Blake, voleur à ses heures perdues.

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Blake, voleur à ses heures perdues.

Message  Blake le Mer 27 Juil 2016, 17:03

Bonjour à vous, communauté de rôlistes. Voulant commencer le Roleplay sur WoW, et après m'être mangé des pages et des pages de lore sur tout et rien depuis des années, je me suis lancé et ai écrit un background pour un futur voleur humain avec lequel je souhaiterais me mettre pour de bon au Rp. Voilà mon texte, j'espère qu'il n'est pas trop long et que le style n'est pas trop à vomir ^^ bien sûr, sentez vous libres de corriger si jamais j'ai commis des erreurs de lore Wink merci d'avance à tous ceux qui auront eu le courage de tout lire!

Je me souviens des soirées que mon père passait à me raconter des histoires sur Giléas. Il aimait réellement sa nation, mais moi je ne l'avais jamais vue. En l'an 8, lorsque Genn Grisetête décida de couper son royaume du reste du continent, mon père décida de quitter sa terre natale. Il faut savoir qu'il était un officier de l'armée gilnéenne, vétéran des deux Guerres. Il me parlait souvent d'un noble, Darius Crowley. Lorsque le Roi entreprit la construction du Mur, Darius lui tint tête, malgré leur amitié, et se fit ainsi emprisonner pour dissidence par le roi: mon père, qui avait assisté à la scène, prit le soir même la décision de partir. Il s'installa à Lordaeron, où Terenas lui donna une terre pour services rendus lors des deux dernières guerres, et s'enrôla dans l'armée: ainsi il était au premier rang lors du retour du Prince Arthas.
Mon père était de ceux qui retenaient la foule en liesse de se jeter sur son Prince. On était vraiment nombreux, ce jour là, à être venu s'entasser pour accueillir l'héritier et le sauveur du royaume. Bien sûr, quand les gens ont compris que quelque chose n'allait pas, c'était bien trop tard. On a tous commencé à courir pour notre vie, mais le Fléau était déjà là. Les soldats se faisaient plus que décimer, c'était un véritable massacre. Je me souviens en particulier de ce moment.
Le carnage avait à peine commencer, mais le sol était déjà teinté de sang. Dans la bousculade générale, quelqu'un me fit tomber. Le cri que je lançai alors se perdit au milieu de tous les autres, mais une main se tendit pour me relever. C'était mon grand frère, Nathan. Je pleurais toutes les larmes de mon corps. Alors il me prit dans ses bras, comme pour me protéger de tout ce qui m'entourait. Bientôt, un squelette m'arracha de la coquille que m'offrait mon frère. Au moment où il allait abattre son épée sur moi, il se fit transpercer les côtes par une lame. C'était mon père. Il avait réussi à nous trouver. Il nous prit, par le bras et nous conduisit, sans dire un mot, dans une maison inoccupée. Là, il ramassa une épée qu'il avait trouvée par terre, et la confia à mon frère. Sans dire un mot, il sortit de la maison, et nous l'observâmes, par une fenêtre de la maison. Il combattit jusqu'au bout, jusqu'à ce que cette abomination, d'un ample geste d'un de ses bras, le découpa avec son crochet. Je poussai un cri. Mon frère me couvrit la bouche, mais trois goules m'avait entendu, et pénètrent dans la maison. La dernière chose dont je me souviens, avant de tomber, inconscient, par terre, c'est de cette image de mon frère, debout, l'épée à la main. Papa lui avait vraiment bien enseigné…
À mon réveil, mon frère et moi étions seuls dans la petite maison. Lui était par terre, blessé au bras droit. Il geignait, et n'était plus en mesure de se battre. À ses côtés, les monstruosités était reparties en enfer. Dehors, les combats avaient cessé, et des geists écumaient les restes de la boucherie. Je n'étais qu'un enfant de cinq ans, livré avec son frère de treize ans, blessé, à lui même. Mon père avait été découpé en deux sous mes yeux et ma mère avait disparu. Mes chances de survie était pour ainsi dire, nulles. Et pourtant, un petit miracle eut lieu. Un homme arriva, et se débarrassa facilement des morts vivants. Je n'osai pas lui faire part de notre présence, et attendant qu'il parte, je commençais à chercher un brancard pour mon frère. La porte s'ouvrit brusquement. Je sursautai et fus soulagé en voyant l'homme. Celui-ci me lança un regard compatissant. Il me dit: «Petit, suis moi, nous allons trouver une caravane de réfugiés ensemble, ils t'emmèneront, toi et ton frère, au Sud». Je lui lançai un regard reconnaissant, et nous partîmes. Il me dit qu'il s'appelait Ballador, et était paladin. Nous n'échangeâmes pas d'autres mots du trajet. Il nous débarrassa à plusieurs reprises de créatures du Fléau, et en quelques jours nous atteignîmes Austrivage. Après de brefs adieux, le paladin nous quitta. Je trouvai alors une caravane qui allait partir, et confiai le soin de mon frère à une secouriste qui se trouvais parmi le groupe. Nombreux étaient les blessés dont elle devait s'occuper, et de nombreux cas étaient bien plus graves que celui de mon frère. On était une bonne trentaine à partir ensemble pour le Sud. Les chefs de la caravane pensaient trouver refuge à Hurlevent. La plupart des autres réfugiés préféraient rester dans le nord: lorsque nous étions passés, avec Ballador, devant le mur de Grisetête, les campements étaient au moins aussi nombreux qu'à Austrivage. Mais le paladin me dit qu'il ne pouvait pas me laisser ici, que serait me livrer à une mort certaine. Jamais les gigantesques portes ne s'ouvriraient pour nous. Le fabuleux royaume de mon père me paraissait moins brillant, tout d'un coup.
Le voyage dura plusieurs semaines. La caravane avançait lentement, et les attaques, de trolls ou de bêtes sauvages, étaient fréquentes. Mon frère s'était remis de sa blessure et était maintenant aux côtés des gardes pour nous défendre. C'est pendant ce voyage que mes dons pour la furtivité et le vol se développèrent: jamais sans eux je n'aurais pu aussi facilement me procurer nourriture et eau pour mon frère et moi. Nous nous l'étions promis: nous ferions tout pour survivre.
Nous arrivâmes peu avant les festivités du voile d'hiver à Hurlevent. Les réfugiés y étaient, en raison de la complexité d'accès, beaucoup moins nombreux qu'au nord. Ainsi nous trouvâmes plutôt facilement une place pour nous accueillir. Ici, dans cette capitale, les bourses pleines ne manquaient pas, surtout en ces temps de paix pour ce royaume, peu touché par la troisième guerre. Ainsi mes talents de voleur purent se développer pleinement. Lorsque mon frère eut dix huit ans, il s'enrôla à l'armée. À mes dix-sept ans et demis, je commençai à m'exercer au poignard et à l'épée, aidant régulièrement l'abbaye du comté du Nord à se débarrasser de ses problèmes de loup. Alors à mes dix huit ans, ma soif d'aventure se faisant de plis en plus presser, je décidai de quitter Hurlevent pour explorer le monde. J'avais de nombreuses choses à faire, après tout.
Edit:J'ai modifié le texte pour le raccourcir de deux bons milliers de caractères, car il était vraiment trop long... J'espère juste que ça fait pas trop "charcuté" maintenant ^^

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