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Message  Fernand Rottenfeld le Lun 15 Mai 2017, 07:55


Tout vas très bien, Madame la Duchesse


Alors que pendant des siècles , les classes dirigeantes aristocratie & bourgeoisie ont donné le ton à un peuple passif et immuable, soudain, depuis quelques années c'est le peuple qui mène la danse à Hurlevent. Les riches nobles alimentent encore les rêves des pauvres et défrayent toujours les chroniques de leurs excentricités; mais ils n'ont plus le monopole des plaisirs, des lettres et des arts; les privilèges du luxe deviennent des objets de série à la portée de la plupart des bourses.

En cet an 37 chaque famille Hurleventoise dépense 2 pièces d'argent pour du bourbon. Entre l'an 30 et 37, ils achètent chaque année pour 75 000 pièces d'or de communicateurs gnomes. Ils ont les yeux et les oreilles traqués par les slogans commerciaux; de la politique à l'amour, de la religion au soins de beauté, en passant par l'art culinaire et la médecine, ils ingurgitent des doses massives de bonheur : "Mangez des pommes ! Buvez des élixirs de géants ! Laisserez vous votre femme mourir faute de feuillerêve ?"

Tout est bon pour vendre n'importe quoi. Une grande enseigne de charcuterie demande sérieusement à sa clientèle si les saucisses sont meilleures droite que courbes. Même l'épargne se place sous le signe de la propagande, : les banquiers originaires du Khaz Modan font fortune avec le slogan "Il est élégant d'être économe." Et les informations, quand elles ne donnent pas les mensurations des stars du moment, proposent des nouvelles de ce type : "Au quartier des Mages, Monsieur Hurlevent a fêté le 17éme anniversaire de son corgi; il a offert des gâteaux à vingt chiens amis du sien"

Qui oserait troubler ces festivités canines pour parler de la menace de la Légion ? Les Hurleventois n'ont pas envie de faire la guerre, les gilnéens encore moins. Au sondage de la Gazette locale de cette année, 70 pour 100 d'entre eux ont avoués qu'ils regrettaient la participation du Royaume de Hurlevent à la Première Guerre.

Aseptisée, climatisée, immunisée contre le microbe de Sargeras, la société Hurleventoise préserve aussi son hygiène morale.
Depuis qu'en cet an 37 le chancelier Khassim a lancé une campagne contre le relâchement des mœurs, la vague du puritanisme dresse les balises de la bonne conduite ! les tripots sont fermés, le strip-tease et l'alcool censurés, les théâtres burlesque mis en liberté surveillée. Les ouvrages du Diacre Marcus Malween sont réimprimés. On parie sur l'honneur aux joutes gentilles. Enfin, à Elwynn comme à Hurlevent, le port du short peut conduire une femme jusqu'aux locaux de la garde !

Les Femmes, Trois Leçons


La femme, bien sûr, constitue une proie rêvée pour la civilisation moderne. Les marchands lui font la cour assidue depuis qu'elle tien les cordons de la vie économique. La bibliothèque Aux Milles Feuilles ou La Chope Sucrée, dont c'est l'âge d'or, ont pris en charge toutes les opérations de sa vie privée, qui appartient désormais au domaine public.

La première leçon commence, en Hurlevent, par la technique du charme : maquillage, teinture, démarche copiée sur une de ces stars que produit la noblesse. La sérieuse est passée de mode, on lui préfère le "style copine", enjouée et gentiment sentimentale, qu'inaugure Mademoiselle Blackmoon. La beauté et le sex-appeal (le mot date de l'an 32) sont fabriqués en série; ils deviennent une forme de lutte pour la vie, au bout de laquelle la réussite s'appelle le mariage.

La deuxième leçon parle d'amour, l'amour étant considérer comme un "problème national dont on voudrait qu'il fonctionne bien". La jeune fille, qui danse la valse de Kharazan se doit de trouver dans les plus brefs délais un mari et la place Faol met à sa disposition des cours de vie conjugale.

La troisième leçon parle d'argent, car la situation sociale de fiancée peut devenir très lucrative. Dans certains milieux, elle donne lieu à de véritables "opérations financières"; une promesse de mariage comporte, selon les tribunaux du Lion, des conséquences financières chiffrables, donnant droit en cas de rupture, à des dommages et intérêts. Ainsi un vieillard de quatre-vingt-quatre ans a été condamné, après un long procès, à verser 125 pièces d'argent à une jeune fille pour cause de rupture de fiançailles

Un des ouvrages qui se vend le mieux en Hurlevent est la biographie de Roxanne Aubra : "Comment divorcer ?". On y découvre que la cause le plus fréquemment invoquée est celle de "cruauté mentale" et qu'il existe des divorces par correspondances, organisés dans certaines castes de la bourgeoisie. Sous son masque de charme, l'Hurleventoise n'oublie pas qu'elle est une femme d’affaires et la situation de divorcée lui offre de commodes revenus.

Sexe faible bien mal qualifié ! Désormais émancipée, la femme boit, fume, parle sexe et gagne de l'argent. A la tenue près, elle se reconnaît dans l'autoritaire Katrana Prestor, l’héroïne d'Autant en emporte Hurlevent, née sous la plume de Néfarian. Les femmes règnent sur ce monde frivole, frabriqué à leurs mesures. De l'aspir-o-tron à la croisade antialcoolique, des produits de beauté aux ventes d'écrivains anciens combattants, elles parrainent tout avec un sourire ensorcelant.

De la panoplie de l'Hurleventoise, la Darnassienne ne retient que les accessoires : couleurs et ondulation du cheveu, rouge à lèvres, allure désinvolte. Elle travaille, lit souvent et considère presque toujours sa pudeur ou sa fragilité comme la plus sûre des armes. Sans doute assiste-t-on depuis peu à une plus grande liberté des manières, du au progrès. Sans doute les Darnassiennes entreront-elle à la Cour des Nobles

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Dernière édition par Fernand Rottenfeld le Mer 17 Mai 2017, 07:43, édité 2 fois
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Message  Fernand Rottenfeld le Mar 16 Mai 2017, 07:55


Les troupes Gilnéennes occupent Hurlevent


L'immigration Pandaren en Hurlevent est fortement favorisée par les Gilnéens, à qui la Grande Alliance, au lendemain de l'Assaut sur les Îles Brisées et de la mort du Roi Varian Wrynn à cause de la Horde, a confié l'administration du pays sous forme de mandat. Comme on pouvait s'y attendre le développement du Pandarisme braque certains nos compatriotes Hurleventois de Hurlevent contre la communauté Pandarène.

Cependant nos années sont relativement paisibles. Mais voici qu'un congrès de frères de l'Eglise tenu à Hurlevent dénonce solennellement l'influence Pandaren et l'appui de fait octroyé par les gilnéenns aux pandarens immigrant, affluant nombreux en Hurlevent pour cause de menées antipandaren dans les Carmines de la Magistrature Salomon, si bien qu'aujourd'hui cinq courant mineur de l'Eglise de la Lumière se mettent d'accord pour réclamer l'arrêt de l'immigration pandaren, l'interdiction des transferts de terres du royaume aux pandarens et la constitution d'une colonie Humaine en Pandarie.

QUELLE HONTE ! Le Frère Benjamin, en réponse, propose une réforme du Clergé qui inscrirait la constitution d'un conseil permanent d'évêques dans lequel les humains disposeraient de 11 sièges & les panderens 6. Un débat à la cour des nobles s'est organisé en ce sens mais, fort heureusement les positions des parties intéressées restent trop éloignés pour aboutir.

Des Carminois de souche rapportent :

"Mon époux a disparu ! Aidez-moi !"

"[...] N'ont jamais été aussi agressifs !"

"Mes enfants ont étés enlevés pendant qu'ils dormaient !"

"Je vous en prie, aidez moi ! Je suis le seul qui reste. Tous les autres membres de ma famille ont été enlevés !"

"[...] Ce ne sont pas des attaques [...] ordinaires !"


Cathédrale succède à Cathédrale


Dans le monde, c'est la consternation; à Hurlevent, on entend partout les gens s'écrier, à l'annonce de la fatale nouvelle "Encore ?!"; d'instinct les regards se tournent vers les fenêtres du Donjon derrière lesquelles règne l'illustre jeunot dont la tendresse légendaire a fini par succomber à l'inertie.

Aujourd'hui se déroule, selon un rite très solennel, les funérailles de la Cathédrale de la Lumière. Mais en vertu de la loi immuable des successions "La Cathé' a été détruite ! Vive la Cathé' !". Les esprits sont peu à peu absorbés par la pensée du successeur de "La Bombe". En fait, chacun sait qu'il ne représente pas une véritable menace.

Et cependant, bien des traits opposent La Bombe à son succésseur, celui-là fut avant tout un lutteur, un pasteur véhément. Trapu, vif, autoritaire, prodigieusement intelligent et cultivé, ce bibliothécaire, ce savant se révéla dès l'abord un grand terroriste. A la fois sensible à tous les progrès modernes et profondément pieux.

Stromgarde, oui, mais sans le courage

La vie quotidienne en Hurlevent est profondément imprégnée par le style Strom, même si quelques couches de la population résistent à la propagande. Dans la rue, tout citoyen doit saluer à la "militaire" coutume considérée comme plus hygiénique et plus virile que la poignée de main. Dès huit ans, l'enfant écuyer revêt l'uniforme des recrues et défile, devant les jardins, casqué et monté à cheval. A douze ans, on lui donne des gants de mailles et un glaive pour monter la garde. A dix-huit ans, avec son crâne rasé et on regard farouche, il a adopté jusqu'au visage même de son mentor.

La bécane est pourtant devenue un bien de consommation courant parfois astreignant, mis à la portée de tous, grâce à l'usure. En cet an 37, les rues de la capitale comptent 3200 véhicules d'ingénieurs et n'importe quelle famille sans ressources, qui vit de pissenlits, s'accroche à la vieille bécane comme au symbole d'une prospérité attendue. Hurlevent respire l'opulence. Le tram rutilant et climatisé copie le plus luxueux des palais gobelins & des machines volantes relient l'Est à Kalimdor, devenues un moyen de transport.

Les traditions restent vivaces dans la haute société. Si la bécane n'est plus le privilège de l'élite, on juge un noble à l'allure de son chauffeur et à son chapeau, huit reflets minimum obligatoire pour toute cérémonie.

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Message  Fernand Rottenfeld le Mer 17 Mai 2017, 07:55


La Révélation de l'Énergie d'Ulduar


Depuis qu'ils cherchent à percer les secrets du plasma, les ingénieurs & scientifiques ont soulevés plus de problèmes qu'ils n'en ont résolu. Aussi, le plasma, reste leur sujet de recherches préféré, puisqu'il demeure le plus prometteur en découvertes.
On ne sait pas encore où tout cela aboutira, un vaste domaine de recherches est défrichés de tous côtés sans que personne se soucie de son intérêt pratique.

Le plasma demeure du ressort de la recherche fondamentale et c'est un peu marginalement que la première découverte promise à des applications pratique est faite. Bizzle Tetraboulon et Shirtz Vrikaboum inventent un "Accélérateur plasmastatique de niveau zero" avec lequel ils réussissent des transferts sur très courte distance.

Depuis leur découverte, les substances de plasma sont extraite laborieusement, en des quantités infimes. Les instances scientifiques entreprennent de réunir le maximum du stock de ces substances disponible dans divers laboratoires.

Cependant, on continue de s'affairer dans les laboratoires en vue de "casser" le plasma pour voir ce qui se passe ensuite. Le vent de l'émulation souffle sur toute les équipes de sapeurs, chacune d'elles se tenant au courant des résultats qu'obtiennent les autres.

Survivance Gavroche


Les enfants viennent saluer, souriant, vêtus de l'uniforme bleu à boutons de cuivre des orphelins de la Place Faol. La Directrice Rossignol est fière de ce qu'ils savent lire & écrire, il faut quatre années pour un enfant intelligent, et de ce qu'ils connaissent parfaitement; Les principes de justice, code des délits & des crimes de Hurlevent. Ils n'entreront pourtant point dans une académie scientifique, dont on leur a dit qu'elle offrait peu de débouchés et que les "crimes de pensée" y étaient sévèrement punis.
Astreint à la préparation militaire dès onze ans, ces enfants grossiront sans doutes les rangs de l'armée.

Trépidante Alterac


La vie intime des Alterans reste traditionnelle. Le système patriarcale, où le chef de famille détient toute l'autorité, continue de régner, même si le respect filial s'érode quelque peu. La femme, soumise à ses beaux-parents, n'a droit à aucune part d'héritage et suit son mari, dans la rue, quelques pas en arrière. Elle ne doit montrer aucune amertume si celui-ci subviens aux besoins de quelques concubines ou s'il rentre chez lui embaumant le parfum de fleur de cerisier. Le divorce par consentement mutuel est admis, mais la femme perd alors tous ses droits de mère. A trente ans, la dame Alterane, on la considère comme une vieille femme.
Avec le mode de vie Hurleventois, quelques-unes comment à s'émanciper et pour un salaire de misère se font serveuses, vendeuses ou ouvrières des champs


~ Hommage de la Semaine ~
-
Dossier Spécial Patriote
-
Varian Wrynn
&
Les Aigles du Roi
-

Roi des Rois


Jamais le Royaume n'a connu un aussi grand deuil qu'en l'an 36 qui voit expirer Varian Wrynn, le "Père de tous les Hurleventois", celui qui a fait d'une nation moribonde, "l'homme malade d'Azeroth", un pays en pleine rénovation. Le monde entier lui rend hommage, la Horde elle-même, qu'il a vaincu durant le Siège d'Orgrimmar, reconnaît ses mérites. Nous regrettons profondément la perte que cause à l'Alliance & à Hurlevent la mort d'un aussi grand dirigeant.

Cet homme d'Etat hors de pair fut d'abord un gladiateur dans l'Arène du "Crimson Ring", ou l'expression "Si t'es pas Lo'Gosh à 40 ans, t'as raté ta vie" prend forme.

Elu Haut-Roi de l'Alliance, Varian Wrynn fait de son compagnon d'arme, Bolvar Fordragon, dit le Seigneur Régent, son Généralissime , charge que Bolvar remplira jusqu'à son dernier souffle, mort, face au Roi Liche. C'est donc ensemble que les deux hommes mettent à execution le formidable programme de modernisation du Royaume qu'ils portent en eux depuis longtemps. Symboliquement la capitale de l'alliance devient Hurlevent, le code Wrynn est adopté, la population est recensée, la femme est émancipée, l'usage du calendrier humain est imposé. Les nains, gnomes, elfes & draeneïs sont contraints de "s'humaniser" jusque dans leur écriture et leur vêtement, plus encore, la croyance doit se trouver dans les habits mais aussi dans le cœur

Ces mesures radicales font à Varian de nombreux ennemis. Mais, dans l'ensemble, elle lui attirèrent la reconnaissance et l'admiration de tout un peuple qui n'oubliera pas que leur grand homme fut aussi un loup à l'âme victorieuse.

La Confrérie du Cheval


Organe de vétérans et bras armé du Roy Varian Wrynn, les Aigles du Roi ont joués un rôle primordial au cours des premières semaines de l'invasion déclenchée par la Horde de Fer, époque où Alliance comme Horde ne rêvent encore que de charges sabre au clair et de chocs à la lance, méprisant les armes à feu, arme du dernier recours.

Dans leur hâte d'imiter leurs glorieux anciens, avec le succès en plus, chevaliers et soldats du 72éme régiment répondirent, quand ils ne recherchent pas eux-mêmes le combat, aux sollicitations des colons du Norfendre. Dans ces rencontres de hasard, ils avaient généralement le dessus. Par malheur, c'est au cours de l'une d'entre-elles, que les Aigles du Roi sont décimés. La guerre maritime a raison de la cavalerie, même si on la voit réapparaître pendant l'offensive de Draenor ou après la reprise par la sœur du Connétable Brûleflanc.

En l'an 34 le 72éme régiment comptait presque exclusivement sur leur troupes terrestres, l'artillerie ne préparait pas les attaques mais se contentait de les appuyer, cette doctrine ancienne a bien changée car surpris par la puissance de feu adverse, les Aigles du Roi se sont en effet attachée à rattraper leur retard dans le domaine de l'artillerie lourde.

Aux canons longs et courts s'ajoutèrent ensuite les lourdes bombardes de la Marine et les terrifiante pièces à grande portée, ainsi réuni ces derniers auront formés la grande batterie des Aigles du Roi, arme décisive de l’État-major.

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Re: JE SUIS PARTOUT - Le quotidien hebdomadaire

Message  Fernand Rottenfeld le Jeu 18 Mai 2017, 07:55


Kaldorei, En Marche


Darnassus la parfaite, la frivole, la séduisante capitale elfe de la nuit éclipse, pour cette année, toutes les autres villes de l'Alliance, même Hurlevent ! Darnassus qui a retrouvée une vie animée après avoir pansé les plaies de l'occupation worgen. Dans la capitale kaldorei, on pratique l'art de vivre avec bonheur, en empruntant aux différentes civilisations leurs avantages respectifs : journée continue à l'alteran, culture hurleventoise, airs nains, palais décorés à la gnome et joie de vivre à la tanaride.

Dés trois heures, la rue se remplit d'un flot d'employés qui sortent des administrations ou des bureaux privés. Sur la chaussée, des félins d'Uldum & de Strangleronce croisent des "taxi-bécane" conduits par des cochers à casquette de drap rouge. Les enfants jouent dehors;  des sentinelles, arc au côté, déambulent fièrement; on se salue à tout propos et l'on ôte son chapeau dès qu'on entre dans une banque ou un magasin.

Les "auberges", sorte de restaurants-salons de thé, où l'on vient tard dîner, entre minuit et cinq heures, fidèles aux styles Mekkanivelle & Velen bien qu'on y serve une cuisine typiquement kalorei, à base de soupes colorées.

L'animation atteint son paroxysme dans le quartier worgen. Le jour de la lune, enveloppés dans des lévites flottantes de soie noire, la tête coiffée d'un bonnet de soie garni d'une guirlande de queues d'écureuil ou de satyres, les worgens déambulent par petit groupes, les mains croisées derrière le dos. Au nombre de 3000? à Darnassus, ils ne se mêlent point aux elfes de la nuit, même s'ils travaillent côte à côte dans beaucoup d'administration & d'entreprises.

Au cœur du pays darnassien, on vit comme cent ans plus tôt, entre un buisson de salades et de vertes étendue de fleurs, dans des bourgades de 30 à 100 habitants, qui doivent leur charme immuable à leur petite place ovale, bordée de maisons basses en bois et de boutiques pour papillons. Les elfes sortent peu de leur logis. Ils fabriquent toujours le pain dans des fours domestiques, tissent la soie et le lin pendant les soirées d'hiver comme d'été, sous la protection d'idoles épinglées aux murs et entourées de lianes lumineuses.

Le kaldorei ne quitte guère son "arbre", sorte de grande maison à un étage abritée par un rideau de grands chênes, à laquelle un perron à colonnettes confère sa dignité. Protégée par ses tradition et son charme un peu désuet, la belle Darnassus, reconstruit courageusement son économie et semble un refuge à l'abri des grandes tourmentes financières.


Le Complot Saurok
Il existe une race d'homme-lézards du nom de Saurok, leurs bras et leurs jambes sont celles d'un humanoïde, à l'exception que, les chevilles sont plus hautes et que leurs doigts sont en fait quatre griffes tranchantes . Un peu partout sur Azeroth, dans des zones géographiques précises, l'on trouve leur trace; Au plus profond des canyons de la Pandarie aussi bien qu'en Un'Goro mais aussi en Lordaeron.

Dans les profondeurs de Gilnéas, il existerait une ville creusée par les sauroks, un vaste réseau de galeries compose les salles et des tunnels. Cette cachette serait pour eux le seul moyen de se dissimuler à la vue des morts-vivants, qui ,eux seuls, sont capables de distinguer le reptilien sous son "déguisement". Un lien peut être établi entre les nagas & les sauroks, les deux vivent en dessous de toute surface.

Tirion Fordring serait en lien avec cette race reptilienne enfouie sous Gilnéas, pourquoi auraient-on laisser un lâche doublé d'un parjure mettre la main sur deux ordres d'argent ? Tout le monde doit se poser cette question.
Voilà de drôles d'explications qui ne sauront satisfaire que les archéologues de salon & du dimanche, mais cette théorie prend tout son sens lorsque l'on sait que Porte-Cendre, l'arme sacrée dudit parvenu fut forgée par Magni Barbe de Bronze, un nain. Voilà quelqu'un qui vit au "cœur de la montagne", sous la terre, encore une fois. Coïncidences ?

Un éminent maître d'archéologie témoigne de façon anonyme :

"La vérité c'est qu'ils vivent cachés, en secret, sous le voile de l'illusion d'un noble compatissant, sous les traits d'une adorable fermière gâteuse."

Est-il possible que les trolls fassent références à une espèce qui vivait autrefois parmi eux ? De nombreux artefacts montrent des reptiliens accomplir des actes de la vie quotidienne, comme nourrir un bébé au sein ou faucher les blés d'une saison fertile. C'est comme s'ils imitaient notre mode de vie...
Des archéologues de renom se sont penchés sur ces statuettes, pour eux il s'agit simplement de représentation d'esprits "vaudou".

Vous vous ferez votre propre opinion, mais tous ces faits sont troublant & nous poussent à nous interroger. Mon voisin ? Ma tante ? Mon supérieur ? Mon banquier nain ? Tous ces gens qui m'entourent, sont-ils des sauroks qui influencent notre mode de vie ?

Le Paradis Bouloniste
ou une dérive de l'enfer Gnomuniste


Gnomes & gobelins du Boulon Rouge donnent la vedette à de méritants chefs de brigades de sapeurs, dont ils épinglent le P.R.O.F.I.L sur le journal mural de l'usine. Les discours du gobelin Zetline & de Yotski le gnome-savant tirent en centaines d'exemplaires. Des tempêtes d'applaudissement accueillent les "chefs", les "héros", les "génies", chaque fois qu'ils paraissent sur la scène publique et des milliers d'affiches les reproduisent en train de poser deux paternel baisers sur les joues ronde d'une petite gnome de six ans. Ce qui n'empêchera pas les parents de ladite petite fille d'être fusillés quelque temps plus tard pour "actes abjects".

Telle est l'image de marque du boulonisme : un peu de sentiments, beaucoup de travail et d'enthousiasme mais de viande, fort peu. On fait la queue plusieurs heures devant les boutiques, lors des jours d'"arrivage". Cependant depuis le début de l'année les ouvriers bénéficient d'une amélioration des leurs condition pécuniaire.

Le régime bicéphale s'affuble tout de même d'un masque de douceur. "Patrons" Zeltine & Yotski jouent au Grand Père Charbon : "On recommande aux boulonistes d'être exécrable avec leurs parents, leurs femmes divorcées et leurs enfants. On ordonne aux mineurs de céder leur place aux vieilles gens.

La cravate est obligatoire & les instituts de beautés sont multiples; les rouges à lèvres, les parfums, les permanentes et les fards pour perruques sont à la mode. On réprimande les fonctionnaires qui ne se rasent pas tous les jours et on exige des officiers qu'ils sachent danser.

La charte ouvrière du Boulon Rouge reconnaît la propriété individuelle. Aux boulonistes, elle affecte une petite parcelle de terre en jouissance personnelle et les ouvriers les plus débrouillards peuvent posséder quelques ustensiles de ménage et des objets de confort.

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Re: JE SUIS PARTOUT - Le quotidien hebdomadaire

Message  Fernand Rottenfeld le Ven 19 Mai 2017, 07:55


Au pas de Sa Majesté
Genn a bien vieilli. A son âge, il souffre de maux d'estomac et commence à nourrir un complexe d'infériorité à l'égard du roy. Il prend le titre de "Héros des Îles Brisées" en même temps que le sacre d'Anduin Wrynn et les chefs des nations qui composent l'Alliance ne doivent plus l'appeler Genn mais, Messire Grisetête, appellation devenue officielle.

Le roi de Gilnéas soigne toujours son image. Gouverner, c'est paraître et la foule ressemble à une femme qu'il faut conquérir. Gymnastique, entraînement et régime lui ont conservé une silhouette martiale et il n'admet d'autres photos de lui que celles où il paraît en position de combat, les muscles saillants, le visage farouche.

Entouré de ses gardes , en uniforme brun et armés de glaives, il veut terrifier. Chaque audience au donjon de Hurlevent se déroule selon un cérémonial long & compliqué, le Sire doit traverser, seul, les 15 mètres de dalle avant d'atteindre le trône sur lequel se tient le roi Anduin, l'air profondément absorbé.

Quand il parait au balcon, le torse gonflé dans la chemise noire et le manteau de cuir sur les épaules, ce n'est qu'un long cri, "Vive Grisetête ! Vive le héros". Les femmes jettent des fleurs, réclament des autographes, écrivent des lettres passionnées que trient les secrétaires et auxquelles le Sire donne parfois une suite plus intime. Ainsi qui deviendra, après tant d'autres, la maîtresse en titre.

Le roi Genn se met si bien au pas du monarque Anduin qu'il oblige ses soldats à adopter "le pas de canard", qui, selon ses dires, exercerait un effet salutaire sur la santé du système nerveux. En politique, il ne s’embarrasse guère de principes et il consulte plutôt les voyantes que ses conseillers. Seule, pour lui, compte l'action. Tantôt naïf, tantôt rusé, il réagit aux événements sans se soucier de ses déclarations antérieures et il sait toujours présenter une situation à son avantage, tant la mise en scène importe plus que la pièce qu'on joue.

Mais, au fond, les Gilnéens n'aiment-ils pas la parade et le théâtre ?

Retour sur la Cathédrale


Ce ne sont pas seulement les attentats récent qui causent la destruction du patrimoine historique & artistique. L'incendie de la prestigieuse tour des mages; le bombardement systématique de la cathédrale à partir de l'an 29, celui de la caserne puis les outrages infligés à tant d'autres monuments. Cela contribue à persuader nos élites, du fait des atrocités perpétrées contre les civils, qu'ils défendent "la civilisation" contre "la barbarie".

Les exactions terroristes sont d'ailleurs soigneusement mises en scène par la propagande. Dans l'âpre lutte idéologie que se livrent les dirigeants et les contestataires, il s'agit de persuader les neutres, alliés potentiels, que Hurlevent lutte pour "le droit" contre "l'anarchie". Jeune dandy & Chevalier impotent sont les principaux destinataires de ces campagnes qui s'appuient, certes, sur des faits bien réels mais parfois exagérés.

Non il n'y a pas de dame Worgen qui parcourt la campagne en bécane pour jeter des bonbons empoisonnés aux petits d'Elwynn. Un fait divers dans un contexte de carnage quotidien peut, habillement travaillé, se muer en une arme redoutable.

Vignes à l'honneur


Goûter un vin procure des sensations qui ne laissent pas indifférent. Cependant le plus souvent, l'amateur est démunie pour décrire ses sensations et ne sait comment les décrypter en fonction des différents composants du vin. Aussi apprendre à le déguster s'avère une étape fondamentale pour briller en société. La dégustation est avant tout un exercice technique à la portée de tous. Elle se déroule selon une méthode bien précise avec trois étapes successives.

L'Oeil
-

Le premier contact avec le vin est visuel. A peine servi, l’œil en saisi la couleur et l'éclat. Dans le verre, le vin raconte déjà son histoire au dégustateur attentif. En observant avec attention sa robe, c'est à dire sa couleur, sa brillance, l'on récole des indices précieux relatifs à son origine et à son âge. La couleur d'un vin se jauge sur deux paramètres, sa teinte et son intensité. Le vocabulaire utilisé pour le décrire emprunte ses termes au monde des pierres précieuses, rubis, topaze; des métaux, or, cuivre; des fleurs, rose, pivoine; et des fruits, citron, cerise.

Le Nez
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Humer un verre de vin, identifier les différents arômes qui le distinguent, en saisir la complexité, la subtilité est un des grands plaisir de la dégustation. A ce stade, le vin révèle beaucoup de sa personnalité. Cependant, cet exercice ridiculise le plus souvent le dégustateur néophyte qui a du mal à reconnaître telle ou telle odeur.
Le terme "nez" désigne l'ensemble des odeurs qui caractérisent le vin. Pour une bonne analyse l'on préférera un verre en forme de tulipe, sans teintes. Soyez attentif à la température, si le vin est trop froid, les arômes auront du mal à s'exprimer, s'il est trop chaud ils s'évaporeront trop vite et seront dominés par les vapeurs d'alcool.

La Bouche
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Dernière et ultime étape, la dégustation. Le vin dévoile enfin toute sa personnalité gustative avec ses saveurs, sa texture, son équilibre. Qui n'a pas vu des vignerons à l'oeuvre ? Ils font la grimace, émettent du bruit enfaisant glouglouter le vin dans leur bouche avant de le recracher, le tout avec une mine inspirée. Cette animation s'avère indspensable pour une bonne appréciation du vin. Celui qui le porte à son palais le sait, il ne doit pas l'aborder sans avoir déjà une idée de ce qu'il va déguster, grâce aux indices récoltés précédemment. La bouche doit confirmer les observant tout en les complétant et bien sûr, dans le meilleur des cas, parfaire son plaisir.


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La Sélection Je Suis Partout
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Vin de Jade :

Une intense robe écarlate tirant quelques fois vers le pourpre.
Son puissant arôme dégage des effluves de cerise et cassis, des odeurs de champignons et de cuir en arrière complètent le somptueux bouquet. Vigoureux et corsé, c'est un vin qui a du corps. Une structure équilibrée et charpentée. Long en bouche, il s’apprécie pleinement après quelques années de garde : la maturité l’arrondit de façon sensuelle et racée.

Merlot du Sud :

Présente une robe d'une jolie couleur vive aux nuances rubis.
Voici un rouge dont le nez s'ouvre avec une bonne amplitude sur des notes de cassis, de cuir et de liqueur de prune, accompagnées d'une petite pointe légèrement cacaotée. La prise en bouche de ce millésime est charnue et savoureuse et dévoile une structure aux tanins bien fondus à d'élégantes pointes aromatiques de réglisse, de sous-bois, et de notes poivrées.
C'est un vin rouge avec une belle finale, longue et friande, soutenue par une bonne persistance aromatique et du caractère

Pinot Gallina :

La robe est couleur rubis, dense et profonde. Le nez ample et généreux, s'ouvre sur de jolies notes de mûre, de cerise noire et de réglisse, mêlées à de légères notes de tabac, de café et de vanille, d'un boisé très élégant. La prise en bouche ronde et épanouie, est soutenue par des tanins doux, enveloppés dans une belle trame fine et racée. Elle se développe sur une belle expression aromatique de petits fruits noirs et de jolies notes cacaotées et épicés. Élégance et charme se marient dans une finale friande et suave

Pétillant des Maclure :

Le nez est intensément fruité. Y fleurissent les agrumes comme le citron ou le cédrat pourpre. Viennent ensuite des touches de fleurs, de pêche et de baie rose.  
Précis, net, le vin développe en bouche un équilibre subtil entre rondeur et souplesse. La luminosité, l'intensité et l'élégance sont les qualités qui donnent à ce mousseux toute sa personnalité à part.

Par
Fernand Rottenfeld & Henriot Lesquen,
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Fernand Rottenfeld

Personnages Joués : Axe du bon goût

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