[Journal] Expédition en Lordaeron

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[Journal] Expédition en Lordaeron

Message  Edgar H. Dawn le Dim 22 Oct 2017, 00:13

Au début du neuvième mois de l'an trente-sept, l'Ordre de la Phalange d'Albâtre envoya une escouade s'infiltrer en territoire réprouvé pour y semer le chaos par des opérations de guérilla. Au fil de leur progression, les aspirants, prêtres, paladins et mages de cette escouade tinrent un journal recoupant leurs actions, leurs déboires et leurs réflexions.
En voici les entrées :


Entrée numéro une, rédigée dans la Forêt des Pins Argentés secteur nord-ouest, proche du Sépulcre.


Conformément au plan établit, nous avons été lâchés en chaloupe par le navire du cartel gobelin au large de la forêt des Pins Argentés. Il ne fallu pas longtemps à notre groupe pour ramer jusqu'à la rive et débarquer.
Ayant à peine posé le pied sur la côte, nous tombâmes sur une exploitation minière tenue par des réprouvés. Gardée par quelques nécrogardes peu méfiants, des mineurs non-équipés, et une abomination étrangement employée, nous n'eurent aucun mal à massacrer l'intégralité des non-morts à l'intérieur de la caverne.

Nous avons ensuite dirigé nos pas vers un emplacement que je savais adapté à l'établissement d'un bivouac. Au Nord du Sépulcre, logé dans les collines. Un ettin forestier de bonne taille tenait l'endroit, mais ils n'avait aucune chance face à une dizaine de soldats entraînés et motivés. Il fut abattu, puis nous avons établit notre camp sur place, prenant un repos mérité.
Une première journée en ces terres mouvementée, mais victorieuse. Espérons qu'il en soit de même pour la suite, quoique j'en doute. Puisse la Sainte nous aider.

Honneur et Pureté.

Gerick de Corrahn


Entrée numéro deux, rédigée dans la Forêt des Pins Argentés, sur une île, supposément nommée Île de Fenris.


Conformément aux ordres donnés par le Chevalier-Lieutenant De Corrahn, nous avons décampé à l'aube afin de reprendre notre route. La marche fut d'abord longue, laborieuse, mais dénuée de dangers.

Après environ une heure, voire deux de marches, notre premier point de repère fut trouvé. Malheureusement, des archers réprouvés se trouvaient aux hauteurs d'une tour. Ainsi, la troupe tenta de se faufiler avec discrétion sous le pont jouxtant la tour. Rapidement repérés du fait de la lourdeur de nos armures - et des cliquetis les accompagnant -, les archers réprouvés décochèrent des flèches sur notre groupe. L'Aspirant O'Connor fut touché gravement à l'épaule, une flèche réussissant à transpercer son armure en plaque. Le Soutien Elyth aura réussi à faire exploser l'un des archers.
La troupe, avec précipitation, se sera mise hors de portée, le Templier Hargreaves évitant de peu un carreau.

S'embourbant dans des points d'eau divers, une nouvelle marche d'environ une heure et demi fatigua la troupe, mais celle-ci garda la tête haute. Alors que nous rejoignîmes une "vraie" route, de sourds grognements se firent entendre. Pressant le pas, les lanceurs de sort devant se positionner en tête de file afin de continuer tout droit, des "sombredogues" foncèrent droit vers nous, s'attaquant alors brutalement à nos camarades. La dernière ligne, composée des "corps à corps", repoussa avec efficacité ces chiens de la mort, bien que des blessures sont à déplorer de leur fait. Malheureusement, au loin apparaissait des silhouettes menaçantes de chevaliers réprouvés, dont un chevalier de la mort. D'autres grognements se firent entendre: l'ordre fut ainsi donné de se replier vers un ponton, une embarcation nous attendant afin de fuir. Malheureusement, nous fûmes dépassés par les événements; les chiens de la mort semblant se multiplier sur place à une vitesse folle... Après un combat acharné de la troupe face aux sombredogues, nous pûmes atteindre l'embarcation. Un chien aura réussi à se jeter sur le bac de fortune, blessant le Templier Hargreaves au bras. Le chien fut rapidement abattu.

C'est alors qu'une aura malsaine s'envola dans les airs, prenant la forme d'un bras et d'une main géante...Agrippant le Chevalier-Lieutenant, celui-ci se fit enlever par une poignée de la mort, sans que personne ne puisse faire quoi que ce soit. Le Gardien Nerestang avoua alors qu'il avait échangé quelques mots avec le Chevalier-Lieutenant peu de temps avant: ce dernier avait sommé de ne point faire de sacrifices inutiles. En somme, si quelqu'un venait à être retenu par une force majeure à l'arrière, il fallait abandonner. Après une courte séance de divination, il fut évident que nous ne pouvions rien faire pour le Chevalier-Lieutenant: au rythme à lequel l'ennemi avançait, nous n'aurions pu intercepter celui-ci avant son arrivée au Fort central des Pins argentés.

Le Templier Hargreaves prit alors la décision de continuer ce que nous devions faire: avancer. Quand bien même les ordres furent peu clair, nous pouvons - et avons - envoyé un épervier que nous gardions dans une cage, afin d'adresser une lettre d'explications et de questions au Conclave, épervier que j'ai téléporté à Hurlevent pour raccourcir le trajet. Après avoir ramés, nous avons posés pieds sur une île, alors supposément appelée "Fenris", d'après O'Connor.
Un fort trônait au milieu de ce point de terre, et après vérification, s'avérait être vide de toute vie.
Nous nous installâmes alors afin d'y passer la nuit, et trouver du repos pour reprendre la route.

La réponse du message envoyé via l'épervier est toujours attendu. Téléporté directement à Hurlevent, cela ne devrait pas tarder.
Auxiliaire Sinead Elyth

Entrée numéro trois, rédigée dans les contreforts de Hautebrande, Tour de Gardefange.

Nous étions supposément sur l'île de Fenris. Un oiseau de proie avait été envoyé à destination de l'Ordre et une lettre avec. La demande était simple : Savoir ce que notre escouade devait faire suite à l’enlèvement du Chevalier-Lieutenant de Corrahn dans un bastion réprouvé. Notre aventure nous menait vers la Tour de Gardefange ou une réponse pourrait nous attendre dans les prochains jours.

Nous partîmes au petit matin, empruntant de nouveau ce bac pour traverser l'eau et se diriger vers Hautebrande. Une fois pied à terre, les vestiges de l'ancienne Dalaran se dévoilaient. L'endroit sentait la souillure arcanique à plein nez, le sol en avait encore les stigmates tout autant que l'atmosphère. En avançant, bien vite, une entité magique vint s'en prendre à nous. Cachée dans de vieilles parties d'anciens bâtiments. Une fois défaite, il n'était pas temps de s'attarder.

Gardefange se révélait petit à petit. Quelques tireurs au sommet de la tour, non-morts et une petite équipe au sol d'approximativement six combattants. Une fois le lieu débarrassé de ces impies, l'ordre fût de rester quelques temps pour recevoir une possible réponse.

Quelques dégâts sont a déclarer parmi l'escouade mais elle reste bien debout.

Que la Lumière me guide. Honneur et Pureté.


Templier Hargreaves P.

Entrée numéro quatre, rédigée dans les contreforts de Hautebrande, Tour de Gardefange.

Nous étions en garde dans la tour de Gardefange depuis maintenant deux jours, les environs étaient calmes jusqu'à ce qu'une troupe composée de plusieurs dizaines de soldats réprouvés prirent la route vers notre position. Sans attendre et dans un sang froid qui lui est propre, la Templière Hargreaves prit le commandant plaçant tireurs, magiciens et soigneurs en haut de la tour. Pour ce qui était des troupes au sol, une escouade composée principalement de combattants robustes et de soigneurs, ils sortirent confronter l'ennemi.

L'affrontement ne tarda pas, les premiers réprouvés arrivèrent à hauteur de la tour, l'escouade vint rapidement à bout de cette troupe damnée.
Plus loin, une seconde ligne d'arbalétriers tenta d'aligner notre support à distance. Il fallut à l'escouade au sol quelques minutes avant d'atteindre la seconde ligne qui tomba elle aussi rapidement sur les coups et les sorts de nos combattants les poussant à la fuite. Ce qui semblait être une victoire était en réalité un leurre.

L'escouade, au beau milieu d'une zone totalement dégagé était maintenant la cible d'une unité de cavaliers réprouvés, celle-ci ne tarda pas à charger l'escouade. La Templière Hargreaves prit la décision d'encaisser la charge et de se replier vers la tour en cas de défaite. L'escouade tint le coup comme elle pouvait mais la charge laissa des marques chez de nombreux combattants.
En net désavantage, la troupe tenta à plusieurs reprises d'invoquer la lumière afin de consacrer le sol à ses pieds mais en vain.
Accusant nombre d'assaut, l'escouade flancha finalement, la Templière Hargreaves tomba, trop blessée pour continuer à se battre. Dans son extrême ténacité, elle permit à certains de ses camarades d'éviter la mort en invoquant la lumière et tomba finalement inconsciente.

Le combat tournant en faveur des réprouvés, nos soigneurs à bout de souffle, l'instinct de survie pris le dessus et c'est dans une extrême maîtrise de sa magie que la sorcière Sinead Elyth décima à l'aide de ses compagnons encore présents les reste des réprouvés. Ce baroud d'honneur était une aubaine et c'est sans s'attarder sur cette terre maudite que la petite troupe de guerre regagna la tour. La Templière Hargreaves grièvement blessée, des soigneurs et des lanceurs de sorts épuisés, notre survie dans ces contrées hostiles risque de s'avérer plus que compliqué.

Que la lumière nous garde, Honneur et Pureté.

Aspirant Declan O'Connor.


Entrée numéro cinq, rédigée dans les montagnes d'Alterac, Caverne Stérile.

Deux jours de repos durent suffire pour panser nos blessures après le dernier affrontement avec les non-morts. Un troisième nous aurait condamné à une attaque de trop grande envergure. Les cors sinistres des réprouvés résonnaient dans le lointain, et d'autres signes d'agitation claire étaient perceptibles dans le Sud. Il y avait fort à parier que la prochaine attaque serait bien plus difficile à endiguer. Quitter la Tour était la chose la plus raisonnable à faire. Tout sacrifice vain devait être évité. Telles étaient les directives du Chevalier-Lieutenant de Corrahn avant sa disparition. Tels étaient les ordres reçus dans la missive du Conclave. Bien que battre en retraite me coûte cher,  ce n'est pas en pensant à court terme que nous obtiendrons des résultats. Souvent, la patience est mère de vertus. Grâce aux précieuses informations contenues dans la missive reçue la veille, nous fîmes route vers les montagnes à l'Ouest, en quête d'un endroit nommé la "Caverne Stérile". Cette vieille grotte de yétis semblait être un lieu propice pour établir un point de chute et un centre de commandement pour les opérations à venir. Par conséquent, nous prîmes la route au premières lueurs de l'aube du troisième jour, alors qu'un soleil pâle traversait à peine les nuages qui se faisaient de plus en plus gris, annonciateur d'une pluie diluvienne. Le trajet se fit sans encombre. Au vu de l'état de nos troupes, il s'agissait d'éviter toute rencontre superflue, alors nous évoluâmes sous le couvert des bois lorsque cela était possible. Seul l'éternel crachin venu des cieux vint ralentir notre progression. Puis la neige, lorsque les montagnes vinrent se dessiner plus distinctement dans l'horizon.


Nous parvînmes finalement en vue d'une caverne au flanc d'une crête peu enneigée. Des empreintes fraîches dans la neige suggéraient clairement que l'endroit était fréquenté. Avant même que nous n'options pour un plan d'attaque, une silhouette se détacha de l'obscurité de la caverne lugubre.  Un guerrier squelette, armé. Nous étions repéré, et il fallait passer à l'attaque avant que les occupants des lieux n'organisent une défense. Une fois à l'intérieur, nous découvrîmes une nuée de squelettes prêts à se battre. Ces créatures maudites avaient infesté les lieux, élu domicile en lieu et place des yétis qui naguère occupaient ce caveau. Au vu de leur état de putréfaction, il s'agissait très certainement de très anciens cadavres. Nous engageâmes le combat dans la caverne exigue. Ils étaient une bonne quinzaine, mais nous avions la Lumière de notre côté. Très rapidement, leurs rangs commençaient à se clairsemer, incapables d'endiguer le flot de notre juste châtiment. Un élément perturbateur surgit cependant, sous la forme d'un immense yéti de glace qui passait par là. La Templière Hargreaves, qui surveillait nos arrières, fut la première à l'affronter, bientôt rejointe par le reste de l'escouade. Seuls l'Aspirant O'Connor et moi-même conservèrent le front face aux quelettes restants.
Après moult effort et quelques blessures superficielles, nous vînmes à bout de nos adversaires.

Au fond de la grotte, un coffret en métal à l'allure parfaitement banale était entreposé dans un coin. Pourtant, d'après nos lumineux, pulsait une énergie malsaine et désagréable. Une énergie impie se dégageait de son contenu, quel qu'il soit. Un artefact, selon nos conjectures. Quelque chose de passif a priori, mais de profondément mauvais. Et potentiellement puissant. Cet objet devait être détruit, aussi ordonnais-je à l'Aspirant O'Connor de l'oblitérer. Purement et simplement. Cependant, et malgré tous nos efforts, nos tentatives se heurtèrent fatalement au pouvoir de cet objet. Finalement, nous ouvrîmes le coffret métallique et découvrîmes la nature de l'objet en question. Un phylactère. L'artefact était constitué de matériaux étranges et inconnus, allant du violet au vert. Il ne portait pas la moindre trace de nos tentatives de destruction. Il faudrait bien plus que cela pour en venir à bout. Abandonner cet objet dans la nature étant tout simplement irresponsable, nous n'avions d'autre choix que de le conserver en notre possession. Jusqu'à ce que nous trouvions un moyen de le détruire une bonne fois pour toute.

L'Aspirant O'Connor fut chargé du transport de l'objet, tandis que nous entreprîmes d'investir la caverne, qui allait nous servir comme position de retraite sûre et comme base de commandement pour les prochaines semaines, ou mois, que nous allions passer sur ces terres.

Malgré les incertitudes posées par la découverte de ce mystérieux coffret et le manque toujours vivace de notre Lieutenant, nous commençons enfin à consolider les fondements de cette campagne. Bientôt, nous serons en mesure de faire pleuvoir sur les impies notre impitoyable résolution, et de frapper efficacement leurs opérations dans la région. J'ai toujours l'intime conviction que nous prévaudrons, peu importe les embûches qui viendront ralentir notre progression. La Lumière nous guide, et puisse-t-elle continuer de le faire pour ce que l'avenir nous réserve.

Honneur et Pureté.


Gardien Lawrence Nerestang


Dernière édition par Edgar H. Dawn le Dim 22 Oct 2017, 00:15, édité 1 fois
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Re: [Journal] Expédition en Lordaeron

Message  Edgar H. Dawn le Dim 22 Oct 2017, 00:14

Entrée numéro six, rédigée dans les Montagnes d'Alterac, Tour de Gibet.


Malgré la présence néfaste du phylactère à quelques mètres de nos couches respectives, la première nuit dans la caverne stérile fût reposante pour les nerfs comme pour le moral des troupes. C'est ce que je remarquais sur les visages de mes pairs, en tout cas. Le feu artificiel embrasé par la Sorcière Pourpre, pour réchauffer nos corps transis par le froid, était comme l'âtre accueillant d'un foyer pour certains d'entre nous. Un concept qui m'avait toujours échappé, mais qui me devenait de plus en plus intuitif. Bien que je reconnaisse les avantages d'un groupe aux esprits ragaillardis, le confort, aussi primitif soit-il, ne devait jamais prendre le pas sur les devoirs. Après deux jours passés à consolider notre implantation, nous fûmes une partie à prendre la route vers le Nord-Ouest. Le village de Strahnbrande était notre destination. Selon des rapports réprouvés obtenus à la Tour de Gardefange, il y avait dans cette bourgade en ruines une activité de non-morts curieusement agités, potentiellement dirigés par un nécromancien renégat. Pour en avoir le coeur net, il fallait s'y rendre par nous-mêmes. Nous progressâmes sous le flot incessant de la neige. Il en aurait fallu bien davantage pour nous freiner. Très rapidement, à la croisée de plusieurs chemins, les contours d'une vieille tour branlante se dessinaient dans l'horizon brumeux. La Tour de Gibet. Grâce aux rapports de l'ennemi, nous savions qu'une garnison de nécrogardes y était postée. Pour atteindre notre destination finale, il était nécessaire de prendre le contrôle de cet emplacement stratégique et d'y soustraire ses maudits occupants.

Plus nous approchions, et plus la façade sud de la Tour semblait délaissée. Dans le lointain, des bruits métalliques de l'acier contre l'acier, et la vibration des cordes tendues à l'unisson, nous parvenaient malgré l'épais blizzard qui s'était levé. La Providence semblait nous sourire, et la Lumière nous guider.
Nous investîmes le pourtour de la Tour, en toute discrétion, sous couvert des soufflements glaciaux et des échos de la bataille à proximité. Après quelques tâtonnements maladroits, nous parvînmes à ouvrir la porte de la Tour et à nous y engouffrer. Plusieurs réprouvés, ahuris de constater notre arrivée, nous accueillirent avec le tranchant de leurs lames et le pointu angulaire de leurs traits d'arbalète. Ils furent aisément mis hors d'état de nuire. Depuis les meurtrières, nous eûmes un bref aperçu de ce qui se passait au-dehors : une petite dizaine de réprouvés en train d'affronter, dans un blizzard innommable, une vingtaine de guerriers squelettes, identiques à ceux que nous avions déloger de la caverne stérile. Et puis, au loin, la présence macabre d'un immonde nécromancien. Même dans la distance, nous pouvions apercevoir son curieux bâton, le bois surmonté par un crâne humain. Dans le tourbillon incessant, nous pouvions entendre des murmures dans le vent, comme les premiers tons d'une sinistre promesse. La bataille prit rapidement fin à l'extérieur, et les combattants squelettes approchaient de la Tour dans un concert de craquements sordides. Nous les attendions, à la recherche d'une solution pour se prémunir contre leur assaut imminent. Ils furent trop rapides, cependant, et déjà le flot osseux et décrépi inondait notre abris de fortune depuis la porte d'entrée. Nous repoussions les premiers, avant de nous mettre à couvert pour laisser filer vers eux un tonneau rempli d'essence, sur l'initiative audacieuse de l'Aspirant O'Connor. D'un claquement de doigt, la Sorcière fit exploser le tout. Et les squelettes furent réduits à néant. Des archers diablement efficaces faisaient pleuvoir, à travers les meurtrières et les embrasures de cette vieille tour en décomposition, les traits mortels de leurs flèches. Nous nous pensions piégés, et incapables de déterminer quel était le nombre exact des ennemis restants. Ma plus grande appréhension était dirigée à l'encontre du nécromancien, et je ne pouvais que deviner le sort qu'il nous réservait. Avant même que je ne puisse ordonner de quitter la Tour pour affronter ces adversaires dans le pourtour de l'édifice... Le nécromancien fit une entrée parfaitement imprudente, contre toute attente. Sans surprise, il fut pourfendu et défait de manière rapide et implacable. Visiblement, il nous avait sous-estimé. Les archers dans son sillage furent abattus dans la foulée, beaucoup moins téméraires en l'absence de leur maître. Et le calme retomba dans la vallée, nous laissant seul avec le sifflement aigu du vent et les derniers flocons du blizzard qui perdait progressivement de son intensité. Certains d'entre nous étaient persuadés d'avoir aperçu un second nécromancien, qui aurait pris la fuite vers Strahnbrande. D'autres, assuraient qu'il n'y avait en avait eu qu'un seul, et qu'il gisait à nos pieds. La Sorcière Pourpre proposa d'effectuer une divination, mais rien de bien clair n'en sortit. Si ce n'était qu'une puissance incommensurable résidait dans le village abandonné, et qu'il y avait de grandes chances qu'elle nous attende. Une liche, pensèrent certains. A la recherche de l'artefact en notre possession. Quoi qu'il en soit, nous avions subi des dégâts, et la juste chose à faire était de nous installer dans la Tour et y passer la nuit. Ce que je décréta. Et ce malgré la volonté évidente de quelques uns dans l'escouade de poursuivre notre avancée. Une telle chose n'était cependant pas concevable, militairement parlant, alors je les réduisis au silence.

Même si je les comprends, au fond.
Je comprends leur enthousiasme et leur volonté d'en découdre. Seulement, ils ne réalisent pas à quel point je lutte contre ma propre nature. Cet instinct qui me pousse irrémédiablement vers l’avant. Tous mes sens, hérissés comme les poils d’un loup sauvage, me dictent de poursuivre ma proie. De ne laisser aucun répit au Mal. J’ai survécu seul pendant des années en suivant cette logique. Pour autant, les choses sont différentes à présent. Plusieurs vies reposent sur mes choix, mais pas uniquement. La réussite de cette glorieuse entreprise dépend des conséquences qui découleront de mes décisions. Alors je résiste à cet instinct primaire et bestial. Je puisse toute la raison qu’il y a en moi, afin qu’elle endigue les vagues houleuses de la passion dévorante. Mais elles ne me submergent plus. C'est à peine si je ressens leur écume salée venir fouetter mon visage. Je sais les dompter, comme l’on apprivoise une bête sauvage et indisciplinée.

J’en suis désormais capable. La Lumière m’apporte cette certitude. Avant tout cela, la haine et le désir sourd de vengeance rongeaient mon âme comme un chancre.
Il n’y avait rien d’autre dans mon cœur, et seuls les principes acquis dans ma jeunesse me permirent de vivre une existence régie par une passable droiture, et de résister aux sirènes de la pure vilénie.
Je pensais faire le bien autour de moi, mais cette pensée n’était que le fruit de mon aveuglement. Combattre le mal et faire le bien sont deux choses distinctes. A l’époque, je n’en avais pas la moindre conscience. Je me levais avec la fureur froide de l’ange vengeur. Je maudissais le soleil ardent, les étoiles froides, les lunes moqueuses et le soufflement bruyant du vent. La vie, et toutes ses composantes, n’avaient plus trouvé d’importance depuis le massacre des miens, il y a fort longtemps.  Et ce funeste évènement me servit d'excuse, des années durant, pour justifier la plus critiquable soif de sang.
Ces passions ordinaires m’ont joué des tours étranges, et je n’ai pas toujours été aussi serein avec moi-même que je ne le suis aujourd'hui. Ces mêmes passions auraient pu prendre des proportions monstrueuses lorsque je n’y prenais garde… Et dans cette brume de rage écarlate, bien souvent ai-je failli sombrer dans la plus infâme des passes. A deux doigts j’ai été de franchir le point de non-retour. Il aurait suffi d’une brise fugace pour me pousser dans les bras du vice, et que serais-je devenu alors ? Parfois, je me le demande. Et je m’interroge encore. La colère finit irrémédiablement par se transformer en haine. Et puis la haine en démence. A partir de cet instant précis, le champ des possibles fait froid dans le dos. J’ai vu des hommes bons et justes sombrer dans la folie la plus néfaste. Aveuglé par l’émotion, des sentiments propres à leur égo. Maintenant je comprends.

Mais je m’égare. Et je suis conscient que le but de ces entrées n’est pas de relater la moindre mes pensées. Il se peut que je les retire, éventuellement. Et personne d'autre ne les lira. Toutefois, cet exercice m'est nécessaire, et l'inspiration me vient comme une fulgurance passagère. J'écris, et je ne peux m'arrêter que lorsque cette pulsion faiblit. Il se peut que j'arrache ces pages avant notre retour, et que personne ne les lise. Mais l'exercice est essentiel. Il me recentre et me canalise. J’ai longtemps tenu un journal, seul témoin de mes errances solitaires. Et l’habitude de coucher mes pensées sur le papier, c’est une habitude qui ne vous quitte pas. Je ne sais pas encore si nous reviendrons. Ma seule certitude est que nous vaincrons. Si quelqu’un est en mesure de lire ces lignes, je lui demande de pardonner mes distraites élucubrations. Elles ont toujours été pour moi un moyen d’exorciser mes démons.

En attendant la poursuite de nos périples, je prie pour que la Très Sainte veille sur nous, et qu'elle nous insuffle la force de triompher des immondices qui, dans l'ombre, nous attendent et nous épient. Car je sens leurs yeux malins et vicieux posés sur nous. Ils nous observent. Je le sais. Qu'Elle nous guide à travers la pénombre, et nous trouverons le chemin de la Lumière.


Gardien Lawrence Nerestang


Entrée numéro sept, rédigée à la Tour de la Fourche du Gibet.


En cet après-midi du 27.09.37, le corps armé de la Phalange fut rassemblé devant le Gardien pour la définition des objectifs du jour et la harangue. Ceci fait, nous marchâmes sur Strahnbrande (se référer à l'enregistrement cristallin pour l'historique de cette cité) firent la première rencontre de cette journée, en la personne d'un humain visiblement contrôlé par une puissance encore plus noire. Le dialogue porta essentiellement sur un accord qu'il souhaitait proposer à la Phalange, qui était hors de tout propos et dont la réponse négative fut matérialisée par l'estramaçon de la Templière Pleasance Hargreaves en travers de son corps.

La liche se manifesta par la suite par l'invocation de squelettes en un nombre si grand qu'il devait nous écraser. Mais la ligne fut tenue et l'ignoble aberration contrainte de se montrer sur le champ de bataille.

Le combat fut long et atroce : ses javelots de glace fauchèrent d'abord l'Aspirante Destrée Elarmand, puis l'Aspirant Declan O'Connor et enfin l'Aspirante Eldreith Mordingard - puisse la Lumière les garder dans sa paix miséricordieuse -, et manqua de peu de tuer le Gardien Lawrence Nerestang et la Templière. Nos soigneurs n'étaient pas en reste et leurs talents permirent de réchapper à ce massacre. La liche fut finalement vaincue, mais le bilan fut terrible, trois morts et des blessures parfois profondes, tant physiques que morales pour tous. Du moins est-ce que j'espère. Le retour à la Tour de la Fourche du Gibet fut ordonné, puis à la Grotte Stérile pour rejoindre ceux qui gardaient le phylactère de la liche, l'amer prix recherché visiblement par un certain nombre de factions ici.

J'ignore ce que nous allons faire par la suite, si nous rentrons avec ce poids lourd des trois morts et d'un disparu, si nous trouverons une terre sanctifiée pour donner les dernières gloires à nos défunts mais puisse la Lumière me pardonner d'exprimer ici mes doutes et mes craintes concernant la santé mentale du Gardien Lawrence Nerestang.

Puissent les noms de ceux nous ayant quitté être sanctifiés et jamais oubliés.
Aspirante Gylfie

Entrée numéro huit, rédigée au sein de la montagne d'Alterac, au Fort de sa Grâce d'Althain

Alors que notre repos fut sous l'égide d'une peine et colère immense à la perte de nos compagnons, le Chevalier Nerestang ordonna de plier nos bardas, afin de pouvoir reprendre notre route. En effet, des informations furent transmises par l'Ordre: nous avons de quoi détruire cet objet de malheur qu'est le phylactère. Il nous faut seulement rentrer à bon port, afin que sa destruction puisse être effective.

Corps de nos défunts confrères et consœurs portés par la Templière Hargreaves; le Chevalier Nerestang et l'Aspirant Gylfie, nous prîmes la route vers la Tour, afin de la contourner. Nous étions censés passer à nouveau à côté Strahnbrande, aucun autre chemin ne nous permettant de nous approcher davantage de notre destination. Alors que nous longions la Tour dans laquelle nous combattîmes une horde de squelette, des voix se firent entendre, dans une langue commune. Une tête fit son apparition au sein d'une meurtrière, et peu de temps après, un nain et un Quel'dorei se tenaient devant nous. Le Chevalier Nerestang - sûrement soulagé de voir âme qui vive en ces terres désolées - leur proposa promptement de rejoindre notre troupe, afin de poursuivre la route ensemble. Il est vrai que nous ne pouvons nous permettre d'ignorer le fait que nous sommes en sous-effectif. Le nain accepta sans grande hésitation, tandis que le Quel'dorei disait préférer être solitaire. Néanmoins, en voyant l'enthousiasme de son compagnon de route, il accepta.

Nous reprîmes les pavés ensevelis sous la neige. Alors que nous approchions de l'infâme village où la Liche fut abattue au prix de vies valeureuses, des bruits et mouvements suspects firent s'arrêter la troupe. Un talus de neige avait fait son apparition, sur le côté de la chaussée: de ce dit talus s'extirpa cinq ogres, beuglant aussi fort que leur goitre le permettait qu'ils voulaient "ce qui brille". Le combat fit rapidement rage, la troupe tenant le choc de ses êtres gras. Nous avions le dessus, lorsque la même quantité d'ogres nous prîmes en traître, dans le dos. Dans le lot se trouvait un Sorcier, ogre à deux têtes. Nous commençâmes à lentement perdre l'avantage, lorsqu'une volée de flèche sortant tout droit des collines nous jouxtant vint abattre un, puis deux, puis trois ogres. Avantagés par ces alliés de fortune, nous pûmes aisément abattre les ogres. L'Aspirant Gylfie trancha un ogre; alors que la Templière Hargreaves fit rouler la tête d'un bougre au sol. Le Quel'dorei et le nain furent efficaces, tranchant des abdomens par ci, brûlant des graisses par là. Notre soigneuse, Adranthir, su agir sur les blessés avec efficacité, tandis que le Chevalier Nerestang fit éclater sa rage. La Sorcière Elyth fit exploser le Sorcier qui s'était affronté à elle.

Une fois le calme pesant de retour sur les contrées d'Alterac, les archers inconnus firent leur apparition. Ils se présentèrent comme des envoyés d'Aiglepic, de sa Grâce Kiel d'Althain et sa femme, Cederwynn d'Althain. Ils proposèrent le gîte sous les ordres de ces derniers, sous condition que nous leur laissions le phylactère. Après quelques oppositions et grognements, ils acceptèrent de nous laisser l'objet de malheur, seulement si nous le tenions éloigné du Fort. C'est alors que nous prîmes route à leur côté, afin de rejoindre ledit Fort. Après une vingtaine de minutes de marche, si ce n'est plus, nous arrivâmes face aux propriétaires des lieux. Les respects furent échangés, et le vif du sujet vint rapidement. Sa Grâce Kiel d'Althain questionna alors sur les raisons de nos combats sur des terres proches des siennes. Le Chevalier Nerestang expliqua la situation sans grand mal, invoquant la présence de réprouvés que nous souhaitions condamner au jugement de la Sainte. La discussion dura une trentaine de minutes, et son aboutissement est satisfaisant:
- Nous fûmes logés au sein du Fort, avec l'opportunité de faire retaper nos armures aux forgerons.
- Les sacrements furent autorisés sur la terre de leurs Grâces, afin que nous puissions rendre hommage à nos défunts compagnons.
- Sa Grâce Kiel d'Althain souhaite échanger diplomatiquement avec l'Ordre, afin d'aborder des questions d'ordre économique (marchandise).
- Il proposa de nous ramener à Hurlevent grâce à l'un de ses navires se trouvant chez l'un de ses sujets. 
Auxiliaire Sinead Elyth


Entrée numéro neuf, rédigée au Nid-de-l'Aigle, en les Hinterlands

Nous avions quitté l'hospitalité du couple Ducal ainsi que les terres du territoire Coeur-de-Lion suite à une longue marche. Monseigneur Anderton était venu de sa présence au devant de la Citadelle d'Aiglepic pour nous donner les dernières informations. Il était trop risqué de passer par le mur de Thoradim avec l'objet que nous transportions. Aussi, pour se faire, nous devions longer les monts, non loin du Fort-de-Durn pour bifurquer sur l'étroit chemin qui nous conduirait aux Hinterlands. De là haut, la destination serait le refuge de l'Ornière pour finalement se diriger à l'Est en direction de Blanchelonde ou nous aurions de quoi embarquer grâce à notre laissez-passer que je garde précieusement : Une bague aux alliages dorés avec les armoiries de nos précédents hôtes, l'aigle et le lion.

Ce fût suite à notre arrivée dans les contreforts de Hautebrande, quelques minutes après, et en continuant notre marche que l'Aspirant Kahlan et la Soutien Elyth réussirent à repérer de l'action non loin de notre groupe. Des embusqués agiles déambulaient dans les monticules pointus de terre et les buttes. C'est sans attendre qu'elles ouvrirent le feu. L'initiative me semblait bien hâtive, mais déjà nos deux attentives avaient repéré que le petit groupe se composait de non-morts qui en voulaient probablement à ce que nous transportions. En convoquant la glace, la Soutien Elyth réussi a disperser pour une courte durée les opposants, si ce n'est à en faire retourner quelques uns pour de bon à la terre. Bien vite nos premières lignes venaient à la rencontre de l'ennemi tandis que l'arrière soutenait le tout en se protégeant comme possible des salves de carreaux. Nous bataillâmes avec difficulté contre ces impies au fil des sortilèges que déchainait notre magicienne.

Le régiment adverse n'était pas que de simples combattants relevés, ils avaient reçu un entrainement non négligeable. Mais le plus important ne se trouvait finalement pas devant nous mais au sommet de cette colline. Perchée, une occultiste patientait sagement. C'était ce que je pensais en premier lieu. Elle s'essayait à pénétrer dans mon esprit, petit à petit et sur la durée. Celle-ci réussi à trouver quelques informations avant que je ne la repousse pour de bon. Le plus étrange, c'est que la sorcière ne s'efforçait pas à prendre un quelconque contrôle sur mon mental. Cela lui aurait été bien plus profitable, en l'inespérée chance qu'elle réussisse. Pourquoi fouiller la mémoire ?

Il restait quelques combattants, et la prêtresse au sommet. M'avançant vers elle, j'invoquais la Très Sainte de manière offensive et avec puissance. Rien n'y faisait, elle venait à bout de mes attaques en employant des ripostes identiques en pouvoir et d'aspect, à la seule différence que sa magie trouvait source dans l'ombre ou le vide. Je n'eus pas le temps de déterminer si la non-morte donnait de toute son amplitude pour contrer les assauts.

Finalement et nimbant ses compères d'un linceul ténébreux, ils disparurent tous devant nos yeux pour ne laisser qu'un spectre de fumée volatile que le vent éparpillait déjà bien vite.

Nous voyageâmes jusqu'au Nid-de-l'Aigle, ou la nuit déjà s'installant, nous trouvâmes hospitalité chez les nains y résidant.


Le groupe écope de quelques blessures, surtout dues aux carreaux perçants des archers adverses.


A la lisière d'un pressentiment malsain quelque chose m'intrigue largement. Cette prêtresse avait tout le loisir d'ouvrir le feu, son calme et son assurance flirtait avec l'arrogance, pourtant elle n'en fît rien.



Que la Lumière me guide. Honneur et Pureté.


Templier Hargreaves P.



Dernière édition par Edgar H. Dawn le Lun 23 Oct 2017, 18:38, édité 2 fois
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Re: [Journal] Expédition en Lordaeron

Message  Edgar H. Dawn le Lun 23 Oct 2017, 17:07

Entrée numéro dix, rédigée au Nid-de-l'Aigle, dans les Hinterlands

Nous étions prêts a reprendre la route qui nous mènerait à la maison, à terme. Toutefois un nain marteau-hardi, de ceux qui nous avaient accueillis si aimablement vint nous trouver juste avant le départ. Ils avaient perdu des leurs , capturé par ces barbares à la peau mousseuse de trolls de la région. 
Le Gardien Nerestang, à ma grande surprise, pris l'initiative de les secourir et nous voilà donc partis sur les traces de nos alliés.
Il n'avait pas été difficile de s'y rendre, et l'assaut mené en parallèle par les marteaux-hardis nous avait facilité la tache, faut le dire.
On a commencé a progresser, purifiant ces terres de la présence ennemie, la Lumière elle même appuyant le fait qu'ils étaient plus qu'indésirables sur notre chemin. L'entreprise n'avait pas été bien compliquée, et nous avons pu récupérer une partie des nains, devant hélas laisser quelques uns -la Lumière veille sur eux - entre les mains des renforts qui s'amassaient pour nous foncer dessus. Le repli était donc évident, et le Templier Heargraves nous ramena en lieu sûr, après avoir provoqué une énième fois ces bêtes, telle la figure de proue de notre ordre. Elle était magnifique, et nul n'avait à douter de la terreur qui se lisait dans le regard de ces animaux à deux pattes, hésitant même à venir à notre rencontre. Peut être étaient ils aussi trop diminués mentalement pour parvenir a une stratégie efficace.

Quoi qu'il en soit, nous sommes retournés au Nid de l'Aigle victorieux, et les marteaux hardis nous ont été plus que reconnaissants. Ils mettent d'ailleurs a notre disposition une escorte de deux chevaucheurs de griffons pour nous accompagner dans notre quête.

Honneur et Pureté !

Aspirante Kahlan


Entrée numéro onze, rédigée au sein des Hautes-terres Arathies, Refuge de l'ornière

En début d'après-midi, le Chevalier Nerestang ordonna à la troupe de reprendre la route, afin d'atteindre notre objectif. Ainsi, nous partîmes du refuge offert par les nains. Grâce à l'aide que nous avons apportés à la dernière expédition, nous avons pu avoir un soutien de ces derniers: ainsi, deux chevaucheurs à dos de griffons nous ont accompagné sur la suite de notre périple.

La marche fut longue de plusieurs heures. Tout était calme, une douce chaleur réconfortant nos esprits, dénotant grandement de nos marches dans le grand froid. La nature était vivante, ainsi nous pûmes comprendre qu'aucune magie n'était à l'oeuvre dans la région, nous permettant de poursuivre notre marche à un rythme soutenu tout en gardant un brin de méfiance. C'est alors que nous arrivâmes à un tunnel reliant notre région à celle des Hautes-terres Arathies. Bien qu'il tenait encore debout, le tunnel ne semblait point entretenu et ne fut point emprunté depuis un moment au regard des toiles d'araignées qui jonchaient les murs. La troupe s'engouffra avec méfiance dans ce tunnel.

Encore une fois, la marche fut d'une longueur inespérée, nous n'en voyons point le bout, à en perdre presque espoir: comme si cela était une illusion, et que nous étions tombés dans ce farfelu piège.
Alors que notre patience s'effritait de plus en plus, nous aperçûmes la lueur du jour au bout du tunnel, ce qui redonna une once d'espoir...Mais ce fut un court sentiment. En effet, la lumière qui se dégageait du tunnel était étrange, comme si elle était troublée. Alors que nos pieds se posaient vers l'entrée du tunnel, une traînée de flèches s'élancèrent vers nous, blessant l'un des notre par la même occasion. L'ordre fut donné de se plaquer contre les murs, afin d'éviter une seconde salve... C'est alors qu'un bruit de roulement attira notre attention: derrière nous, du tunnel, roulait un tonneau à l'aspect verdâtre étrange. Il s'agissait, ni plus ni moins, qu'un tonneau de peste. Les réprouvés, quand bien même cela puisse être surprenant, ont eu un éclat d'"intelligence" en nous tendant un piège. Alors que le tonneau s'approchait de nous, j'ai pu lever un champ de force arcanique afin de bloquer l'avancée du tonneau, en précisant que je ne pourrai tenir longtemps ledit champ de force. Le Templier Hargreaves et le Chevalier Nerestang ont alors donné l'ordre aux autres de sortir du tunnel au plus vite, tout en se cachant à la sortie pour éviter d'essuyer une nouvelle salve de flèches. Sans grand problèmes, la troupe a pu s'extirper du tunnel, ainsi que moi-même. Le tonneau - une fois le champ de force disparu - a reprit sa route en roulant lourdement, le bois laissant extraire des effluves de la peste. C'est alors que nous aperçûmes au loin une Prêtresse des Ombres, la même qui fit usage d'une sorte de contrôle mental sur le Templier Hargreaves il y a deux expéditions.

Le combat fit éclat: les réprouvés aux boucliers s'élancèrent sur notre première ligne, alors que les arbalétriers firent pleuvoir les carreaux sur nous, même si la plupart des projectiles firent échec en étant déviés sur les armures de nos confrères et consœurs en plaque. Alors que nos soigneurs et prêtres invoquaient la Lumière afin de panser nos plaies, ou pour châtier nos ennemis, le sol à leur pied s'imbibait d'une étrange couleur violette...Rapidement, une "éruption" d'Ombre s'expulsa de sous leur pied: la Prêtresse des Ombres était à l'oeuvre. Heureusement, nos confrères et consœurs ont pu- à chaque fois - se mouvoir assez rapidement pour éviter de gros dégâts par cette magie impure. Nos alliés chevaucheurs nains furent redoutables, abattant la plupart des tireurs réprouvés, ainsi qu'un ou deux réprouvés au corps à corps. Malheureusement, l'un des griffons fut tué. Alors que la troupe ennemie se réduisait en nombre grâce à nos suppliques envers la Sainte, la Prêtresse des Ombres fit jaillir un rayon du vide conséquent sur ma personne, me faisant perdre l'auriculaire droit, me trouant la cuisse par la même occasion: là n'est pas le pire. En effet, le rayon du Vide poursuivit sa route jusque dans la colline à laquelle je tournais le dos, le Vide grignotant dangereusement la roche en y formant un trou gigantesque. Alors qu'il ne restait plus que cette maudite Prêtresse, une Rôdeuse des Ombres fit son apparition derrière la Prêtresse Kahlan, lui plantant une dague dans le dos profondément. Le confrère Harold frappa brutalement la Rôdeuse, alors que la consoeur Gylfie tentait également de la maîtriser: mais la Rôdeuse apparut derrière notre confrère nain, tentant de le frapper mais en vain: mais par la même occasion, elle éjecta une dague, qui se planta au milieu du torse d'Adranthir. Fou de rages, l'Ombre révulsant mes confrères et consœurs, la Rôdeuse des Ombres fut transpercée par Ieralwen, puis brûlée, avant de rendre son dernier souffle.

La Prêtresse des Ombres, quant à elle, fit usage de deux contrôles mentaux, sur la consoeur Gylfie et le Templier Hargeaves: elles furent possédées, et ont tenté de nous attaquer. Un contresort a permis de libérer le Templier Hargreaves de son contrôle, sans qu'aucun coup ne fut échangé. Néanmoins, ce ne fut pas le cas de Gylfie: alors qu'elle s'apprêtait à abattre inconsciemment Kahlan, celle-ci fut sauvée par deux boucliers lumineux de protection. Grâce à ceux-ci, et à la Lumière pure qui s'en dégageait, la consœur Gylfie fut libérée de l'emprise de la Prêtresse, qui s'était volatilisée peu avant.

Bien que ce fut un rude combat, nous sommes tous en vie: certes blessés, mais la Lumière est toujours avec nous.
Je le jure devant la Sainte: la Prêtresse des Ombres le paiera, et sera châtiée.

Auxiliaire Sinead Elyth

Entrée numéro douze, rédigée le 22.10.37, Refuge de l'Ornière.

Étaient présents :
- Templière Pleasance Hargreaves ;
- Gardien Lawrence Nerestang ;
- Soutien Dereliore Ieralwen ;
- Aspirante Berra Adranthir ;
- Aspirante Eirin Kahlan ;
- Aspirant Harold Klaïss ;
- Aspirant Boldrim Percétain ;
- Aspirante Gylfie.


Ordre fut donné d'aider les défenseurs du Refuge contre une incursion de réprouvés sur un site voisin, une ferme sans grandes défenses. Ces mêmes défenseurs étant déjà pris à parti par une autre embuscade, il nous revint de mettre un terme à la menace morte-vivante et de sauver les civils innocents.

La situation était comme telle : une douzaine de cavaliers réprouvés, armés de fusils et d'épées, qui combattaient sans honneur les trois derniers défenseurs armés du lieu, dans les champs, tout en ayant lancé un départ d'incendie dans la grange où s'étaient réfugiés les civils. Le groupe ennemi était dirigé par un cavalier plus important, qui se révéla être un Chevalier de la Mort. Nous dûmes attendre qu'ils se lassent de leurs massacres, puisque fuyant comme des lâches dès lors que nous portions le combat contre eux. Le duo que je formais avec l'Aspirant Harold Klaïss attira immanquablement l'attention du Chevalier de la Mort, car nous avions décidé de secourir les civils acculés. Finalement, les réprouvés furent défaits les uns après les autres et les forces de nos soigneurs et lanceurs de sorts rudement entamées.

Le bilan est lourd, seulement un tiers des civils a survécu à cette attaque d'une ampleur inégalée selon les dires de certains d'entre eux et nos blessures furent en nombre. La grâce de la Lumière intervint même pour sauver nos plus graves blessés. L'un des ouvriers de ferme a manifesté sa volonté de nous suivre et de faire sien notre mode de vie et nos convictions. Interrogé pendant ses soins par la Templière Pleasance Hargreaves, le jeune Valerius Hearn fut par la suite accepté dans nos rangs.

Louanges à la Lumière d'avoir placé sur notre chemin une nouvelle âme pleine de vitalité et d'envie d'apprendre. Notre chemin a beau être encore long jusqu'à ce port, mais ne le craignons pas, car il se raccourcit de jour en jour.

Aspirante Gylfie

Entrée numéro treize, rédigée à Dun Modr, Paluns.


L'ordre fut donné par le Gardien Nerestang de lever le camp, alors que nous nous trouvions au Refuge de l'Ornière.
En effet, nous abusâmes suffisamment de l'hospitalité de la Capitaine dudit camp: il était temps de reprendre route afin d'atteindre notre but. En notre présence se trouvait le jeune homme Valerius Hearn, et il fut ordonné par le Templier Hargreaves de le protéger et l'aider comme un frère de l'Ordre, ce que nous voulions faire sans même que l'ordre ne fut prononcé. Ainsi, la troupe s'en alla du Refuge de l'Ornière, sans oublier de remercier et de souhaiter courage aux habitants du camp de fortune.

Les premières heures de marche furent calmes, une douce brise apaisant les pensées négatives qui pouvaient traverser l'esprit de chacun. Alors que nous passâmes à côté d'un lac, des tambours de guerre se firent entendre au loin. Nous reconnûmes aisément l'origine de ces tambours particuliers: en effet, il s'agissait de tambourinements semblables à ceux des trolls qui furent rencontrés durant les périples solitaires de quelques uns d'entre nous. C'est pourquoi nous pressâmes le pas, afin d'éviter de tomber sur le chemin de ses barbares.

Alors que le pont reliant les Hautes-Terres Arathies aux Paluns se faisait voir au loin; alors que nous passâmes sous une arche en pierre; des hurlements féroces et des grognements animaux se firent entendre derrière nous. Lorsque nous nous retournâmes, nous vîmes une vingtaine d'orcs chevaucheurs de loups aux crocs acérés foncer droit vers nous. Il y avait deux solutions: je proposa de nous diriger vers le pont en bois qui se trouvait non loin, et de couper les cordes une fois ledit pont dépassé pour bloquer la route aux orcs. L'ordre fut néanmoins donné d'affronter ces bêtes abominables. Alors que je devais frapper les orcs s'ils fonçaient vers nous, ils s’arrêtèrent néanmoins à l'entrée du pont. Les archers ennemis ont - en vain - tenté de nous atteindre avec leur flèche: aussi inutiles que leur existence. Alors que nous tentions de savoir que faire (reculer vers le pont, ou aller vers eux), des bourdonnements se firent entendre à notre dos. Alors que nous nous retournâmes, nous vîmes des réprouvés chevauchant de gigantesques chauve-souris voler haut dans le ciel, s'affaissant de plus en plus vers nous. Sans laisser le temps à la troupe de réagir, les arbalétriers réprouvés - perchés sur leur chauve-souris - visèrent notre emplacement. Des carreaux auront tout droit filés vers nous, blessant les soigneuses Kahlan et Adranthir, ainsi que moi-même. L'ordre fut donné par le Gardien Nerestang de se replier vers le pont en pierre menant aux Paluns, alors qu'au même moment les orcs - alors jusque là de l'autre côté du ponton - nous ont rejoins; de plus, il donna l'ordre de disperser ces chauves-souris. Ainsi, une explosion d'arcane aura réduit leur effectif. Malheureusement, le Templier Hargreaves, les soigneuses Adranthir et Kahlan furent restées en arrière, encerclées par des chevaucheurs orcs. Le reste de la troupe se trouvait près du pont en bois, mais celui-ci fut brûlé par un chevaucheur réprouvé: il s'agissait d'un Sorcier manipulant la magie gangrenée.

Le combat fut acharné. Le jeune Valerius fut gravement blessé par l'un des orc chevaucheur, alors que Percétain se fit cibler par le Sorcier réprouvé suite à une réponse violente de la Sainte de sa part sur nos ennemis. De l'autre côté du terrain, le Templier se donna corps et âme pour défendre Adranthir et Kahlan, alors que les orcs cherchaient à extirper le phylactère des bras d'Adranthir (heureusement, en vain). Le Sorcier fut désarçonné par l'une de mes explosions d'arcane, sa chauve-souris le faisant tomber au sol. Nous le crûmes mort par mes flammes et la Lumière de Percétain, bien qu'il hurla des propos incohérents avant de rendre son dernier souffle. Pendant ce temps, les orcs perdaient peu à peu l'avantage, même si des blessures sont à déplorer de notre côté. Alors que nous reprenions clairement l'avantage, le ciel se fit subitement plus sombre: relevant nos têtes, nous vîmes une météore suintant de magie gangrenée s'écraser au sol... C'est alors qu'un infernal immense fit son apparition. Les orcs, visiblement mécontent de ce tour du Sorcier, s'en allèrent en laissant en paix le Templier et les deux soigneuses. L'infernal - fort heureusement - ne fit pas énormément de dégâts en général: néanmoins, la consœur Gylfie fut brutalement projetée contre un rocher en tentant d'esquiver l'infernal, subissant de lourds maux. Puis, une vive Lumière nous aveugla... Avant qu'une percée de Lumière intense fit exploser l'infernal en milles-morceaux. Alors que je cherchais la provenance de ce miracle, le confrère Klaiss était immobile de son côté, yeux luminescent: son aura était également vive, jamais n'avais-je vu quelque chose d'aussi fort. Tout du long, des nains de Dun Modr nous auront prêté main-forte: ils vinrent à nous lorsque le combat fut fini.

Nous reprîmes la marche, accompagnés des nains, et nous traversâmes l'immense pont en pierre. Alors que nous arrivâmes à Dun Modr, le Capitaine de ce petit fortin fut d'abord peu enclin à nous recevoir "chez lui", surtout en présence du phylactère. Après discussion, il accepta néanmoins de nous laisser quelques bardas supplémentaires, pour que nous puissions monter notre camp. Il donna également le conseil de reprendre notre route jusqu'à Menethil, et d'éviter notre trajectoire initiale: si les réprouvés voulaient le phylactère, ils auraient davantage de facilité à nous avoir sur notre trajectoire initiale qu'à Menethil.

La Sainte est avec nous, et j'espère sincérement qu'aucune autre perte ne sera à déplorer dans nos rang pour notre retour.
Honneur et Pureté.

Auxilaire Sinead Elyth

Entrée numéro quatorze, rédigée au Port de Menethil, Paluns, octobre 37

Après avoir profité de la relative hospitalité du capitaine de Dun Modr - dont je salue une nouvelles fois les braves citoyens -, le Gardien Nerestang donna l'ordre de reprendre notre route à travers les marais.

Nous remballâmes donc notre barda, nous assurâmes de l'état de l'Artéfact, et nous commençâmes à redescendre la route vers les tourbières des Paluns. L'escapade dura, évidemment, un temps certain. Plusieurs heures dans l'humidité lourde, l'odeur relativement désagréable des marais et les insectes éprouvaient visiblement le moral de mes frères et sœurs d'albâtre. Personnellement, non, mais ça ne compte pas. Finalement, la Lumière m'a gracieusement permis de revoir mon pays après mon départ de la mi-août. J'étais donc assez heureux de fouler à nouveau les pavés des Paluns, de retrouver ces bruits, ces odeurs et cette humidité si particuliers.

Finalement, nous fûmes attaqués une première fois, bien après avoir passé le Pont du Gnoll Vert, un peu avant l'ancien campement du prospecteur Whelgar. Tout un groupe de murlocs, visiblement commandé par un naga, sortis de la fange, sans que l'on sache trop pourquoi. J'ai d'abord cru à une simple attaque comme cela arrive -malheureusement- souvent aux commerçants et autres voyageurs du coin. Notamment à ce bon Ruik Fermente-Haleine et son manque de chance légendaire. Enfin, c'est sûrement ses habituelles cargaisons de boudin de Thelsamar qui attirent les murlocs. Ou les autres créatures. Peut-être. On les comprend, d'une certaine manière. De toute manière, ces sauvages posent en général moins de problèmes que par le passé, et la Providence nous souriait aujourd'hui. Ils furent bien vite terrassés, mais leur meneur s'enfuit plus loin dans le marais. C'était tout de même particulièrement louche, d'autant que les nagas sont des créatures bien plus intelligentes. Ce seraient d'anciens elfes de la nuit maudits par leur déesse pour avoir cessé de la prier. Que l'on retienne bien leur leçon aussi, car cela vaut aussi pour les Fils et Filles de la Lumière. Ne cessez jamais de la prier, ou il vous arrivera de sérieuses bricoles !

C'était louche, donc. Mais nous avons poursuivi vers Menethil, comme prévu.

Un peu avant le Pont du Couchant, à la croisée des routes vers Menethil et Dun Bael, l'spirant Klaïss commença à se comporter un peu bizarrement, beaucoup trop méfiant envers l'Artéfact et souhaitant, de façon très insistante, l'avoir sous sa garde. De son côté, l'Aspirante Adranthir, qui tenait le sac contenant le fameux artéfact, ne souhaitait pas s'en détacher, et semblait comme passive, légèrement déphasée. Les esprits commencèrent à s'échauffer entre plusieurs membres de l'Ordre avant que les murlocs, accompagnés de plusieurs guerriers nagas et d'une sorcière (naga elle aussi) ne nous attaquent. Juste avant, un son strident et plutôt effroyable retentit dans les alentours, provenant de toute évidence de notre cargaison infernale. Comme cité précédemment, Adranthir et Klaïss se comportaient de façon plus que suspecte, chacun à sa manière, et l'Artéfact en était de toute évidence la source. Il brouillait quelque peu leurs esprits, rendant l'un étrangement avide de l'objet en question, l'autre plutôt passive.

Par la Lumière, nous n'avons compté aucune perte déplorable. Certain(e)s ont seulement été bien blessés, même s'ils sauront s'en remettre. Le combat dura de longues minutes, mais nous fûmes victorieux. Les deux aspirants reprirent justement leurs esprits une fois cette victoire obtenue, et malgré nos blessures et notre fatigue, nous repartîmes directement vers Menethil, sans rester plus longtemps au milieu du marais.

Une fois arrivé en ville, le Gardien Nerestang parvint à tomber sur un certain Djacsonne, comme il veut qu'on l'appelle. Il est second à bord du Vent-d'Orage, commandé par un certain capitaine Cotonne. D'après ce que j'ai pu comprendre, cet homme et son bâtiment sont en relation avec la Phalange. Une bonne relation, par ailleurs. Djacsonne nous assura qu'il parlerait avec son capitaine de la possibilité de nous débarquer à Hurlevent. Ils transportent des marchandises, aussi ils ne vogueront pas très vite et nous devrons nous serrer quelque peu. Qu'importe, au vu de nos conditions générales de vie depuis que je suis tombé sur mes Frères et Sœurs en Alterac. Le brave capitaine ne devrait normalement pas y être défavorable, et nous pouvons quasiment considérer que nous serons dans quelques semaines à la Cité Blanche. J'en profiterai certainement pour revoir certaines bonnes connaissances à la Cathédrale, ainsi que pour manger à nouveau des côtes de loups à l'hurleventoise.

C'est donc, à moins de nouvelles péripéties, ainsi que se termine la quête de la Phalange d'Albâtre qui l'amena dans le Nord. C'était un véritable plaisir et honneur pour moi de les assister, et je pense sincèrement que je continuerai de le faire pour la suite. Au mieux, ce sera dans leurs rangs, au pire, ce sera via des aides matérielles que la Communauté de Dun Bael leur fera parvenir, quoique pourrait y redire notre bourru bourgmestre.

Vive la Phalange d'Albâtre. Honneur et Pureté !  

Aspirant Barim Percétain
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Re: [Journal] Expédition en Lordaeron

Message  Edgar H. Dawn le Jeu 26 Oct 2017, 02:24

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Re: [Journal] Expédition en Lordaeron

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