaques d’eau. Il était allé en enfer et en était revenu vivant. Il comptait bien en profiter.

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Gudmundur Brisenclume le Dim 15 Avr 2012, 16:46

Le sort s'était encore acharné sur ces petits villages. Ces quelques hameaux paisibles dont le seul tort est d'avoir été sous l'appartenance du royaume d'Alterac. La guerre, les trahisons, l'abandon, la pauvreté, la faim ... Et puis la solitude, au milieu des ruines du royaume, qui ne fut brisée que par l'arrivée des hommes au foulard orange. Des années durant, ceux qu'on assimile vulgairement à du banditisme dans d'autres contrées, ont bravé le froid et les chemins sinueux pour aider les isolés d'Alterac, leur fournissant matière première et l'espoir qu'un jour, la nation renaisse.

Cette semaine encore, Jools Tenpenny et sa petite troupe d'hommes de mains avaient tenus parole. Comme souvent, ils avaient du négocier et donner quelques pièces sur la place centrale de Strahnbrande pour qu'on économise les vivres et les quelques butins acquis illégalement le mois passé, afin que ces villages soient aussi approvisionnés. Pour sur, chaque ressource distribuée aux recoins d'Alterac était un moyen propagande pour le Syndicat, mais c'était surtout un devoir à accomplir, un devoir de patriote.

Le sort s'était encore acharné sur ces petits villages. Ces quelques hameaux paisibles dont le seul tort est d'avoir voulu survivre. La guerre, les trahisons, l'abandon, la pauvreté, la faim ... Et puis la mort, quelques heures à peine avant le passage de la caravane. Et la cargaison resta dans le chariot ce jour là contemplée par les corps sans vie des villageois lâchement exécutés. Un massacre des plus odieux, signé par la main d'un enfant du pays.

L'histoire se répète en Alterac, cette petite nation qui a toujours tenu tête tant bien que mal au monde entier, mais qui meurt inexorablement de l'intérieur. Syndicat et Coeur-de-Lion se préparent à l'affrontement au milieu des ruines, sous le drapeau d'un ancien royaume.

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

Message  Darnat Sombrecoeur le Mer 18 Avr 2012, 20:14

Tout était calme. Affreusement calme. Ce silence si profond qu'aucun vivant ne pourrait éternellement y être insensible. Si froid, si irréel. Et pourtant, il était bien souvent le seul ami des soldats du Nord. Combien étaient-ils déjà, de soldats de l'Alliance, à combattre là haut ? Même pas six milliers en comptant soldats et civils, non ? Et combien de non-morts ? Ha... Des milliers. Des dizaines de milliers. Peut-être même centaines. Dire que la population de Stratholme se comptait en dizaines de milliers, autrefois. Quel gâchis.

Le soldat en armure couleur ébène et au tabard aux couleurs sombres, parfaitement adapté au terrain de Lordaeron secouait la tête à cette pensée. Il était là, assis sur une pierre au milieu de l'ancien est de Lordaeron, alors qu'ils voyaient, de là, de nombreuses petites villes depuis longtemps vides de tout être n'étant pas associé au Fléau. Attendre en plein territoire mort-vivant ne lui plaisait guère, mais avait-il le choix ? Pas réellement, les hordes de goules se déplaçaient, déambulant à deux, trois ou quatre pattes, tout autour. Il attendait. Il avait du s'y habituer depuis le temps.

Il se pencha en avant, avant-bras, et ainsi gantelets, sur les cuissardes, le mouvement émettant plusieurs tintements qui lui arrachèrent une grimace. Douce Lordaeron. Cela faisait déjà deux décennies qu'il se considérait tout autant Lordaeronnais que quelqu'un y étant né. Il avait mérité cette appellation, après tout. Douce Lordaeron. Ils étaient là, la Nouvelle Alliance, les Restes de l'Alliance de Lordaeron, à se battre. Comme Magroth l'avait fait. Comme Dagren l'avait fait... Comme Nathanos, Dathrohan, Abbendis, Renthar, Alexandros, Garithos... Ah, Garithos. Autant n'aimait-il pas cet homme et sa personnalité, autant lui devait-il un minimum de respect. C'était un sacré coup. Il avait le choix entre mourir et tenter de reprendre la Capitale. Cette alliance avec les Réprouvés est bien triste. Bien que, en y pensant, l'alliance avec la Lame d'Ebène n'est pas beaucoup plus louables dans le fond. Il était le seul à avoir repris Capital city. Enfin ! C'était ainsi.

Et maintenant, qu'était-il ? Les restes de restes reformés une fois encore, le même objectif en tête : Lordaeron. Plus qu'un royaume. Un idéal. Un idéal de justice, d'honneur, de paix. Des idéaux qu'il avait du abandonner depuis quelques temps pour espérer un jour voir ses enfants en paix. Lui-même ? La Lumière en décidera. C'était ça qui le rendait si impopulaire. Il n'avait pas le choix, prendre des décisions extrêmes pour vaincre. Utiliser la peste réprouvée en était une. Il ne le faisait qu'en dernier recours, pour épargner la vie de ses hommes. Hé, à peine cinq cent soldats et chevaliers confondus, sans compter les troupes dissidentes et la ridicule marine plus digne du Royaume d'Alterac que de Lordaeron. Après tout, cette peste était une arme bactériologique, et non une arme de résurrection massive comme le Fléau. Etait-ce réellement plus noble d'utiliser un bombardement aux canons ou les radiation comme à Gnomeregan ? Il en doutait très franchement. Avaient-on hurlé à l'utilisation de la peste à Angra'thar. A bien y réfléchir, oui. Mais c'était surtout l'acte de traîtrise qui avait gêné. Ils l'expérimentaient depuis longtemps, il suffit de voir ce qu'ils faisaient aux survivants qui s'aventuraient trop loin des villes sûres...

Mais il avait ses limites. Sa principale, souvent vue comme une faiblesse, était de toujours trouvé une alternative à la plus évidente des solutions. Exemple typique. Quand cette ville aux murs épais a été infesté par le Culte des damnés, les goules, et aux céréales contaminés. Aurait-il osé tirer dessus à l'obusier comme le fit l'actuel Colonel Vaanes, son « élève » (si ce n'est, justement, en stratégie) ? Il en doutait franchement, il n'était pas habitué à ce genre de situations. D'habitude, il se battait loin de son territoire et ses alliés ne se relevaient pas en morts décérébrés. Hormis les Chevaliers de la mort du Clan Ombrelune.

Darnat soupirait. Et il était là, au milieu de terres pestiférés au silence intenable et au sol corrompu par la présence du Fléau. Il était l'un des généraux de la Nouvelle Alliance, des vestiges de Lordaeron. Il menait aussi bien des humains que des barbes-de-bronze, des Marteaux-hardis, des hauts-elfes ou même des elfes de sang. C'était ainsi. Il avait un devoir envers Lordaeron pour avoir échoué quand, en Draenor, Ner'zhul est parvenu à s'échapper. C'était leur faute et, du coup, sa faute. Des dizaines de milliers d'êtres avaient perdu la vie pour cet échec. Damnés orcs... Damnés démons... Tous les malheurs de cette planète semblaient venir de ces envahisseurs d'outre-monde, à ses yeux. Il aurait sa vengeance contre ces deux peuples. Un jour, ou l'autre.

Le vieux Loup se redressa finalement, faisant signe au Chevalier-Prétorien qui l'accompagnait avant de remonter en selle. Ils devraient faire vite pour rejoindre la seule région en recolonisation proche. L'une des deux seules reprises en plusieurs années par ses hommes. Elle ne dépasserait jamais quelques milliers de personne... Mais que peut-on espérer dans le Royaume de ceux qui sont morts ?

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Re: [A faire vivre] La guerre en Lordaeron

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