Chroniques de la Fierté Gilnéenne

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Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Therod Aoun'dore le Sam 07 Jan 2012, 19:54

Carron F. Atherton, ancien consultant et agent du Ministère de la Sécurité Nationale de Gilnéas, et patriote affirmé, vous desservira chaque semaine une chronique sur la politique et la vie de l'Alliance, et du Front de Lordaeron. L'emission est diffusée en boucle sur une fréquence assez commune, sur laquelle on peut tomber par hasard, ou par le bouche à oreille. Elle est garantie par une agence de transmission radio, la GOB'Radio, tous droits réservés.






[HRP] MISE A JOUR 26/01 : Emission ré-enregistrée ![/HRP]


Dernière édition par Fergüs Atherton le Jeu 26 Jan 2012, 16:27, édité 1 fois

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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Naylia Siana le Sam 07 Jan 2012, 21:11

La pluie ruisselait sur les pierres du Fort, une légère brume rendait la visibilité à l'extérieur quasi nulle.
Les soldats sur les murs poursuivaient leurs patrouilles malgré les aléa du temps. Les réprouvés se fichaient bien eux de la pluie.

Naylia elle se précipitait à l'intérieur des murs, quelques livres serrés contre elle, les cheveux dégoulinant d'eau. Elle se secoua légèrement en rentrant, se dirigeant vers l'une des tours du fort afin d'entreposer ces réceptacles de connaissances.
Passant devant les dortoirs, elle s'arrêta en voyant le rassemblement de soldats au repos dans la salle commune. Curieuse, elle tendit l'oreille, pour écouter les ragots du fort.
Elle fut agréablement surprise d'entendre la radio à nouveau fonctionner.

Elle prit le temps d'écouter l'émission que les hommes avaient mit.
Elle ne pu s'empêcher d'afficher un léger sourire en coin.

Les mensonges de la garde de Hurlevent avaient pas mal fait réagir les hommes, mais finalement... qu'est-ce que cela changeait au combat dans le nord, véritablement?
Pas grand chose... Le devoir, voilà une notion que les soldats protégeant la cité de Hurlevent avaient oubliés depuis bien longtemps...
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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Gurrdil Barbebière le Lun 09 Jan 2012, 22:07

A peine rentré de Kalimdor, et encore fatigué des trois jours de bataille pour la ville portuaire, et trempé par la pluie qui leur souhaitait le bienvenue, le Commandant Barbebière s’assit dans dans son habituel fauteuil en pierre, l'endroit préféré du vieux nain dans tout le Nid-de-l'Aigle. Après avoir jeter une bûche dans la cheminée depuis son fauteil, le Commandant prît sa vieille pipe en bois fumé des Paluns, cadeau de son sacro-saint prédécesseur Aronh Tannetir, la fourra de son infect tabac au champignon qu'il avait ramené de Zangar lors de sa mobilisation là bas il y a quelques années de cela. Gazette de Hurlevent... Gazette des forges... L'Hurleventois... Le rapporteur du Sénat... Après avoir lu son florilège de journaux habituels pour se tenir au courant de l'actualité, l'officier roux alluma son CFLG (Communicateur Fixe Longue Distance) dans le but de vérifier si il avait des rapports importants des postes courtetailles dispersés un peu partout dans Khaz Modan. Tandis qu'il faisait tourner les boutons de la machine, le Commandant tomba sur la rediffusion d'une émission de radio gilnéenne...

Après avoir l'écouter, Gürrdil eu un petit sourire à écouter le coup de gueule du présentateur gilnéen. Ce pamphlet oral remémora l'histoire entre la Garde de Hurlevent et les Sombrecoeurs... Avant de partir pour Kalimdor, le Commandant allait préparer une allocution devant des journalistes, devenant pressants, à propos de cette affaire. On ne le cachera pas, Gürrdil avait choisit, sans trop hésiter, de soutenir son vieil ami gilnéen. Mais... Durant le siège, le commandant avait rencontré, pour la première fois, la Commandante Marteau Hardi, responsable de la Garde. La naine avait été la seule officier, or mis le fidèle sergent Marcheloin, avec qui Barbebière avait réellement eu le temps de discuter, et l'avait trouvé plus amicale et bienveillante qu'autre chose... Alors la poignarder dans le dos le lendemain ne tentait pas Barbebière. "Darnat me revaudra bien ça, et puis, je suis quand même assez "grand" pour décider moi même." se dit-il. La Brigade restera neutre dans ce conflit, au risque d'être encore qualifié d'avoir "le cul entre deux chaises" par la presse d'opposition, même si, au premier prochain dîner avec le Seigneur Sombrecoeur, le commandant ne saura que parler en franchement en soutenant les Sombrecoeurs. "Enfin bref.-se dit le nain- En tout cas, pour le reste, ce Gilnéen a bien raison... Je devrais noter la fréquence et la communiquer aux CFLG des Brigadiers, ça leur fera un peu de distraction autre que lorgner sur les infirmières ou faire des concours de mélange d'alcools chez Truk..."
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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Therod Aoun'dore le Jeu 12 Jan 2012, 19:05

Bilan de la Bataille de Theramore.




[Comme toujours, c'est scrupuleusement rp, encore bravo pour votre évent ! [/HRP]

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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Torkelmak le Jeu 12 Jan 2012, 19:18

(Bon boulot^^ on croirait une imitation de Lepen la voix xD)

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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Darnat Sombrecoeur le Jeu 12 Jan 2012, 20:19

( Je pense c'est que le but oui.)

Levé depuis l'aube, éclairé par les bougies placées sur les chandelles de la Salle d'Etat-Major à rédiger. Encore. Encore. Encore. Il prenait certes beaucoup d'avance et s'affairait peut-être trop sur les détails. Mais c'était sa manière à lui de mener la guerre. Cette guerre qu'il avait vécue sur le front pendant presque trois décennies. Il ne pouvait participer à toutes les opérations. Il ne se déplaçait plus que pour les batailles les plus importantes. Tel les assauts, les sièges, et tout ce qui touchait de très, ou trop, proche la sécurité du peu de territoire contrôlés par l'Alliance en Lordaeron. Peu importait.

Il releva la tête vers les chandelles, plissant les yeux. Le Seigneur, ou Général comme certains l'appelaient au sein des troupes de l'Alliance de Lordaeron, reposa la plume qu'il maniait depuis quelques temps, avant de laisser la salle un instant, fermant ladite salle en sortant. Il avançait parmi les couloirs, dans sa tenue de chevalier non-complète - quelle est l'utilité de porter une armure complète en écrivant, avant d'être attiré, par le brouaha ambiant, vers le Réfectoire.

La main sur la rampe fraichement refaite par les menuisiers venus de Gilnéas, il descendit l'escalier, observant un instant la marée de soldats assis sur leurs bancs. La plupart portaient le bas de leurs armures - pratique gardée depuis un an déjà et qui permettait de rester libre en pouvant rapidement être déployés si besoin, et leurs chemises, débardeurs... Ils profitaient de leur repas rationné, certes plus riche avec les envoies de nourritures issues de l'unique ferme vivrière qui fut recolonisée et assainie sur le comté recolonisé trois mois auparavant. Cinq-cent civils en y pensant, dont une bonne partie tenait à Fenris depuis plus d'un an, avait pu retrouver une maison, bien qu'elles soient souvent communes. Que d'avancé en Lordaeron. Même si le recul aussi était fort par moment. Mais la hargne du Nord et de tous, qu'ils soient du Printemps d'Alterac, de l'Enclave, de la Brigade Courtetaille, du Châtiment Divin ou même les nouveaux arrivants de la Maison du Coeur-de-Lion, se battaient pour reprendre les terres qui leur revenaient de droit. Rien de plus beau n'existe en ce monde, ou les autres.

Le Général porta son regard sur le poste de radio, récupéré et surtout offerte par une faction d'industriels il y a une dizaine de mois, utilisée alors pour communiquer, grésillait. Ou plutôt, pour une fois, diffusait une fréquence si proche que les grésillements étaient faibles.

La voix du Tourmenteur Atherton lui venait. Un sourire vint fleurir sur les lèvres du guerrier. Il lui avait demandé une autorisation après la première émission pour les continuer avec le matériel de la Forteresse. Il avait accepté, et même cette seconde émission fut acceptée. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu'il voyait d'un mauvais œil Theramore. Ils étaient tous lâches, eux les héros d'Hyjal, de ne jamais être venus aider leurs frères de l'Est et de développer des Alliances avec les envahisseurs à la peau-verte, forçant ainsi la main à l'Est. Et pourtant, les Rédempteurs y étaient allés. Peut-être leur combat était-il juste, après tout il l'était même s'il servait les intérêts de cette nouvelle Alliance qui le répugnait, et il respectait leurs choix.

Il l'avait d'ailleurs bien précisé à l'ancien politicien : Qu'il dise ce qu'il veut, mais il ne voulait pas de propos injurieux à propos de certaines personnalités aux côtés desquelles il avait combattu et qu'il appréciait (Tel le Sénéchal Idrid Cathules, et quelques anciens rédempteurs qu'ils respectaient, soit Ivalia Runetouche, Bléryn Prod, Welton Yealth et Malerann Stonefeal.) bien qu'il se fiche des propos faits sur tous les autres, en particulier une certaine rousse se permettant quelques insinuations et propos qu'elle ne devrait pas faire. « Dégénéré sans coeur. » dit-elle ? Qu'elle apprenne d'abord que les soldats sont sous ses ordres et non dans son Clan, pauvre imbécile. Qu'elle ait un minimum de jugeote à juger les propos de Hurlevent comme ce qu'ils sont : du blasphème, des mensonges et de la propagande.

Il sortit ses mauvaises pensées de sa tête en continuant d'écouter la radio, finissant de descendre en entendant les injures sur les Elfes de la nuit. Les « Sauvages » comme certains les appelaient. Il arrêtèrent tous de rire autour de la radio, la plupart se mettant au garde-à-vous - en particulier ceux qui devaient être de service ou à l'entraînement. Le vieux loup leur sourit, les cicatrices rendant ce sourire quelque peu inquiétant, avant d'attraper le bouton de la radio pour augmenter le son.

« Ecoutez donc le vociférer la vérité, je vous en prie. »

Il recula en ricanant, les soldats lui jetant un regard avant de se ruer autour du poste. Darnat continua à écouter le tout jusqu'à la fin, sans réagir, se disant intérieurement que ce n'était sûrement pas tout à fait vraie. L'Hypocrisie était une belle manœuvre politique. Elle n'était pas propre, mais la guerre non plus après tout. Il doutait clairement des chiffres énoncés, mais Carron avait le mérite de captiver ceux qui l'écoutaient au moins.

L'homme de 50 années reste un peu là, alors que les hommes et les femmes des différents pelotons en attente sur Fenris, et présents dans le Réfectoire, continuaient leurs discussions, l'énorme bloc électronique ayant fini de décharger la voix du Gilnéen.

C'était un pas pour les Restes de l'Alliance du Lordaeron. C'est avec ce genre d'actions qu'une guerre évolue. C'est avec ce genre d'actions que l'on peut gagner.

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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Therod Aoun'dore le Jeu 12 Jan 2012, 23:59

Carron descendit du poste de radio, le front ruisselant, épongeant ses rides avec un petit mouchoir souillé. Lui, quelques minutes auparavant digne et droit, avait rejoint le réfectoire brisé et rougeaud. La face rubiconde, piquetée de rouge, il avait fait un petit rouleau des feuilles sur lesquelles il avait griffonné ses notes, et avait essuyé les félicitations et les remarques taquines avec un léger sourire. Une certaine émotion l'avait envahie. Cela faisait des années que personne ne lui avait asséné cette fameuse tape dans le dos, amicale et encourageante, ce signe de soutien !

Dès sa nomination en tant qu'agent du Ministère de la Sécurité Nationale, à Gilnéas, le jeu était faussé. Ayant profité très largement de sa position d'étudiant un peu réactionnaire, il avait laissé s'épancher ses idées sans trop de distinction, et dans son journal, il n'y avait aucune place pour la démagogie. Des étrangers jusqu'à la bourgeoisie molle et dilettante, personne n'avait coupé à cette presse indépendante. Sauf, peut-être, le Roi. Il avait eu la présence d'esprit de ne pas mordre la main qui le nourrissait, et c'était encore ce qui l'avait sauvé de la mendicité, sans doute.
Alors qu'il écoutait, sur les ondes, sa voix étranglée se soustraire à une musique douce et populaire qui contrastait trop avec son pamphlet, une pensée le traversa.
"Et si, songea-t-il, c'était l'absence absolue de reconnaissance qui m'avait fait perdre toute faculté à la Lumière ?"
Il observa, un sourire triste et absent sur les lèvres, les soldats commenter son envolée lyrique à grands cris, se disputant la critique ou l'affirmation, mais leurs éclats de voix résonnaient comme un flot continu et discordant, alors que ses yeux bruns se perdaient dans le vague. Ses sourcils dégarnis, souvent levés en signe d'intérêt ou par simple manie, s'abattirent lentement sur ses paupières tombantes.

Et au fond, tout au fond de lui, il se haït. Non pas d'être ce qu'il était, à savoir l'orateur qu'il avait toujours été, au fond. Mais la haine d'obtenir les fruits de cette faculté si tard, alors que ses mains se marbraient de petites tâches brunes, et que son front reculait. Une vie de paria et de marginal, seul face à ses idéaux, pour ne découvrir qu'une oreille attentive que dans la désolation. S'il avait été un clerc, fier défenseur de la Lumière, il serait passé pour le plus vertueux des hommes.
N'était-ce pas ce dernier atout qui manquait à son jeu ?

Contre toute attente, il se replia dans le dortoir, et se coucha tôt. Le lendemain, il s'entretiendrait avec la Sorcelame.

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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Thomas le Brave le Ven 13 Jan 2012, 19:16

Le Paladin croulant, sa pipe au bec, écoutait la radio avec une certaine attention, enfoncé dans sa chaise, visiblement fatigué d'avoir épluché des patates une bonne partie de la journée.
Il ne pouvait s'empêcher de sourire, un air serein, il semblait subjugué par les paroles de l'homme, il se retrouvait en lui,
incapable de retenir un petit rire franc devant les pics lancé aux nobles soldats de Theramore, et à leur alliance improbable avec les gardes de Hurlevent, "Sans doute, ces pleutres d'Hurleventois ont en si haute estime ces pauvres bougres de Theramore, qu'ils leur envoient en guise de renfort, des gardes, formé à arrêter les malfrats, et non à lever le bouclier face à un orc." se disait-il.

"C'est avec ce genre de personne, que Lordaeron brillera à nouveau."
A la fin de l'émission, il alla comme chaque soir, se promener le long de l'île de Fenris, avant, un peu plus tard, se coucher au dortoirs.
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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Gurrdil Barbebière le Sam 14 Jan 2012, 23:31

(Encore une jolie revue de presse, bravo bravo ;D Même si je préferais la voix du premier volet... Enfin, ce n'est qu'un avis ! Smile )
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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Therod Aoun'dore le Lun 16 Jan 2012, 13:07

Les yeux de Carron parcouraient cette nouvelle lettre avec une agitation fiévreuse. Notant que dans cette enveloppe fraîchement parvenue de son ami figurait un papier d'une toute autre qualité, il avait commencé par l'étudier succintement, et une certaine colère mêlée d'excitation avait commencé à croître au creux de sa poitrine. Il s'éclaircit la voix plusieurs fois, et secoua la tête.

"à Carron Fitzgerald Atherton

Fort de Fenris [par] Caravane de Ravitaillement n°12. *SCEAU DU SERVICE DE SECURITE*

à Hurlevent, le 13 janvier 32
Josh Darmandt


Mon bon ami, comme toujours je suis tes yeux au sein de la capitale. Je suis passé encore aujourd'hui à l'antenne, elle est intacte. Les gnomes qui s'en occupent m'ont assuré qu'ils continuaient de la couvrir mais ont demandé une augmentation de la rente. J'ai accepté, sait-on jamais, les enjeux sont trop importants. Ci-joint, tu l'auras peut-être remarqué, j'ai arraché une des affiches que l'on peut voir en ville, près de la Caserne. Attention, chef, tu es sur la mauvaise pente. A vouloir promouvoir le Front, tu es en train d'aigrir considérablement les autorités locales, qui se figurent que tu jettes de l'huile sur le feu.
Je t'ai connu plus stratège, tâche d'être plus fin. J'ai reçu la visite de deux gardes factionnaires qui savent que j'ai été ton lieutenant dans la milice. Je ne voudrais pas être davantage mêlé à ça, mais sache que si ça devait mal tourner, je prendrai le premier tram vers Forgefer. En attendant, je te suis le plus fidèle. J'espère que tes amis Sombrecoeur ne font pas trop d'ombre à tes projets, et que tes espoirs d'unité sont encore intacts.
Quant à moi, je vais essayer de calmer un peu le jeu de mon côté. Les nouvelles affiches sont prêtes ? Fais-les moi parvenir dès que possible.

Ah, j'oubliais. Dolores attend ton feu vert pour te rejoindre sur le Front. Elle se languit de son tendre époux, mais n'aie crainte, je prends soin d'elle.

Amicalement, ton très dévoué

Josh Darmandt

PS : Mes transformations sont de moins en moins instables, je te tiens au courant.
PS2 : Les douanes magiques n'aiment pas trop le courrier Hurleventois. Force la main, c'est le deuxième colis qui m'est renvoyé... du si bon saucisson des Carmines, quel gâchis !"

Citoyens de Hurlevent,

Ces derniers jours ont vu l'émergence d'une nouvelle émission diffusée sur des ondes à basse fréquence, nommée "La Voix de Gilnéas". Chacun aura pu entendre un "résistant" de la patrie du Roy Grisetête critiquer la Cité au Lion ou bien plus récemment Theramore. Cette affiche qui se présente sous forme d'une lettre ouverte aux responsables de cette stupidité auditive et aux personnes la supportant.
La Garde est outrée, que dis-je, triste, de constater que les citoyens gilnéens semblent avoir oublié leur redevance à Hurlevent qui les a accueilli les bras ouverts, offrant moult logements et emplois aux réfugiés fuyant l'invasion réprouvée. Ils semblent avoir oublié l'engagement de l'Alliance dans le conflit du Nord, par l'envoi de la Septième Légion pour combattre les morts-qui-marchent. Ils semblent avoir oublié les raisons du bannissement du Clan Sombrecoeur, clairement expliquées ainsi que le fait qu'un bateau entier de vivre fut envoyé au large des côtes de Lordaeron afin de nourrir colons et soldats. Hurlevent réitère sa bonne volonté d'aider le Nord dans son combat mais ne peut malheureusement agir selon la volonté de tous devant la fierté puérile de certains - nous n'aidons pas par les armes ceux qui torturent les nôtres ou qui crachent sur les bottes de nos alliés. Car oui, le Clan Sombrecoeur a envoyé un émissaire à Theramore durant le siège de la cité ; qui s'est contenté de lancer un glaviot sur la Sénéchale Cathules.
Nous rappelons que la diffusion de médias allant à l'encontre du Roy ou de sa politique est un délit punie par la Loi, mais des hommes ne cherchant qu'à se faire voir et à créer le conflit n'en ont certainement rien à faire.
Ce sera la dernière annonce de la Garde au sujet de cette émission ; le profond sens de l'abnégation de notre Roy pourrait se voir amoindri envers le Nord tant que ceux qui se qualifient de représentants de ce dernier continuent d'agir en ennemi et non en alliés.
En espérant que ce message parviendra à calmer les ardeurs de ceux qui se permettent de critiquer les Rois,

Pour l'Alliance, pour la lignée Wrynn, pour Hurlevent et pour la Lumière !

*Sceau de la Garde*



Carron prépara sa pipe, qu'il alluma, avec des gestes trop fébriles pour être habituels. Il lâcha un long filet de fumée bleuâtre, observant la lettre dépliée et vieillie par le voyage, avant de faire une moue étrange, et de se lever d'un bond.
"J'ai mieux à faire, pour le moment". Et, d'un bon pas, il allait poser une série de documents sur le bureau du Général Sombrecoeur.


L'armée des Coeurs-de-Lion avait rendez-vous avez son destin, et Carron voulait être aux premières loges.

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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Therod Aoun'dore le Mer 18 Jan 2012, 20:37

En passant le col des Hinterlands, sur sa fière jument Patrias, Carron sentait que l'air était chargé d'héroïsme et de promesses de grandeur. Pour la deuxième fois de sa vie qu'il suivait ce chemin, le Nid-de-l'Aigle surgit d'entre les branches comme une sculpture naturelle irréaliste. Dominant la montagne, la cité naine semblait prête à prendre son envol au dessus des Hinterlands.
Suivi par le Tourmenteur Hillbury, son cher ami et ancien collaborateur, et deux escortes Sombrecoeurs, il entra dans la ville fourbu et fatigué.
Mais lorsqu'il fut conduit devant Ethan Coeur-de-Lion, il tâcha d'être droit, fier, et disponible. Après deux bonnes heures de discussions animées, où Carron redoubla de louanges et de conseils, il rejoignit ses quartiers temporaires.
Le lendemain matin, pendant l'entraînement des mercenaires Coeur-de-Lion, il fit rassembler les soldats sous une corniche, demanda au capitaine-ingénieur Ingar de la Brigade Courtetaille du nécessaire d'enregistrement et de phonographie, et prononça un discours bref. L'après-midi, perché sur un poste radio prêté par les nains, il émettait à nouveau sur les ondes de la Fierté Gilnéenne.


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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Gurrdil Barbebière le Mer 18 Jan 2012, 21:46

(Beuh, y'a pas que des Marteau-hardi au Nid ! Y'a aussi des nains bleus ! Razz)
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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Therod Aoun'dore le Jeu 19 Jan 2012, 18:35

Dolores Atherton adressa un pâle sourire à Olga, la gouvernante de Josh Darmandt, avant de sortir en compagnie de sa fille, rabattant un voile de mousseline pourpre pour ne pas être directement reconnue.
On lui avait conseillé de ne pas sortir avant plusieurs jours, à cause du statut de bannissement de son mari, et des derniers propos qu'il avait tenu sur des ondes communes. Mais elle ne supportait plus le manque de lumière de la vieille masure de Darmandt qui, si gentil soit-il, avait peu de conversation. Il n'était qu'un infirme, mais sa demeure ressemblait déjà à celle d'un mort : on ne tirait les rideaux que vers midi, et le salon devait être silencieux à vingt-deux heures pour ne pas fatiguer le vétéran à la gueule cassée. Dolores avait décidé de prier un peu, pour son mari, et ses engagements. C'était une femme forte, droite, dont la fatigue et l'angoisse étaient visibles sur son visage marqué. Malgré le voile de mousseline, on distinguait des yeux un peu tirés, et un menton fier mais un front soucieux. Ses cheveux blonds étaient nattés sur ses tempes, à la mode gilnéenne, et ceints par un ruban noir au bas de sa nuque. Ils avaient, depuis quelques mois, les reflets gris d'une veuve, ou d'une femme dans l'attente.
Sur le pas de la maison de Josh, elle se tourna vers sa fille. Celle-ci, une capuche rabattue sur le front, regardait le quartier du haut de la butte avec une moue de résignation. Encore fort jeune, elle avait tout de la beauté farouche des gilnéennes. Le regard fier, et lointain, la mâchoire forte, et une bonne stature. Elle ne ressemblait en rien aux filles bourgeoises qui passaient en gloussant sur le pavé, surveillant leur ligne et leur apparence physique en s'étouffant dans des corsets étroits.
Mais la fille Atherton, Naleen, ne portait qu'une combinaison un peu garçonne et passe-partout, en cuir et en tissu, qui lui donnaient l'air de revenir d'une chasse à cour.
Alors que Dolores empoignait le bras de sa fille, Olga, la gouvernante de Darmandt, les héla.
- Monsieur veut venir avec vous lui aussi.
Mrs Atherton fit une moue résignée, ennuyée.
- Vous êtes sûre ? Il était fatigué, hier.
- Ma foi, fit la gouvernante en haussant les épaules, s'il le veut... J'ai du ménage à faire, vous voulez bien l'amener à la Cathédrale ?
Sur ces mots, la jeune femme fatiguée poussa le fauteuil de M. Darmandt, où il trônait d'un air absent, la tête en arrière. Olga avait posé une épaisse couverture sur ses jambes, et un gros bonnet de cuir et de fourrure pour cacher les bandages qui couvraient son crâne et son oeil droit. De mauvaise humeur, Dolores prit les poignées du fauteuil en main et le poussa comme une lame de labour, sans trop de ménagement.
- Il ne fait pas beau, remarqua Josh Darmandt sans articuler. Mais il ne fait pas un temps gilnéen. Ici, quand il ne fait pas beau, c'est qu'il fait moche. Chez nous, c'est un beau ciel d'apocalypse...
La jeune femme lui intima de ne pas rappeler leurs origines en public, et dévala une des ruelles du quartier des Mages qui menait aux canaux.
Naleen, elle, regardait autour d'elle, inquiète. Cette ville lui semblait tellement étrangère... Tournant à l'angle d'une ruelle, elles s'engouffrèrent sous un tunnel qui sentait la pisse, et qui courait sous les chemins de garde.
Hurlevent n'avait rien qui pouvait justifier son nom de Cité Blanche. Les pierres étaient noircies par les fumées, et la crasse. De hautes murailles s'élevaient autour de chaque quartier pour préparer une éventuelle quarantaine, en cas d'attaque, ou d'épidémie. Le quartier des mages était posé plus en hauteur, et dominait la ville. C'était une succession de ruelles en pente, où s'entassaient des magasins fermés ou détruits. Des individus louches, ou parfois hautains, se bousculaient dans de grands atours magiques, et disparaissaient par une porte en jetant un oeil derrière eux. Un instant, Dolores fut heureuse de quitter ce quartier, mais elle déchanta vite. Chacun se faisait face comme une cité miniature, séparés par des canaux saumâtres où se pressaient de petits bateaux de marchandise, qui s'entrechoquaient jour et nuit dans un petit bruit d'eau mat et résonnant.
A cette heure de l'après-midi, une foule compacte s'était déversée dans les rues. Des mendiants, des soldats, des gardes, parfois un attroupement de paladins.
"Achetez la Gazette de Hurlevent, mademoiselle ?! Madame ? La Gazette de Hurlevent ! L'héroïsme de l'Alliance en Kalimdor, lisez ! Lisez ! Nouvelles du Front, Coeur-de-Lion est arrivé en Lordaeron !"
A un moment, la foule s'était fendue, laissant une distance raisonnable entre elle et un runique qui passait, sur un cheval infernal, dévisageant la créature de mort avec crainte et dégout.
Au milieu de ce capharnaüm, Dolores mit une bonne heure à rejoindre le quartier de la Cathédrale, bien plus loin, qui se dressait au dessus des mansardes grises et des hautes cheminées. Ses tours blanches s'élevaient vers le ciel, et se perdaient dans les nuages bas et grondants.

C'était encore la seule chose que Naleen pouvait soutenir du regard dans cette cité. La Cathédrale était comme une flèche de Lumière au milieu du fourmillement malsain. Dernier berceau de la Lumière des Royaumes de l'Est.
La foule était si nombreuse à se presser à ses portes en ces heures de prière, que la Garde de Hurlevent venait réguler les flux, dégageant les runiques ou démonistes qui tentaient d'entrer à grands coups de pavois, ou les mendiants qui cherchaient une place au chaud, trop nombreux et sales pour être tolérés. De temps en temps, fendant la foule à grands pas, un noble Paladin entrait dans le haut lieu avec son cortège de prêtres et de suivants, et, tenant son libram sous le bras, il allait rejoindre les allées d'honneur devant l'autel.
Alors que la lumière déclinait, on ferma les portes sur les derniers passants. Tous les inconnus et réfugiés étaient installés dans les deux étages sur les flancs, entassés de manière inconfortable. En bas, agenouillés devant les grands Prêtres de la Lumière, les nobles, bourgeois, paladins et vétérans étaient prêts à prononcer les Prières.
Serrant son petit collier de nacre dans sa main, en forme de croix de Lumière, Naleen entama, d'un souffle, et comme les centaines d'autres fidèles, les psaumes de la Sainte Lumière, et leurs voix mêlées résonnaient sous les voûtes comme un appel à la sérénité et à la pureté.
Josh Darmandt observait de son oeil valide les foules en contre-bas, la bouche tordue dans un pli étrange, et dodelinait de la tête au rythme des chants. Il n'était qu'un sympathisant, mais ne croyait en rien. En réalité, il ne croyait plus en rien.

[A suivre... Les Chroniques de Gilnéens à Hurlevent]

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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Heythe Nografe le Jeu 26 Jan 2012, 12:44

Heythe coupa la radio, soucieuse, tenant à la main le premier article d'un tout nouveau correspondant, le Comte de Lavredram.

Cette radio, qu'elle n'avait pas prise au sérieux au tout début, commençait à prendre de l'ampleur et risquait bien de devoir être écoutée en cachette depuis tout poste situé au sud du viaduc. En effet, comme le lui avait rappelé le Lieutenant Arenberg, tout moyen d'information mettant à mal la politique du Roy était passible de prison. Pour celui qui émettait, c'était une évidence, mais pour ceux qui écoutaient, y avait-il une peine prévue ?

Elle s'assit à sa table de travail et reprit les épreuves de la prochaine édition mensuelle, celle dans laquelle était prévue la critique, acerbe, c'était le moins que l'on puisse dire, de ces émissions. Voilà qui risquait de créer polémiques et dissensions autour de la Gazette, et de ce nouveau journaliste.

Elle haussa les épaules en reprenant sa plume. L'information passait avant tout, il ne s'agissait de se laisser influencer ou intimider par la crainte de représailles ou de critiques. Elle faisait son travail, rien de plus.






**********
/HRP : La troisième mouture est excellente, ce discours sur fond de foule en délire.. très joli travail. Bravo pour tout !

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Re: Chroniques de la Fierté Gilnéenne

Message  Therod Aoun'dore le Jeu 02 Fév 2012, 23:24

[HRP] C'est extrêmement prématuré, et ce n'est pas faute d'avoir des projets, mais je me vois obligé de mettre la radio et mon activité sur wow en pause le temps de régler plusieurs gros soucis irl, notamment financiers, qui me bouffent du temps et le moral. Voici donc les textes de conclusion en attendant de reprendre le projet, pour clarifier les derniers rps qui ont été faits.
J'espère, par cette occasion, concrétiser un peu le caractère des personnages, notamment de Naleen F. Atherton, de Dolorès, et surtout de Joshua Darmandt. N'hésitez pas à me dire si ça vous plait, je peux continuer d'écrire leur histoire sans la jouer en jeu ! [/HRP]


A écouter avec :


Dolores approcha son visage du carreau. Une neige drue venait écraser Hurlevent, blanche dans le ciel et grise dans la boue. Les silhouettes penchées, luttant contre le vent, avançaient dans les allées en laissant de larges sillons derrière elles. Les chevaux renâclaient dans de petits nuages de buée, et secouaient la tête pour se débarrasser des flocons qui s'accrochaient à leur crinière. Reniflant et frissonnant, les gardes de Hurlevent patrouillaient sur la grande avenue en bordure de laquelle trônait la masure de Josh Darmandt. Elle releva légèrement le menton, et arqua un sourcil, regardant de haut le cortège bleu et or qui geignait et rampait dans la neige à moitié fondue.
Elle tenta de jeter son regard sur l'horizon, mais un brouillard pesant était tombé sur la ville, percé de temps en temps par un griffon aux couleurs de la ville. Il n'y avait pas d'horizon. Elle tenta de prendre une bouffée d'air pour se rassurer de cette pensée, mais elle ne sentit que des relents de mauvais alcool et de bois poussiéreux. Son propre reflet dans le carreau lui renvoyait, en transparence, une pâleur terrible. Elle détourna le regard vers le miroir de la coiffeuse, et se vit morte. Ses cheveux noirs, d'habitude nattés sur son épaule, tombaient en rideau frêle des deux côtés de son visage osseux, creusé par le chagrin. Même ses yeux bleus se perdaient dans les cernes, embués par la fièvre. Elle porta la main à sa bouche, à temps pour s'effondrer au pied de la bassine, et rendit plusieurs fois. Crachant et haletant, elle appela Olga d'une voix fébrile.
Celle-ci accourut, toujours fatiguée et essoufflée, et s'empressa de relever Mme Atherton.
- Par la Lumière ! Madame ! Vous auriez du rester au lit, ce n'est pas un temps à s'attarder à la fenêtre. Je vais vous rajouter une buche, et chercher un nouveau cataplasme.
Agrippée à son bras fort mais tremblant, Dolores secoua la tête, le visage déformé par un rictus de dégout. Elle cracha à nouveau de la bile et de la salive, avant de se relever. Elle flottait dans sa robe de chambre, ayant beaucoup maigri, et avança à tâton jusqu'au lit, où elle s'allongea en balbutiant.
- Je ne veux rien, Olga. Occupez-vous plutôt de M. Darmandt.
Olga hocha la tête, l'air désolée, et sortit avec la bassine souillée sous le bras.

A l'étage, Josh Darmandt, affalé sur sa chaise, à la lueur de pâles bougies, dictait à Naleen.
- « Mon brave Carron, j'ai pu parlementer avec la garde ton autorisation de venir dans le Sud rendre visite à ta chère famille. Il n'a pas été facile de faire plier ces gredins, mais une capitaine, qui se disait Lordaeronnaise, s'est montrée plus conciliante »... Tu arrives à suivre, mon enfant ?
Sans un mot, le dos droit, Naleen hocha vivement la tête, la plume toujours prête.
- « Ainsi, je ne saurais que trop te recommander d'abandonner le Front jusqu'au printemps, et venir t'occuper de ton épouse. Je t'ai envoyé déjà plusieurs courriers pour t'informer de son état.
N'as-tu rien reçu ? Nous sommes tous très inquiets. » Tiens. Signe, et scelle-la.
Josh joignit les mains sur son ventre, et toussa plusieurs fois, le visage rougeaud.
- Ton père m'inquiète, conclut-il, avant de faire avancer sa lourde chaise péniblement jusqu'à sa couche.
Naleen plia la lettre sans un mot, ni même un regard pour cet homme qui la répugnait un peu, et alla préparer un pigeon. Dans le couloir, elle croisa Olga, le front plissé, qui passait avec du linge. En un regard, tout était dit. Elles étaient deux âmes en vie, errant au milieu d'infirmes et de malade, loin de leur patrie, loin de leur maison, loin de tout ce qu'elles aimaient. Olga baissa la tête. Naleen serra la mâchoire. Une gilnéenne ne pleure pas devant une dalanoise.
Entrant dans le pigeonnier, elle eut un mouvement de recul à cause de l'odeur âcre des fientes, et s'aperçut que deux d'entre eux étaient morts de froid. Elle se débarrassa de leurs cadavres par la petite fenêtre, et en prépara un à son voyage jusqu'au grand Nord. Tenant le petit animal entre ses deux mains fermes, elle s'avança et observa au dehors. Un courant d'air froid mordait son visage, mais elle ne cillait pas. Elle jeta un regard au pigeon, et fut tentée de presser un peu plus fort ses deux paumes, d'écraser ces petites ailes grises et doucereuses, de tordre le cou agité et fin; non pas par haine, ou par sadisme. Mais par jalousie.
Elle aurait tout fait pour suivre ce pigeon jusqu'au Nord, et accomplir un quelconque destin. Comme s'il lui signifiait son innocence dans l'affaire, l'animal agita plusieurs fois la tête, et fixa Naleen, en coin. D'un geste désinvolte, elle le jeta par la fenêtre, et le regarda se déployer pour prendre son envol.
Peut-être demain serait-il mort, gobé par un griffon, ou pris dans un blizzard.
Mais lui était libre de mourir.

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